LA FRANCE QUI VIENDRA…

Posté par yvangavoille le 22 août 2013

 

La Grande Alliance

CRRIA de Bordeaux (Comité de Résistance, de Réflexions, d’ Interpellations et d’ Actions)

LA FRANCE QUI VIENDRA

Mai 2012 à ce jour,  quel bilan !

 

Bilan de mensonges, de veuleries, de tragédies, d’ épouvantes en fuite, de morts inutiles, et surtout, dominant l’ accumulation

de toutes les disparitions matérielles et morales, bilan d’ incompréhension.

 

Des faits, par avalanche, démontrent au-delà de l’ aveuglant qu’ il n’ a pas été permis à notre

population d’ interpréter l’effondrement de la force française à la lueur de la réalité.

 

Désaxée hors de toute raison par les hommes qui prétendent la guider, l’ opinion publique a été une fois de plus

aiguillée sur la mauvaise route.

Elle n’ a pu se fier à des hommes qui démentent trop souvent, dans leurs conversations privées et par leur propagande

personnelle, ce qu’ ils ont dit ou écrit en public.

Réticente, craintive, la masse de la nation a laissé passer les unes après les autres toutes les bouées

de sauvetage. Elle se refuse à faire le grand examen de conscience auquel les circonstances la convient.

Elle se bouche les oreilles pour ne pas entendre le coup de tonnerre de son chemin de Damas.

Depuis 1940, elle s’ est enlisée dans un delta de remous et de fermentations.

Les décennies écoulées n’ ont servi qu’ à démontrer nos divisions, nos capacités, le caractère momentanément amorphe

du peuple et l’ erreur d’appréciation de certaines réactions avortées. Loin de nous relever, nous avons continué à nous amoindrir.

 Des réformes sans préparation ont été appliquées sans conviction. Des attaques contre nos anciennes-colonies,

attaques lâches et traîtresses, n’ont pas toujours occasionné des réactions vigoureuses. Bien mieux, certains n’ ont pas

craint d’ y applaudir et d’ en tirer prétexte à des trahisons personnelles. Une unité de vue à éclipses,

une direction parfois hésitante n’ ont pas apporté au peuple la satisfaction de se sentir gouverné avec une fermeté totale.

 

Nous apprendrons un jour avec stupeur jusqu’ à quel point les intrigues de Mai 68 ont tenté d’ influencer le dévouement

à la patrie et les décisions d’un homme qui, grand chef de guerre, a dû lutter pied à pied contre des intrigues politiciennes

dont la vulgarité cadrait mal avec son génie.

 

Une telle situation ne peut durer sans aboutir aux pires calamités, sans engendrer des maux plus pénibles

encore que ceux issus de la guerre.

 

En dépit de toutes les oppositions, doit naître la  COMMUNAUTÉ  SOCIALE française, destructrice des castes,

des égoïsmes, des paresses, des indifférences au bien de la patrie et du retour offensif d’ un esprit de religion politique.

 

Dès 1940, et pire encore à partir de 1968, de trop nombreux dirigeants ont consacré leurs efforts à sauvegarder en sous-main,

à la faveur de ce qu’ ils imaginaient être d’ habiles faux-fuyants, la société capitaliste telle qu’ elle est née à la fin

du XVIII ème S. – et par là nous entendons la société parasitaire –

 

2014 verra se déployer au grand jour la révolution sociale dont renaîtra la force française, grâce à la cohésion d’ idéaux

conformes aux nécessités politiques et économiques du XXI ème siècle.

 

Un peuple ne peut être réformé sans un programme. Ce n’ est pas en s’ aventurant dans la brume qu’ il retrouvera

l’ étoile perdue. S’ il est composé d’ êtres normaux, il doit fatalement se détourner de l’ effort  jusqu’ au jour où,

il aura compris vers quelle formation politique il doit se diriger et par quel genre de révolution il y parviendra.

Lire les rubriques sur ce blog:

Elections et Démocratie sont antinomiques »

ainsi que:

 »Le libre arbitre: comment le réduire en peau de chagrin! Conséquences de notre veulerie »

Aucun homme sincère, ayant conscience de sa valeur, et bon manager de cette valeur, n’ acceptera

désormais de se laisser guider par des phrases empruntées aux placards électoraux ou aux comptes-rendus

du gouvernement. A des situations nouvelles et exceptionnelles, il faut des remèdes nouveaux , courageux et dynamiques,

adéquats et pratiques. Plus de contes de la Mère-Grand, plus de bonnes paroles: des actes, et des hommes

pour soutenir ces actes ! Assez de débris de pensées flottant sur tous les courants.

 

Le seul fait qui puisse actuellement acquérir une importance aux yeux de ceux pour qui l’ action compte en première ligne,

c’ est l’ établissement d’ un programme.

Des essais chaotiques de réformes, des tentatives de chartes du travail ou de l’ agriculture, de laïcité,  des traités internationaux

qui ne respectent pas les peuples, enfants nés avant terme, ne procurent à l’ opinion publique que le sentiment très net d’ un

désarroi profond, auquel s’ ajoute le mépris d’ une réaction qui ne s’ est démasquée que pour se ridiculiser.

Il est plus que temps de renoncer à embaumer le peuple dans l’ imbécillité.

 

Il n’ est pas admissible et il ne sera pas admis que la France soit encore dirigée par des coteries partisanes

qui entendent ne rien relâcher de leurs anciennes habitudes égoïstes et qui, bien au contraire, s’ appliquent

à les renforcer.

 

Le sentiment général que nos forces latentes et inemployées doivent se joindre et s’ agglomérer est si vivace que nous allons

assister à la naissance spontanée de comités dans toutes les villes de France, riches d’ espérances, de certitudes et

de données pratiques.

Toutefois, cette constellation de Comités de Résistance, de Réflexions, d’ Interpellations et d’ Actions

– CRRIA – devra être fédérée au sein de l’association  »La Grande Alliance Nationale »

et c’ est tous ensemble que nous répondrons aux questions qui se posent aujourd’ hui dans notre pays, dont la priorité fixera

notre ligne de conduite et d’ actions.

C’ est tous ensemble que nous déterminerons les éléments de base pour reconstruire la France et par quel moyen nous

parviendrons à cet objectif, car le point crucial, c’ est cela:

définir ce qu’ on veut, et comment on le veut.

 

Il ne saurait s’ agir de transmuter la France en un Etat communiste ou socialiste.

Ce sont là deux désignations des luttes électorales d’ autrefois; elles sont périmées à nos yeux.

Le communisme et le socialisme, souvent difficiles à distinguer l’ un et l’ autre, ont en outre le grave défaut d’ avoir, depuis de

trop nombreuses années suscité des luttes, des conflits, des craintes et des déceptions sans nombre.

Le vocable socialisme est une arme émoussée qui n’ effraie plus les réactionnaires, car ils ont eu le temps

de placer leurs hommes de main au sein de ce parti.Il n’ inspire d’ ailleurs pas confiance aux salariés eux-mêmes.

Après avoir suivi avec foi les chefs du mouvement socialiste, ils n’ont récolté que déceptions, misères plus poignantes et

guerres sans honneur.Le fait que quelques militants importants se sont pourvus de grasses prébendes ne justifie pas

le sacrifice et les rancœurs durables imposée à la masse.

Nous ne voulons pas davantage que la France suive servilement le fascisme ou le national-

socialisme.

 Les préceptes et directives sur lesquels l’ ensemble des CRRIA devra réfléchir devront avoir pour but d’ inculquer au peuple

de France l’ idée de sa grandeur, de son honneur, de sa force et des sacrifices qu’ il doit consentir au bien public.

Nous devons concevoir et appliquer, et ce malgré  le diktat de l’ Union Européenne qui dilacère toute initiative prise au niveau

nationale - l’ UE n’ étant pas l’ Europe et encore moins la vraie France-

une formule française, et entièrement française de redressement national, à laquelle tous nos compatriotes puissent se rallier

avec un minimum d’ abandon de leurs conceptions personnelles et un maximum de logique, de raison et d’ équité.

 

Nous devons entendre que tous, tant que nous sommes, nous devons nous plier à des règles de conduite très déterminées

que nous aurons eu l’ intelligence de nous imposer à nous-mêmes afin de pouvoir vivre les uns et les autres

sans heurts, sans haine, unis par cette irréfutable admission que nous sommes tous compagnons de travail et,

lors des moments de relâchement de ce travail, compagnons de joie dans la satisfaction du devoir accompli.

Nous ne sommes pas destinés à vivre en tant que socialistes, agressifs envers tous ceux qui ne sont pas rangés sous leur bannière,

ou comme nationalistes, envieux d’ accaparer à leur profit les revendications d’ un drapeau qu’ ils n’ ont pas mieux défendu que les autres.

 

Nous ne sommes pas non plus destinés à vivre en tant que capitalistes modèle fin XVIII ème,

modifié  XIXème, remodifié  XX ème et  XXI ème siècle:

 Ce type de capitalisme que le philosophe H.Mascure dénonce en le qualifiant de  »crime contre l’ Humanité » !  Et il a raison !

 Non, nous sommes des êtres destinés à vivre côte à côte, à marcher coude à coude, à réussir ensemble ou à périr ensemble.

Le progrès ne serait qu’ un vain mot s’ il n’ avait pas pour résultat tangible celui de nous faire accepter

l’ idée de l’ homme social, c’ est à dire de l’homme qui doit rendre à la société autant qu’ il a reçu,

et en proportion de ce qu’ il a reçu.

 

Il est entendu qu’ une société ne peut accorder à ses membres plus de droits qu’ ils n’ acceptent de devoirs.

 L’ homme social est celui qui sert la communauté avant de servir ses intérêts particuliers, intérêts qui conservent

toute leur valeur et reprennent tous leurs avantages personnels dès que cet homme social a accompli la  »tâche » qui lui est assignée

dans l’ ensemble de la nation.

L’ homme social doit se dépouiller de tout esprit de lucre et de spéculation. Il n’ a le droit de devenir un lutteur que tant qu’ il combat

pour la communauté.

L’ homme social est un citoyen chez lequel les propensions égoïstes sont refoulées au second plan, sa première raison de vivre

étant l’ intérêt général et sa règle de conduite étant l’ observation des lois qui régissent la nation en tant que communauté.

 

Pour obtenir la refonte du citoyen français actuel (terme qui englobe toutes les françaises et tous les français quelque soit leurs

positions sociales respectives), trop indifférent à tout ce qui n’ est pas l’ horizon restreint de sa petite existence, pour transformer

cet être naturellement intelligent, mais dépouillé de la grandeur de son caractère par la pratique des vilénies accumulées pendant

des lustres, il faut établir un programme. Ce programme comporte 4 points principaux:

 

1/ Le premier  est la reconnaissance du principe d’ autorité, lequel ne peut se concevoir et ne peut s’ exercer sans l’ acceptation

de la responsabilité personnelle de tous et à tous les échelons de la hiérarchie. Des sanctions impitoyables doivent consolider

l’ exercice de l’ autorité.

 

2/ Le second  est la conception et l’ application d’ un principe indispensable à la sauvegarde et à la prospérité de la nation

française dans le futur. Il comportera:

 

- L’ élimination des éléments les plus dangereux pour notre pays,

-un contrôle strict des flux migratoires,

- un contrôle sévère mais indispensable s’ appliquera lors de la nomination des directeurs des affaires publiques par le gouvernement:

- Ces directeurs ( magistrature comprise)  ne devront pas appartenir à des clubs très fermés tels que le Bilderberg,

le Siècle, la Franc-Maçonnerie, La Commission Trilatérale, Le Bohemian Club, Le Skull and Bones, etc…

qui se définissent en qualité de think-thank et qui ne sont en réalité que des regroupements d’ intérêts personnels nuisibles

à la communauté;

-de même, la nomination de ces directeurs, français, mais issus des diverses communautés religieuses acceptées et agissantes

sur notre territoire fera l’ objet d’ un contrôle qualitatif et quantitatif renforcé.

 

3/Le troisième porte sur une révision complète des notions que nous avons entretenues jusqu’ ici au sujet des rapports

du travail et du capital.

Quelles que soient les mesures envisagées et appliquées dans les autres pays, on n’ a cherché, jusqu’ à présent, qu’ à réconcilier

le mieux possible les représentants de ce qu’ on considérait comme deux fonctions sociales distinctes, le travail et le capital,

en leur faisant comprendre qu’ ils sont  également indispensables au fonctionnement de l’ Etat et également responsable

devant la communauté. Cette manière d’ envisager le capital et le travail ne correspond plus, selon nous, à la réalité.

Laisser subsister l’ idée du  capital et du travail comme séparés l’ un de l’ autre est une donnée désormais erronée. Le capital ne

représente pas essentiellement la direction et le travail l’ exécution.

Le travail et le capital ne coexistent plus côte à côte, car dans le monde moderne des communautés, le travail seul

englobe toutes les activités,

le capital n’ étant qu’ une des manifestations du travail universel et devant lui être soumis.

Il faut donc élaborer un système dans lequel le travail et le capital ne soient plus qu’ une seul et même nécessité au service

de la communauté. Dans cette conception seule le travail et le capital ne seront plus opposés l’ un à l’ autre mais simplement réconciliés.

C’ est à la condition que le travail englobe le capital que la stabilité sociale pourra se développer.

 Une telle conception n’ a pas encore été exposée au grand jour. Elle le sera dans tous ses détails lorsque le moment opportun de la rendre

publique se présentera.

Elle est en tout cas essentiellement neuve et française dans son essence et dans son esprit.

C’ est là que L’ Etat a un rôle prépondérant, capital à jouer, car jamais les capitalistes d’ aujourd’hui’ hui,

qui sont tous issus des familles capitalistes de la fin du XVIII, n’ accepteront le principe même d’ un

partage équitable;

.

Il est donc indispensable que l’Etat amorce la pompe en décidant de déclencher la mise en oeuvre  du:

 « Plan Marshall pour l’ Emploi – Les Ateliers du dû »

-voir sur ce blog le détail de cette rubrique-

Egalement, je vous invite à vous plonger dans la lecture, sur ce blog,  des rubriques suivantes:

« REFORME FONDAMENTALE DE LA CONDITION SALARIALE OUVRIÈRE »

« LE SALARIE, L’ ENTREPRISE ET LA SOCIÉTÉ: Exploitation, oppression, tyrannie…jusqu’ à quand ? »

 

4/Le quatrième porte sur l’ exigence que pour obtenir la cohésion de tous les éléments de la communauté, les codes

napoléoniens devront céder la place à des lois conçues dans le but d’ affirmer et de maintenir la prédominance de la

communauté sur l’ individu.

Le fatras législatif actuel doit être balayé. Des notions juridiques claires, facilement assimilées par tous,

devront remplacer l’ obscurité de textes périmés.

L’ équité aura le droit de faire entendre sa voix, et nous pourrons alors constater que les lois sont instituées pour aider les

hommes à vivre et non pour les brimer.

 

Autour de ces quatre principes fondamentaux du renouveau français viendront se grouper d’ autres principes découlant des premiers,

tels que:

la suppression totale du capital spéculatif.

-l’ obligation du travail pour chaque citoyen selon ses connaissances et ses capacités.

- les mesures de sauvegarde de la famille et des bien ruraux, dont la multiplication doit être envisagée comme une des bases

essentielles d’ un sain développement de la communauté.

-la liberté absolue de la presse.

 

Un immense scepticisme, concernant la ligne politique suivie par nos gouvernements depuis plus de quatre décennies,

s’ exprime partout en France mais, au fond du coeur, nous entretenons tous une espérance que quelque chose de grand

se produira; pas la guerre planétaire qu’ une certaine oligarchie, démente, souhaite,  mais plutôt :

 -qu’ un changement vers le juste est en marche,

 -que vraiment les culpabilités monstrueuses seront châtiées et que d’ autres coupables, nombreux, se verront dans l’ obligation

de payer à la communauté les dettes qu’ ils auront contractées par leur négligence honteuse ou leurs mensonges criminels.

 

 Nous nous demandons si, par hasard, nous allons assister à des transformations radicales de la volonté

d’ étouffement qui a toujours présidé les jugements de ce genre, et dont la première serait précisément de

reconnaître que la négligence des devoirs d’ une haute charge, que l’ acceptation volontaire de lancer

un peuple dans des guerres qui ne le concernent pas, de le tromper, de le détrousser, et de le jeter,

pantelant, sur les routes sans abris ne sont pas des crimes politiques, mais des méfaits de droit commun

de la pire espèce.

 

Cette révolution nationale peut revêtir deux aspects:

 

1/ Elle peut affecter l’ émergence de décisions successives et de référendums et se développer dans une évolution

calme et digne,

 

2/ ou bien, devant le nouveau déni de justice, devant l’ éternel recommencement des compromissions politiques,

devant le soutien occulte que tous les coupables, ceux qui sont en prison et ceux qui n’ y sont pas encore, s’ apportent

les uns aux autres pour circonvenir le tribunal, devant le fait brutal que le désastre financier, économique et social n’ aura même

pas servi à faire condamner tous les misérables fomentateurs, tous les responsables directs et indirects, dont l’ égoïsme aura été

pesé sur la balance et trouvé plus important que le redressement moral et matériel de la communauté,

devant cette évidence d’ un mauvais vouloir inhérent à un régime qui entend survivre à ses crimes,

l’ évolution se transformera en révolution, dans le sens où ce mot convie l’ idée du sang qui coule

et du peuple qui se venge. Le peuple alors, aura raison de prendre en main ses propres destinées.

 

Qu’ on ne s’ y trompe pas: rien au monde n’ empêchera la transformation de la France en une Communauté sociale,

car il y a des lois psychologique qui sont aussi inéluctables que le sont les lois physiques. La seule question qui puisse

se discuter encore, c’ est de savoir si  la France qui viendra se formera lentement, posément, en fille de la logique,

de la raison et de la générosité naturelle de son peuple, ou si elle s’ imposera dans le tumulte, dans les cris, dans l’ explosion

des rancœurs, dans le hurlement des vengeances et dans l’ odeur de sang.

 

L’ heure est venue de développer ce programme.

 C’ est à dire de créer la dynamique, autrement dit le mouvement qui doit prendre en charge cette révolution :

Pour cela,  La Grande Alliance s’offre en qualité de base logistique, via les CCRIA (Comité de Résistance,

de Réflexions, d’ interpellations et d’ Actions) dont la création rapide et spontanée dans chaque ville de France

est désormais vitale pour l’ avenir de nos enfants et pour le rayonnement des vraies valeurs de tous les pays européens

sur le reste du monde.

 

Contactez nous sur le blog : yvangavoille.unblog.fr (puis cliquez s/pressbookbinder) ou sur Facebook, ou par e-mail: yvan.gavoille1 @outlook.fr

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LE VOILE ET LA MINI-JUPE , QUEL RAPPORT ?

Posté par yvangavoille le 29 mars 2017

TRIBUNE

Le voile, pas plus aliénant que la minijupe, par Esther Benbassa

Par Esther Benbassa, Sénatrice EE-LV du Val-de-Marne, directrice d’études à l’EPHE (Sorbonne) — 5 avril 2016 à 17:21 (mis à jour le 6 avril 2016 à 10:47)
A Paris, en 2005.
A Paris, en 2005. Francesco Acerbis. Signatures

En activant une polémique sur la «mode islamique», la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, oublie que le droit de disposer librement de son corps s’applique à toutes les femmes. Quelle que soit leur confession.

  • Le voile, pas plus aliénant que la minijupe, par Esther Benbassa

LE VOILE ET LA MINI-JUPE , QUEL RAPPORT ?Notre ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes vient donc d’ouvrir une nouvelle polémique sur le voile, prenant cette fois appui sur le lancement en France, par plusieurs grandes marques, de la mode dite «pudique» (modest fashion). En la rebaptisant, à tort, «mode islamique», Laurence Rossignol lui a donné une dimension politique dont nous n’avions nul besoin quand des attaques d’une innommable barbarie ont plongé les Français et les Belges dans le deuil, et quand la haine du musulman, réduit au terrorisme, se saisit de tout prétexte pour se développer. Fallait-il embarquer les femmes musulmanes dans cette dérive ? Laurence Rossignol est-elle «islamophobe» ? Sûrement pas. Ignorante du sujet qu’elle aborde, en revanche, certainement. Ni plus ni moins que tant de politiciens qui préfèrent faire étalage de leurs préjugés et de leurs savoirs périmés plutôt que de se donner la peine de lire quelques articles de chercheurs connaissant assez le terrain pour l’analyser avec rigueur. Quant à ce féminisme de grand-mère inlassablement ressassé, il semble peu en phase avec la vision que les femmes ont aujourd’hui de leur identité.

Lire aussi : Se mettre du côté de celles qui n’ont pas le choix

Que sait Mme  Rossignol de l’islam hexagonal et de sa diversité ? Que sait-elle des femmes musulmanes de la France d’aujourd’hui ? A tenir publiquement des propos de café du commerce, elle ne réussira, au mieux, qu’à renforcer le rejet de la France dans certains milieux musulmans qui n’en peuvent plus d’être toujours mis en position d’accusés. Au lieu de nous délivrer ses leçons de laïcité, madame la ministre pourrait déjà apprendre, par exemple, que tous les musulmans et musulmanes de France ne sont pas des islamistes. Et reconnaître que toutes les femmes qui portent les jupes courtes et les vêtements sexy imposés par la mode (souvent créée par des hommes) ne sont pas non plus spécialement «émancipées».

Nous sommes, nous, femmes, soumises à un diktat, entré profondément dans notre imaginaire, et auquel nous obéissons, le plus souvent inconsciemment, pour plaire aux hommes. Le modèle de séduction imposé reste quasi inaccessible à la majorité d’entre nous. Un modèle d’extrême minceur, plutôt blond, grand, «glamour», contribuant à un «enfermement du corps des femmes» qui n’a rien à envier à celui que Mme Rossignol dénonce quand elle évoque certaines musulmanes. Ne sont-elles pas aliénées dans leur corps même, celles qui sacrifient leur santé par des régimes dangereux, se résolvent à des opérations chirurgicales douloureuses, se condamnent à l’anorexie, et vivent dans la frustration ? Mesurer le niveau d’émancipation des femmes au degré de raccourcissement de leurs jupes, il fallait y penser ! La nudité du corps des femmes comme outil de leur libération ?

Si des marques créent des collections «pudiques» pour des femmes qui, par revendication identitaire ou conviction religieuse, y trouveront leur compte, où est le mal ? Elles risquent même de tenter quelques juives orthodoxes, au moins aussi soucieuses de «pudeur» que leurs homologues musulmanes. La loi de 1905 n’interdit à personne de se conformer aux codes vestimentaires que sa confession ou sa fantaisie lui recommandent. Rien en tout cela n’est contraire à notre législation.

Nul ne niera, dans certains cas de port du voile, la réalité du contrôle social, voire de la contrainte. Mais de là à faire un parallèle entre celles qui, par choix personnel, décident se s’habiller ainsi à ces «nègres américains qui étaient pour l’esclavage», il y a un pas que la ministre n’eût jamais dû franchir. Que sait-elle donc de l’esclavage et de son histoire ? Comment a-t-elle pu justifier l’emploi du mot – intolérable – de «nègre» par l’usage qu’en fit Montesquieu il y a plus de deux siècles ? Sait-elle seulement qu’on ne voit plus aujourd’hui en Montesquieu un penseur anti-esclavagiste, mais un auteur beaucoup plus ambivalent, comme le furent d’ailleurs, globalement les Lumières ?

Nombre des jeunes femmes voilées que nous croisons ressemblent à toutes les jeunes femmes de leur génération, la pratique religieuse en plus. Les marques qui tentent de séduire ce marché n’ont qu’un but : faire de l’argent . Et quand Elisabeth Badinter, dans son interview du 2 avril, venant au secours de la ministre, exige leur boycott, elle ne leur offre rien de plus qu’un sacré coup de pub. Les musulmanes pratiquantes n’auraient donc pas le droit de disposer librement de leur corps ? Et les juives pratiquantes, pourquoi n’en dit-on pas un mot ? Voilà un «féminisme» bien sélectif. M me Badinter déclarait il y a peu qu’«il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe». Qui, aujourd’hui, oserait déclarer qu’«il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’antisémite» ?

Ces polémiques indignes ne font le lit que de la haine. Concentrons-nous sur l’essentiel. Quant à nos ministres et intellectuels germanopratins, une petite promenade hors de leurs ghettos les aiderait sûrement à révoquer en doute quelques-unes de leurs certitudes.

 

 

Voile et mini-jupe: un peu de pudeur Esther Benbassa!

La mini-jupe est un droit, le voile une prescription

Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy
est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Publié le 07 avril 2016 / Politique Société

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Un défilé de mode à Londres en 1997 (Photo : SIPA.00313427_000001)

La mini-jupe et le voile islamique, deux faces opposées de la même aliénation des femmes : alors que la loi scélérate de pénalisation des clients de prostituées vient d’être adoptée, les amateurs de « convergence des luttes » vont adorer la dernière trouvaille d’Esther Benbassa. La bonne blague, se dit-on d’abord par réflexe laïque. D’abord, je n’ai pas de voile dans ma garde-robe. Et puis, j’aimerais que personne ne décide à ma place par qui et comment je me fais aliéner. Entre nous, qu’on me dise quel serait l’intérêt des jeux érotiques et amoureux s’ils ne comportaient une dose, variable et tournante, d’aliénation. Au fond, une société se définit peut-être par les formes d’aliénations qu’elle admet. Il me semble que la nôtre a forgé au cours des siècles un goût pour la séduction qui devrait lui faire préférer la mini-jupe au voile. Chez nous, la coquetterie a pour habitude de narguer les canons religieux, pas de s’y conformer. En France, mode islamique est un oxymore.

Bref, tant qu’à être aliénée, je préfère l’être en me dévoilant qu’en me voilant. Cependant, notre estimable sénatrice écolo parisienne n’a pas tort sur toute la ligne. Le voile et la mini-jupe ont bien quelque chose à voir l’un avec l’autre. D’abord, comme toute fanfreluche, ils parlent de ce que nous voulons être. Mais en outre ces deux fanfreluches-là ont en commun de parler de la sélection des partenaires sexuels. Le voile dit « non-musulman, pas touche ! » tandis que la mini-jupe signifie que tout homme peut fantasmer qu’il a sa chance, pour peu qu’il sache causer aux dames. Attention, cela ne signifie pas que toute femme en mini-jupe soit en quête d’un homme réel. On peut être équipée en mari et/ou amants et aimer susciter le trouble fugace d’inconnus qu’on aurait pu aimer et dont on ignorera toujours le prénom. La mini-jupe parle d’échange informulé, de désir inassouvi, le voile culpabilise le désir.

Le voile, cet uniforme

De ce fait, la mini-jupe fait partie de toute une palette que la coquette fait varier avec ses humeurs, selon qu’elle a ou non envie d’être convoitée. Un jour, elle préfèrera le jean, un autre le tailleur convenable, un autre encore le cuir façon Cruella ou, pourquoi pas, une tenue passe-murailles. Dans mon échantillon personnel et distingué de mini-jupistes, aucune ne pratique quotidiennement. En revanche, on ne se voile pas en fonction de son humeur du moment. Le voile est, au sens littéral du terme, un uniforme. Et il définit, pour les femmes qui le portent, une catégorie d’hommes interdits. L’endogamie est certes un droit – et elle n’est pas l’apanage des musulmans. Avec le voile, elle est érigée en norme sociale. C’est légal, mais déprimant.

Mais le plus important, c’est que la mini-jupe, in fine, dit que c’est la femme qui choisit. Si nous pouvons dévoiler des parcelles judicieusement choisies de notre peau, c’est parce que nous savons qu’aucun homme ne prendra cela pour une autorisation. En conséquence, si nulle ne doit être obligée de porter des mini-jupes, toute femme doit avoir le droit de le faire. C’est qu’en Occident, chère Esther Benbassa, porter une mini-jupe ne signifie pas qu’on est « disponible » pour reprendre le terme des sociologues dénégateurs à propos des Allemandes agressées à Cologne, mais qu’on aime les jeux de la séduction. Si aucune institution, aucun code moral, aucune domination patriarcale n’a jamais cherché à interdire aux femmes de se cacher dans des vêtements informes, alors qu’on a souvent voulu les assigner à la pudeur, c’est bien parce qu’il y a dans la séduction des femmes un potentiel hautement explosif pour les hommes. Dans nos sociétés libérales et civilisées, nous savons domestiquer ce potentiel et nous réservons ses tumultes et la plupart des ses bienfaits à la sphère privée. Les hommes ont appris à vivre avec – et souvent sous – le charme des femmes. Et ceux qui ne l’ont pas appris sont punis par la loi et montrés du doigt.

Nous, les gourdes…

Mais voilà, quand elle entend le mot chiffons, Esther Benbassa sort son révolver. Tout ça, c’est rien que des sornettes de gourde soumise à la volonté des hommes : « Nous sommes, nous, femmes, soumises à un diktat, entré profondément dans notre imaginaire, et auquel nous obéissons, le plus souvent inconsciemment, pour plaire aux hommes. Le modèle de séduction imposé reste quasi inaccessible à la majorité d’entre nous. Un modèle d’extrême minceur, plutôt blond, grand, “glamour”, contribuant à un “enfermement du corps des femmes” qui n’a rien à envier à celui que Mme Rossignol dénonce quand elle évoque certaines musulmanes. » En somme, on est tellement sottes, nous les filles, qu’on fait tout ce qui est écrit dans les journaux. Qu’elle permette à une petite brune à l’accent parigot – pas franchement blonde-grande-glamour et pour l’extrême minceur… j’y suis presque ! – de lui rappeler que l’avantage de ce diktat-là, c’est qu’on peut s’en affranchir et jouer avec les styles, les époques, les chichis et les frou-frous. S’il y a des femmes qu’on oblige à se voiler, les victimes de la mode sont toujours consentantes.

Paradoxalement, alors que notre aimable sénatrice combat le « féminisme de grand-mère » de la ministre de la famille Laurence Rossignol, sur la prostitution, elles se battent à fronts renversés. En effet, si Rossignol a défendu la loi, Benbassa y est opposée. Le rapport entre la condamnation de la prostitution et celle de la mini-jupe peut sembler ténu, il est essentiel. Dans les deux cas, il s’agit d’ériger une norme en matière de désir, autrement dit de se mêler des fesses des adultes consentants. Dans les deux cas, une forme de puritanisme prétend sacraliser le corps des femmes. Ces interventions dans notre existence intime sont autrement plus attentatoires à nos libertés que quelques regards baladeurs.

Néanmoins, pour être agréable à Esther Benbassa, j’ai une proposition. Cette année, les filles, on oublie le voile et la mini-jupe. Toutes en short !

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Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

 

 

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ANTISEMITE ET ANTISIONISTE PAS D’AMALGAME !

Posté par yvangavoille le 29 mars 2017

Pascal Boniface est directeur de l’IRIS, auteur de Géopolitique du sport. Son dernier livre, La France malade du conflit israélo-palestinien, vient de paraître.


FigaroVox: Après les incidents violents qui ont émaillé les manifestations pro-israélienne dimanche 13 juillet, la préfecture de police a engagé une procédure informelle pour interdire une manifestation de soutien à Gaza prévue samedi. La société Française devient-elle la victime collatérale du conflit du Proche-Orient?

Pascal BONIFACE: La société française ne devient pas la victime collatérale du conflit du Proche-Orient, elle l’est depuis longtemps. La reprise des violences entre Israéliens et Palestiniens a provoqué une poussée de fièvre en France, mais que la France soit malade du conflit israélo-palestinien, n’est hélas pas une nouveauté. Aucun conflit extérieur ne suscite de telles passions, de mises en cause si importantes des individus qui prennent des positions qui déplaisent. Des amis de longue date, qui ne partageant pas le même point de vue sur le conflit et ses conséquences en France, peuvent se brouiller. On ne voit ça pour aucun autre conflit.

Quel est votre point de vue sur l’interdiction des manifestations? Celle-ci ne risque-t-elle pas d’être contre-productive?

Si le but est de ne pas opposer les communautés, interdire les manifestations produit l’effet inverse. Ceux qui veulent manifester peuvent avoir le sentiment que le gouvernement répond aux désirs des institutions communautaires juives. Par ailleurs, il y a une atteinte au droit de manifester. Où placer les limites? Faudra-t-il par la suite interdire les nombreuses et variées manifestations de soutien àIsraël? Faudra-t-il interdire les articles critiques sur l’action du gouvernement israélien parce qu’ils seraient censés contribuer à alimenter l’antisémitisme? Le risque est de radicaliser une partie de ceux qui se sentent solidaires des Palestiniens.

La société française ne devient pas la victime collatérale du conflit du Proche-Orient, elle l’est depuis longtemps.

Selon vous, la confusion entre antisémitisme, antisionisme et critique du gouvernement israélien contribue à l’importation de ce conflit en France. Quelle différence faites-vous entre ces différentes notions?

Cette confusion est entretenue par les institutions communautaires et certains intellectuels juifs. L’antisémitisme c’est la haine des juifs, l’antisionisme c’est l’opposition à l’existence de l’État d’Israël. Mais cela n’a rien à voir avec la critique de l’action du gouvernement israélien ou alors des O.N.G. israéliennes, des personnalités comme Abraham Burg, des journalistes comme Gideon Lévysont antisémites. Lorsque l’on critique la politique de Poutine on n’est pas accusé de faire du racisme anti-russes. Brandir l’accusation infamante d’antisémitisme dès que l’on émet une critique à l’égard du gouvernement israélien a pour fonction de protéger ce dernier. L’immense majorité de ceux qui se déclarent solidaires des Palestiniens combattent l’antisémitisme et toutes les formes de racisme, et se prononcent pour la solution des deux États, donc en faveur de l’existence d’Israël.

Vous-même en taxant le HCI d’islamophobie pour ses prises de positions, notamment contre le port du foulard islamique à l’université, n’opérez-vous pas une confusion dangereuse entre critique légitime du communautarisme et racisme antimusulman?

Lorsque l’été dernier le HCI a proposé d’interdire le port du foulard dans les universités, j’ai en effet estimé qu’il préconisait une mesure visant exclusivement les musulmans (on ne parlait pas des signes religieux en général) qui pouvait rallumer une guerre au moment où une majorité s’accordait pour dire qu’il fallait en rester à la loi de 2004 qui ne concerne pas l’enseignement supérieur.

L’immense majorité de ceux qui se déclarent solidaires des Palestiniens combattent l’antisémitisme et le racisme, et se prononcent pour la solution des deux États donc en faveur de l’existence d’Israël

Selon vous, de nombreux Français non-juifs, en particuliers les musulmans, ont le sentiment qu’il y a un «deux poids, deux mesures» dans la lutte contre le racisme et que les actes antisémites font l’objet d’un traitement médiatique plus conséquent que les autres actes racistes. Le risque de votre démarche n’est-il pas de verser dans la concurrence victimaire et de nourrir le ressentiment d’une certaine jeunesse de banlieue à l’égard des Juifs et de la France plus généralement?

Réclamer la fin du «deux poids, deux mesures» dans la lutte contre l’antisémitisme et le racismeanti-musulmans, qu’il s’agisse des médias ou des responsables politiques ne revient pas à nourrir le ressentiment d’une certaine jeunesse de banlieue, mais au contraire à le combattre. Dénoncer une injustice ou une inégalité de traitement est justement la meilleure façon de combattre la concurrence victimaire. Si chacun est placé sur un pied d’égalité, si tous les enfants de la République sont traités de la même façon il n’y a plus de concurrence victimaire et moins d’espace politique pour le ressentiment.

Avez-vous des exemples précis de «deux poids, deux mesures» …

De nombreuses agressions ont eu lieu contre des femmes voilées, qui n’ont pas suscité la mobilisation,qui aurait eu lieu si des hommes portant la kippa avaient été agressés. Il est vrai que présenter, comme le font certains journalistes, le port du voile comme faisant partie d’un complot pour mettre à genoux la République, a contribué à créer un climat malsain…

Quelques lignes dans Libération du 22 Février 2011, on apprend que la voiture et la moto de Dounia Bouzar, anthropologue spécialiste de l’islam, ont été vandalisées. On pouvait lire sur l’un des véhicules «non aux minarets». Un texte était également glissé: «Pour que Colombey les deux églises ne devienne pas Colombey les deux mosquées. Viendra le moment où les islamo-collabos devront rendre des comptes.» Imaginons que la même mésaventure soit arrivée à BHL ou Finkielkraut, cela aurait fait la Une de tous les journaux et toute la classe politique aurait manifesté sa solidarité.

Selon vous, il faut évoquer tous les racismes. Quel est votre point de vue sur le racisme anti-blanc?

Il peut y avoir des arabes ou des noirs qui soient racistes à l’égard de ceux qui sont différents d’eux. Il peut donc y avoir des blancs victimes de racisme. Mais il n’y a pas un racisme anti-blanc puissant, structuré, s’appuyant sur de nombreux textes, se développant sur les réseaux sociaux, relayé par la presse, soutenu par des déclarations d’hommes politiques, etc. Les blancs en France ne font pas l’objet de discriminations.

Vous avez eu beaucoup de difficultés pour faire éditer votre livre. Certains sujets restent-ils tabous en France? Pourquoi?

Nombreux sont ceux qui ont payé un prix fort pour avoir osé critiquer le gouvernement israélien.

Le conflit israélo-palestinien déclenchant les passions, beaucoup de gens veulent se tenir à l’abri à partir du moment où la critiques politiques du gouvernement israélien est très rapidement assimilée à de l’antisémitisme. Beaucoup de gens ne veulent pas prendre le risque d’être étiquetés de façon si infamante.

La presse française est pourtant loin d’être complaisante à l’égard du gouvernement israelien …

Je ne connais pas d’autres sujets qui paraissent aussi risqués pour les responsables politiques et les médias. Je ne connais pas de cas où des responsables politiques , des journalistes, des universitaires, qui se seraient signalés par un engagement profond, voire inconditionnel, à l’égard d’Israël, en aurait subi des sanctions personnelles ou professionnelles. Nombreux sont ceux qui ont payé un prix fort pour avoir osé critiquer le gouvernement israélien. Il est d’ailleurs assez paradoxal qu’en France, il soit moins risqué pour quiconque de critiquer les autorités nationales que celle d’un pays étranger, en l’occurrence Israël. Je connais beaucoup de personnes qui disent être entièrement d’accord avec mes analyses mais ne veulent pas le déclarer publiquement de peur de représailles. Je pense qu’à terme cette stratégie est très dangereuse même si elle peut s’avérer favorable à court terme à la protection du gouvernement israélien.

 

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CONFLIT ISRAELO/PALESTINIEN VU PAR LE FN

Posté par yvangavoille le 24 mars 2017

 Aliot : «Nous n’avons pas à subir les haLouiines héritées du conflit israélo-palestinien»

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FIGAROVOX/TRIBUNE – Louis Aliot répond au chercheur Jean-Yves Camus, qui voyait dans le silence de Marine Le Pen sur les émeutes de Barbès le signe d’un malaise au FN sur la question israélo-palestinienne. Pour le vice-président du parti, la position du FN est claire.

 

 

 

 

 


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Louis Aliot est vice-président du FN, député européen et Conseiller régional de Languedoc Roussillon.


Dans un entretien au Figaro du 22 juillet 2014 le chercheur Jean-Yves Camus s’étonne du silence du Front National sur les événements de Sarcelles et Barbès avec une analyse qui me paraît totalement erronée.

Non, le Front National n’est pas resté silencieux sur ces événements puisque le 19 juillet Wallerand de Saint-Justleader de notre mouvement en Ile de France communiquait sur les émeutes et que Florian Philippot évoquait largement le sujet à la télévision le 21 juillet.

Remarquons d’abord que ces événements se multiplient puisque désormais la moindre manifestation en France se termine par des heurts comme pour le PSG ou la coupe du monde récemment et très souvent dans nos quartiers après des interventions policières. Tout devient prétexte à défier l’ordre républicain français et à semer la perturbation.

Ensuite et en ce qui concerne les attaques de synagogues, afin de bien prendre la mesure du problème posé, dois-je rappeler que nous vivons dans le pays du gang des barbares, de Mérah et que le tueur du musée juif de Bruxelles était aussi un français dans une actualité marquée par l’embrigadement de centaines d’individus à la carte d’identité bien française qui quittent nos quartiers pour aller faire le Jihad. La faute à qui?

Tout le monde sait bien que l’antisémitisme est l’apanage d’islamistes radicaux, de nouveaux convertis ou de binationaux sous influence qui se solidarisent avec des causes étrangères même si heureusement tous les musulmans ne sont pas des terroristes en puissance.

Il est évident que l’effet combiné de l’immigration massive avec le communautarisme a créé les conditions de revendications et de solidarités étrangères qui menacent notre équilibre républicain. Cette implosion du modèle assimilationniste français est aussi la conséquence d’un antiracisme obsessionnel et unilatéral qui a favorisé ce processus. Petit à petit cette intolérance progresse partout et dans tous les milieux jetant les bases d’un possible conflit à venir qui serait dramatique.

Cette implosion du modèle assimilationniste français est aussi la conséquence d’un antiracisme obsessionnel et unilatéral

Nous sommes les seuls à pointer cette menace, et ce depuis des décennies, sous les insultes et les procès de ceux-là mêmes qui s’en inquiètent aujourd’hui. Inutile d’en rajouter, les faits nous donnent aujourd’hui raison et nous apparaissons de plus en plus comme un rempart et une solution.

Sur le conflit israélo-palestinien notre position n’a jamais changé: coexistence de deux Etats indépendants, reconnus et sécurisés. Je fais partie de ces 75% de Français qui ne se sentent ni israéliens, ni palestiniens et qui aimerions bien ne pas avoir à subir chez nous les haines héritées de ce conflit inextricable. Ce qui ne fait pas de nous des êtres dénués de tous sentiments car nous sommes évidemment sensibles aux arguments des civils israéliens qui vivent dans la peur et l’insécurité permanente de tirs de missiles. Mais comment ne pas être interpellé par la disproportion des moyens engagés par les uns à l’encontre des autres et par le bilan humain désastreux qui en découle pour les populations civiles palestiniennes? Il y a un droit international, qu’il soit respecté par toutes les parties!

Mais en ajoutant «à l’intérieur du FN…il existe des gens comme Louis Aliot, nettement favorables à un rapprochement avec la communauté juive, et d’autres hostiles, voire même anti-israéliens», J.Y.Camus se trompe. Je m’adresse à tous les Français quelles que soient leurs confessions, jamais aux associations communautaires et encore moins aux israéliens dont le gouvernement a réitéré ses attaques stupides à l’égard de Marine. Je me bats pour rétablir la vérité sur le Front National, mouvement patriote respectueux des règles démocratiques, des libertés individuelles et du pluralisme politique, et m’adresse donc à tous ceux qui ont des

Ne sommes nous pas les seuls à demander que la Constitution intègre l’article suivant ? : « La République ne reconnaît aucune communauté »

préjugés à notre égard. La confusion du chercheur me heurte dans la mesure ou lier appartenance religieuse et soutien inconditionnel à un Etat, c’est créer un amalgame douteux. C’est notamment ce que je reproche aux organisations prétendument représentatives qui interviennent en toutes circonstances au soutien de causes politiques ou religieuses étrangères. Si des personnes se sentent à ce point solidaires d’Etats étrangers ou de communautés de croyants qui les obligent à user de pressions ou de violences sur notre territoire pour appuyer leurs revendications nationales ou religieuses alors qu’ils en tirent toutes les conclusions! Mais la France ne peut l’accepter.

Ne sommes nous pas les seuls à demander que la Constitution intègre l’article suivant?: «La République ne reconnaît aucune communauté»

Enfin et puisque je suis intervenu sur le sujet au Parlement Européen, comment ne pas évoquer le sort dramatique des chrétiens d’Orient pourchassés, persécutés et massacrés par les tenants d’un Islam radical dans le silence complice de la bien-pensance aux indignations sélectives.

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« DES CADEAUX TE MÉFIERAS – L’ ECHANGE DE SERVICES OU DE CADEAUX – L’ EXEMPLE DE MAM N’A SERVI A RIEN !

Posté par yvangavoille le 22 mars 2017

Le Monde.fr – 08 Février 2011

 

DES RELATIONS EMPOISONNÉES – POUR UN OSTRACISME

 

Au début du 11 ème commandement :  »Des cadeaux te méfieras » . Les sociologues, les politologues, la police et même les prêtres le confirment tous : il est des fréquentations qui sont toxiques. C’est un dérivé de la théorie de  » l’ échange de service ou de cadeaux ».Ses conseils sont corroborés par les sages pratiques de certains peuples qui ne supportent pas de recevoir des cadeaux parce qu’ ils placent celui qui reçoit dans un statut de débiteur , position aliénante. Ils refusent d’ être tenu à rendre. Nous avons en France une bonne part de cela ne serait-ce que dans le rituel de l’ invitation à dîner qui doit être rendu sauf à marquer une rupture. Or, si l’ ignorance ou la politesse distante est admise, le rejet est plus difficile à vivre. Donc, oh paradoxe apparent ! On rend l’ invitation barbante, voire compromettante pour ne pas s’ aliéner l’ invité.Mais sa fréquentation nous fait rejeter par ceux qui n’ apprécient pas le dit personnage. Jeu pervers des microcosmes autrement désignés sous le nom de  » qui perd gagne et inversement ». La dernière manifestation de l’ importance sociale du cadeau réside dans l’ intention extrême portée à la règle de la proportionnalité. Il faut rendre à juste proportion sauf à créer un lien de dépendance, soit à manifester une supériorité mal venue et partant, l’ infériorité de celui qui reçoit. Ainsi, si le whisky est de marque, l’ autre sera mal venu de rendre une bouteille de muscadet pour vin d’ honneur du club de foot , et réciproquement. En résumé, faire un cadeau ce n’ est pas un cadeau , même si on ne s’ en rend pas compte. Cette pratique du  »cadeau qui oblige » est particulièrement marquée dans les régions ou le lien interpersonnel prime sur les règles publiques. Il est encore plus marqué là où la misère oblige à trouver des liens de solidarité nombreux pour assurer sa sécurité et celle des siens. La caricature s’ en trouve dans le roman ou le film  »Le parrain ». En Sicile, pays de grande pauvreté avec un pouvoir d’ Etat très faible, c’ est en tissant des liens interprofessionnels forts que l’ on survit. C’ est le système mafieux d’ échange de service, de cadeaux. Le cadeau face visible du faisceau relationnel. On a tenté avec la Révolution de mettre fin à ce système de régulation sociale par les liens d’ interdépendance pour y substituer l’ égalité de chacun face à un régulateur neutre et égalitaire : l’ Etat. Mais c’ est un combat permanent car le besoin de dépasser et de s’ affranchir des règles communes pousse toujours à trouver des failles (faire sauter les PV, avoir un logement, un permis de construire, pouvoir faire infléchir un plan d’ occupation des sols, accéder aux marchés publics dans de bonnes conditions, obtenir un diplôme,acheter des voix contre un poste de travail,…) Ce sont les bakchichs, les fraternités, les liens de sang, les lobbies, les associations,, cercles, loges, cellules, clubs, partis désormais…Il y a même des enseignements dans les écoles de commerce sur l’ art de  »travailler les réseaux ». Tout le monde est potentiellement à la recherche d’ un faisceau relationnel. On vient de s’ apercevoir que ce n’ est plus seulement le propre de l’ homme. C’ est quasi instinctif, animal. A bien y regarder , c’est universel. Seules les formes changent selon les cultures.Avec tous les risques y afférents.

Voyons un exemple actuel : Retour à MAM ; c’ est parce qu’ elle fréquente des gens qui lui offrent des formes de cadeaux qu’ elle se met en état de dépendance faute de pouvoir, sur ses biens propres, rembourser à la hauteur de la quasi – dette contractée. Donc elle est en danger et nous avec. C’est parce que ceux qu ‘elle fréquente dans l’ affaire en cours sont de culture qui ne rejette pas la pratique du cadeau-liant pour fonder une bonne part de relations qu’ elle se met en danger et nous avec. C’est parce qu’ ils n’ hésiteront pas, et pour certains en toute bonne foi, à réclamer un retour d’ ascenseur qu’ elle se met en danger et nous avec.Ceci est arrivé déjà pendant la dernière décennie avec des familles de dirigeants de Tunisie et de Libye dans des affaires pénales. C’est parce qu’ il y a une conception quasi patrimoniale de la détention du pouvoir chez certains qu’ ils pensent qu’ un responsable politique occidental dispose de tout pouvoir sur la presse, la Justice, la police. Dès lors refusé le concours demandé tourne à l’ injure personnelle qui va demander réparation. C’ est pourquoi Mme Alliot Marie s’ est mise en danger et nous avec. C’est en raison de cette même conception patrimoniale et de l’ imbrication des liens claniques et familiaux vécus comme légitimes sous d’ autres cieux qu’ il ne faut pas prendre le risque d’ y impliquer ses ascendants, sauf à nous mettre tous en danger.C’ est parce que ces ‘‘relations amicales’‘ sont liés de gré ou de force à des potentats sans grands scrupules qu’ elle se met en danger et nous avec. Soumis eux-mêmes à des pressions, ils sont amenés à la répercuter sur leurs propres relations, soit qu’ on leur demande, soit qu’ ils en prennent l’ initiative. C’ est encore se mettre en danger et nous avec.C’est parce que dès qu’ on a accepté on devient dépendant de beaucoup de gens qui savent que l’ on a accepté et qui chercheront à monnayer ces informations. Http://cli.gs/a3TvMe. C’est encore se mettre en danger et nous avec. C’est parce que son mari,( lobbyiste de son métier ), ne peut ignorer tout cela que l’ on peut s’ interroger sur ce qui lui reste de liberté et/ou sur son cynisme (on ne sait pas,mais on finira par savoir quand les archives seront déclassifiées). C’ est un danger pour elle et pour nous . Acte d’ accusation bienveillant voilà Mme la Présidente, Messieurs les jurés (bientôt) pourquoi je demande à l’ accusée de démissionner. Je reconnais les circonstances atténuantes, étant entendu que dans le milieu où elle vit, modes relationnels et valeurs sont prégnants. Mais, considérant l’ importance des responsabilités collectives qui lui sont confiées, je lui dénie la capacité de les exercer sans compromissions.Jusqu’ alors nous n’ avions que des doutes.Désormais, nous n’ en avons plus. Aussi, comme les anciens, je réclame l’ application de la peine d’ ostracisme. L’exotisme lui réussissant, on appréciera notre mansuétude. Je n’ espère pas qu’ elle puisse s’ y refaire une virginité politique mais au moins une sagesse qui la dispensera de demander de nouveau la confiance de ses citoyens.

 

Vous n’ êtes pas sans ignorer que , malgré les faits caractérisés, Madame Alliot Marie s’ est inscrite sur la ligne de départ de la course à la présidentielle de 2017 ; elle a abandonné pour je ne sais quelles raisons mais la moralité que j’ en tire, c’ est que cette race de personnes n’ est pas recyclable et ne doit jamais être réintégrer dans le fonctionnement de notre société ou d’ une cité quelconque . Il faut les exclure définitivement, à vie, de tout contact avec des responsabilités politiques.

 

 

 

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LA LOI GAYSSOT DU 13 JUILLET 1990 – RENFORCEMENT DE LA LOI PLEVEN DE 1972

Posté par yvangavoille le 22 mars 2017

L’article 24bis 


de la loi sur la liberté de la presse

dit « Loi Gayssot »


Le 1er juillet 1972 est adoptée une loi, dite loi Pleven, qui sanctionne la provocation à la haine ou à la discrimination, la diffamation et l’injure raciale.

Le 13 juillet 1990, cette loi est renforcée par une loi « tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe », adoptée par l’Assemblée nationale.

Cette loi porte sur des aménagements techniques du code pénal. Son apport principal réside dans l’ajout, après l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse d’un article 24 bis dont la forme est aujourd’hui la suivante:

« Art. 24 bis. (L. n. 90-615, 13 juill, 1990, art. 9). – Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale;[...] »

C’est cet article-là qu’on désigne communément par « Loi Gayssot ». Il n’y a aucune ambiguité sur ce à quoi il se rapporte: la contestation des crimes contre l’humanité « tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 ». Les crimes contre l’humanité sont définis dans l’alinéa c (l’alinéa b définit les crimes de guerre) de l’article 6. Voici cet alinéa:

« c) Les crimes contre l’Humanité: c’est-à-dire l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux lorsque ces actes ou persécutions, qu’ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du Tribunal, ou en liaison avec ce crime. »

Ce que l’on désigne communément par « négationnisme », à savoir la contestation de l’ampleur ou de la réalité du génocide juif, tombe clairement sous le coup de cette loi. Par contre la loi Gayssot n’interdit en aucun cas l’étude de l’histoire du génocide, ni la réflexion. Elle ne sanctionne que l’expression publique d’un discours niant la réalité du génocide. Point barre. Ceux qui racontent autre chose racontent n’importe quoi. Michel Troper écrit:

« Il faut souligner avant tout que la loi Gayssot punit l’opinion négationiste ou même toute expression de cette opinion. Cette expression ne constitue un délit que si elle est faite par l’un des moyens énumérés dans la loi, c’est-à-dire dans l’espace public. En d’autres termes, c’est seulement la diffusion de cette opinion qui est punie, parce que, plus qu’une opinion, elle est alors un acte susceptible de produire des effets indésirables. » (Michel Troper, « La loi Gayssot et la constitution », Annales, Histoire, Sciences Sociales, 54(6), novembre-décembre 1999, p. 1253)

Il est clair aussi que la diffamation ou l’incitation à la haine raciale ne relève pas de cet article. S’ils sont contraires à la loi, c’est grâce à laloi Pleven, et non à la loi Gayssot. Il est donc parfaitement faux de prétendre que les discours racistes sont interdits par la loi Gayssot. Seuls les discours négationnistes le sont.

D’autre part, seuls les actes qui répondent à la définition de crimes contre l’humanité telle que donnée ci-dessus tombent sous le coup de la Loi Gayssot. Ainsi, il serait erroné de dire que Nuremberg ne peut être contesté à cause de la loi Gayssot…

Ceux qui prétendent, par exemple, que le massacre de Katyn(perpétré par les Soviétiques mais figurant dans l’acte d’accusationdu procès de Nuremberg à la charge des accusés) est concerné par cet article sont des menteurs ou des incompétents. Katyn ne relève juridiquement pas des crimes visés par l’article 24 bis, et ce pour deux raisons:

  1. Katyn ne relève pas, au sens strict du statut, des crimes contre l’humanité. En effet, tout ce qui relève du meurtre des prisonniers de guerre (entendez par là, des soldats prisonniers de guerre) relève de l’alinéa b de l’article 6, c’est-à-dire des crimes de guerre. Katyn apparait bien dans le chef d’accusation n°3, « crimes de guerre », qui fait explicitement référence au « Statut, article 6, spécialement 6, b) » 

  2. Même si Katyn avait figuré dans l’acte d’accusation dans le chef d’accusation des crimes contre l’humanité, dans la mesure où les accusés ne furent pas condamnés pour Katyn, Katyn ne relèverait pas de l’article 24bis.

Loi Gayssot  |  Négationnisme & Réfutations  |  Toutes les rubriques ]

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LES 35 HEURES – BONNE AFFAIRE POUR LES AFFAIRES ?

Posté par yvangavoille le 22 mars 2017

Les 35 heures, bonne affaire pour les affaires

POINTEUSE 01J’étais dans les entreprises comme consultant RH lors de la mise en place des 35 heures.

Voici mon avis de terrain corroboré du bout des lèvres et off dans les grands groupes après tant de cris d’effroi.

Pour eux, ce fut au pire neutre et dans la plupart des cas un jeu gagnant-gagnant avec les salariés. Les surcoûts ont été épongés par les aides et les gains de productivité induits par la souplesse d’organisation liée à l’annualisation du travail.

C’était d’ailleurs une vieille revendication des ingénieurs pour optimiser l’utilisation de l’outil de production et la corrélation avec les flux de la demande. Certes, ce fut compliqué, objet de négociations longues et chronophages et cela bouscula bien des habitudes. Céder un peu de terrain à un gouvernement de gauche, blessait l’amour propre de certains dirigeants patronaux de l’UIMM, même contre compensation. Ils voyaient des chars russes partout. Alors que les moins émotifs d’entre eux surent composer sans pertes, au contraire, j’en témoigne.

Les grandes centrales syndicales ont ralenti le jeu en jouant comme d’habitude à tirer la couverture plus haut et plus vite que raisonnable pendant les mises en place, concurrence électorale oblige. C’était le rituel classique d’une négociation, mesquin, dérisoire et souvent contre-productif.

Avec nombre de mes confrères consultants nous avons joué le rôle de facilitateurs pendant le temps de la mise en place. En fait notre fonction a consisté surtout à éclaircir et apaiser les esprits. Les grandes structures auraient pu gérer seules, mais aveuglées par le dépit elles ont souvent fait appel à nous. Nous avons contribué à accélérer l’accouchement et à mutualiser les expériences.

Pour les PME le virage fut plus délicat en matière d’organisation. On a moins de souplesse d’organisation à 2, 5 ou 10 qu’à 500 ou 20 000, quoi qu’il y paraisse. Pour elles, les contreparties qui rendirent l’affaire juteuse aux grandes entreprises furent moins évidentes à obtenir. D’autant plus lentes à se faire jour que les résistances psychologiques des dirigeants et salariés fut plus vive, poujadisme pour les premiers, sensation d’isolement pour les seconds assorties de craintes pour l’emploi. Ici encore l’exemple des premiers à franchir le pas a rassuré le gros de la troupe puis on n’en entendit plus parler en dehors des périodes électorales. Car il faut bien alors rallumer les vieilles lanternes passéistes …

Quelques secteurs, dont celui de la santé publique ont souffert alors. Reste qu’il est dur d’y décerner ce qui releva de l’effet de l’application des textes et ce qui fut induit alors par le numérus clausus amont en matière de formation initiale des personnels conjugué avec les effets des politiques de réduction d’effectifs poursuivies, de fait,  dans les milieux hospitaliers.

HYPOCRISIEQuelques politiques y affutent encore leurs couteaux sous le regard bienveillant de la machine de guerre politico-économique du MEDEF. Mais celui-ci, éternel demandeur, comme les syndicats de salariés a fait en sorte qu’on ne touche plus aux assouplissements issus de l’annualisation ni aux aides et avantages annexes. Contre financement des campagnes électorales et autres contrats de prestation de service à quelques cabinets d’avocats. On parle alors de donateurs du premier cercle, n’est-il pas ?

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LAÏCITÉ – SEPARATION DE L’EGLISE ET DE L’ ETAT – LA LOI DE 1905 AMENDÉE UNE DOUZAINE DE FOIS…!

Posté par yvangavoille le 22 mars 2017

Oui à Briand et à Jaurès, non à Guéant et à Valls (II)

par Alain Gresh, 4 avril 2012
Le Monde diplomatique
Oui à Briand et à Jaurès, non à Guéant et à Valls (II)

 

Un certain nombre de lecteurs m’ont fait remarquer que le rapport entre le titre du précédent billet (le même que celui-ci) et le contenu du texte n’était pas limpide. Je le précise donc en introduction. Depuis plusieurs années déjà, la droite – qui fut historiquement hostile à la laïcité car elle concernait l’Eglise catholique – et une partie majoritaire de la gauche (dont Manuel Valls est le représentant – avec des dirigeants PS comme celui-ci, on n’a pas besoin de dirigeants de droite), affirment vouloir appliquer une laïcité qui aurait été, au cours des décennies précédentes, vidée de son contenu. Mais la vision de la laïcité qu’ils prétendent défendre – il y en a de nombreuses – n’a rien à voir avec les lois de la République telles qu’elles ont été appliquées depuis un siècle. Il s’agit d’une relecture de ces lois dirigée contre les musulmans et l’islam.

Ainsi, après l’instrumentalisation par Nicolas Sarkozy de l’affaire Merah, sa décision d’interdire la venue en France de prêcheurs musulmans et les attaques de ses ministres contre Tariq Ramadan, on a vu Manuel Valls faire de la surenchère pour expliquer que le gouvernement de droite n’en avait pas fait assez. Et il s’étonne que l’on laisse se tenir des meetings du Printemps des quartiers, durant lesquels, selon lui, « la République est sans cesse attaquée ». Non seulement il s’agit d’un mensonge pur et simple, mais à supposer que cela soit vrai, que préconise-t-il : que l’on interdise les gens qui ne défendent pas « nos » valeurs ? Mais Marine Le Pen défend-elle « nos » valeurs ? Le mouvement royaliste défend-il la République ? Deux partis comme l’UMP et le PS qui préfèrent payer des amendes plutôt que d’envoyer autant de femmes que d’hommes au Parlement défendent-ils « nos » valeurs ? Répondant aux critiques de l’Eglise contre la loi de 1905, Aristide Briand déclarait : « La seule arme dont nous voulons user vis-à-vis de vous, c’est la liberté. »

Le but du rappel historique fait dans le précédent envoi et dans celui-ci est de montrer que les lois laïques en France n’ont jamais été des lois antireligieuses et que ceux qui ont été à l’initiative de ces textes, que ce soit Aristide Briand ou Jean Jaurès, avaient une conception de la laïcité qui les ferait accuser aujourd’hui d’être des chevaux de Troie de l’intégrisme.

Comme je l’ai rappelé, ce n’est que vingt ans après avoir laïcisé l’enseignement que la majorité républicaine décide de faire adopter une loi de séparation des Eglises et de l’Etat (une grande partie du texte ci-dessous, mentionnée en italique, est extraite de mon livre L’Islam, la République et le monde, Hachette. Les remarques rajoutées sont en romain).

« Si la mémoire collective a associé “le petit père Combes” à la séparation, ce n’est pourtant pas sa conception de la laïcité qui va s’imposer. Sous l’impulsion du socialiste Aristide Briand, rapporteur de la commission, conseillé par le tribun Jean Jaurès, c’est un compromis qui va se dessiner, non sur l’objectif de la séparation, mais sur sa conception. »

La « loi de séparation des Eglises et de l’Etat » s’ouvre ainsi :

« Article 1er : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes, sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.

Article 2 : La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. […] Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets [de l’Etat, des départements et des communes] les dépenses relatives à des exercices d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Deux remarques s’imposent. D’abord sur la formule “ne reconnaît […] aucun culte” dans l’article 2. Elle “ne signifie nullement que l’Etat nie l’existence de droit (privé) des Eglises comme corps constitués”, souligne Jean Boussinesq. Elle doit être interprétée en se référant à la situation antérieure où il y avait en France quatre cultes “reconnus” (catholique, luthérien, réformé, israélite) […]. L’article 2 signifie donc qu’il n’y a plus d’Eglise “privilégiée” en droit et que, par conséquent, toutes les Eglises
(présentes et à venir) sont juridiquement égales. Ainsi, il ne sera plus possible d’avoir des évêques membres de droit du Sénat ou des conseils de l’Instruction publique. En revanche, quelques dizaines d’années plus tard, l’Etat pourra, sans transgresser la loi et sans choquer les esprits, nommer des personnalités dont l’appartenance religieuse est connue et affirmée dans des commissions de réflexion – comme celle sur l’éthique.

Les deux premiers articles acquis, le débat parlementaire se focalise sur les associations cultuelles. L’article 4 soumis au débat prévoit que tous les établissements publics du culte (églises, temples, synagogues, etc.) seront transférés à des associations “qui se seront légalement formées pour l’exercice du culte”, les Eglises elles-mêmes n’ayant pas de personnalité juridique. Mais qui décidera que ces associations sont réellement habilitées ? Que se passera-t-il si deux associations réclament un même lieu de culte ? La question préoccupe, et nombre de catholiques soupçonnent les francs-maçons de vouloir noyauter ces associations pour les soustraire à l’emprise des évêques. » (…)

« Chacun des deux camps prête à l’autre les pires intentions. Parmi les républicains aussi se heurtent différentes philosophies de la laïcité. Le rapporteur de la commission, Aristide Briand, soutenu par Jean Jaurès, a précisé la sienne. Le projet de la commission, explique-t-il, “n’est pas une oeuvre de passion, de représailles, de haine, mais de raison, de justice et de prudence combinées. […] On y chercherait vainement la moindre trace d’une arrière-pensée de persécution contre la religion catholique”. C’est pourquoi il propose d’ajouter une précision à l’article 4 : les associations cultuelles devront se conformer “aux règles d’organisation générale du culte dont elles se proposent d’assurer l’exercice”. Autrement dit, une association qui se crée pour le culte catholique devra reconnaître les règles internes de celui-ci, notamment la primauté du pape. Et, s’il y a conflit, les tribunaux civils trancheront – dans le texte définitif, les conflits devront être portés devant le Conseil d’Etat.

C’est une levée de boucliers dans le camp républicain. Le député Eugène Réveillaud explique, le 22 avril 1905, que “les biens ecclésiastiques appartenant à la collectivité des fidèles doivent, en bonne justice, être partagés entre les deux associations concurrentes, s’il y en a deux, au prorata du nombre des fidèles appartenant à l’une et à l’autre”. “Coupera-t-on les cathédrales en deux ?” l’interrompt un parlementaire. Georges Clemenceau écrit le même jour dans L’Aurore que l’ajout de la commission “met tout le pouvoir d’argent du côté de l’évêque” et “érige le juge civil du droit de la Révolution française en Grand Inquisiteur de la foi”. Deux conceptions de la laïcité s’affrontent.

Lors de la séance de la veille, Jaurès a volé au secours d’Aristide Briand : “La question des associations cultuelles est vraiment le noeud de la loi que vous allez faire”, explique-t-il. L’association cultuelle “sera régulièrement investie en harmonie avec l’organisation de l’Eglise catholique, c’est-à-dire aujourd’hui, en fait, avec l’autorité épiscopale”. » (…)

L’humour n’est pas absent de ces débats et Raoul Allier remarquera ironiquement :

« “Nous entendons répéter sur tous les tons que nous sommes revenus au Moyen Age et que la loi française est désormais au service du dogme catholique. J’ai beau être du Midi, l’exagération me semble forte.” Il dresse ensuite un amusant parallèle : “Je suppose une association de pêcheurs à la ligne. Elle exige que, pour être admis et pour profiter de certains avantages, ses adhérents ne se servent que d’une espèce déterminée d’asticots. En cas de conflit, le tribunal invoquera cet article : irons-nous dire qu’il reconnaît et approuve cette façon particulière de taquiner le goujon”.

Le rapporteur Briand s’explique le 22 avril sur le sens profond de ce compromis : “Une réforme ne vaut pas seulement par le fait qu’elle a été votée au Parlement ; elle vaut aussi et surtout par l’esprit, par les conditions mêmes dans lesquelles elle a été votée et par l’accord que le pays peut lui réserver.” Le vote de l’amendement supprimant l’ajout fait par la commission à l’article 4 est rejeté ce même jour par 374 voix contre et 200 pour. La séparation est faite, s’exclame Jean Jaurès…

Pourquoi les socialistes poussent-ils dans le sens du compromis ? Jean Jaurès s’en est expliqué, dès le 15 août 1904, dans un article de La Dépêche  : “Il est temps que ce grand mais obsédant problème des rapports de l’Eglise et de l’Etat soit enfin résolu pour que la démocratie puisse se donner tout entière à l’oeuvre immense et difficile de réforme sociale et de solidarité humaine que le prolétariat exige. […] Il faut que dès la rentrée d’octobre soit discuté et voté l’impôt sur le revenu. Il faut que dès le mois de janvier soit discutée et votée la loi sur les retraites ouvrières, et aussitôt après ce vote s’ouvrira le débat sur la séparation des Eglises et de l’Etat… Il faut que la séparation soit votée dès les premiers mois de 1905.” Et le socialiste Aristide Briand l’expose à Joseph Caillaux, député radical, qui le rapporte dans ses Mémoires  : “Quand nous parlons de réforme sociale, on nous objecte un peu partout qu’il y a encore des réformes politiques à faire, dont la principale est précisément [la séparation]. Il nous faut donc épuiser le programme politique du radicalisme pour être à même d’imposer l’examen de nos conceptions.” »

Même la subvention des cultes est relative, puisque l’Etat et les collectivités sont chargés de la maintenance des lieux de culte, que les retraites des prêtres seront subventionnées, etc.

« Les parlementaires sont conscients aussi de l’inégalité de traitement entre les cultes déjà “reconnus” et les autres. Plusieurs décisions concernant l’islam datant du début du XXe siècle confirment ces préoccupations. Le 9 décembre 1915, Aristide Briand, alors président du Conseil, fait déposer à la Chambre un projet de loi “portant affectation d’un crédit de 500 000 francs à la création à La Mecque et à Médine de deux hôtelleries destinées aux pèlerins indigents originaires des possessions et protectorats français d’Afrique”. Le 10 décembre 1915, la commission du budget rend un avis favorable, et la subvention sera votée. Au début des années 1920, les pouvoirs publics financeront la construction de la mosquée de Paris. Rapporteur du projet de loi à la Chambre, Edouard Herriot, laïque incontesté, expliquera : “Nous ne violons pas la loi de 1905, puisque nous faisons là pour les musulmans ce qu’en 1905 on a fait pour les protestants ou les catholiques.” »

Rappelons aussi que la loi de 1905, présentée comme un dogme immuable gravé dans la pierre, a été amendée une douzaine de fois depuis 1905.

Ajoutons encore qu’une longue jurisprudence s’est exercée, jusqu’à ces dernières années, dans le sens d’une interprétation libérale de la loi. Le changement a commencé à se faire sentir quand il n’a plus été question de traiter avec les quatre cultes reconnus mais avec un culte nouveau, l’islam.

« Non seulement l’Etat adopta une politique souple à l’égard de l’Eglise, mais, à chaque étape, le Conseil d’Etat, qui eut à interpréter la loi de 1905, le fit dans un sens libéral, assurant le droit des Eglises à s’organiser comme elles l’entendaient et à paraître, y compris dans l’“espace public” – expression floue sans base réelle en droit. Ainsi, un des premiers conflits auxquels fut confrontée la République fut celui des processions en dehors des lieux de culte. Mettant en avant la crainte d’un trouble à l’ordre public, un certain nombre de maires voulurent les interdire : entre 1906 et 1930, 139 arrêtés municipaux en ce sens firent l’objet d’un recours ; ils furent cassés dans 136 cas, comme le furent toutes les décisions de maires visant à interdire le port de la soutane sur le territoire de leur commune. Le Conseil d’Etat rejeta aussi, dans la plupart des cas, les demandes de désaffection des églises présentées par les communes, refusa de leur accorder le droit de vente des objets affectés au culte et, dans les affrontements entre maires et curés sur l’utilisation des cloches, limita à l’extrême leur usage pour des motifs non religieux. L’entorse la plus grave, qui porta à conséquence pour l’islam, mais qui relevait d’une autre logique, fut la non application de la loi à l’Algérie. »

Mais ici la laïcité entrait en contradiction avec un principe beaucoup plus puissant que les valeurs de la République, le colonialisme.

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LE COÛT DU CHÔMAGE PARTIEL PESE SUR LES FINANCES PUBLIQUES

Posté par yvangavoille le 22 mars 2017

Le coût du chômage partiel pèse sur les finances publiques

11/08/2009  | par Christophe Bys

Le coût du chômage partiel pèse sur les finances publiques
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Dans un document, l’institut Rexecode de recherche économique, réputé proche du patronat, estime que le chômage partiel a coûté 50 millions d’euros en 2008. En 2009, ce record devrait être largement dépassé.

 

Voilà qui éclaire les discussions sur les dispositifs volontaristes d’accompagnement des chômeurs. Dans une note très complète, l’institut Rexecode donne des indications sur le coût du chômage partiel. Si le coût pour l’Etat de l’indemnisation du chômage partiel avoisinait, bon an, mal an, les 20 millions d’euros, ce coût est passé à 50 millions d’euros en 2008, 60 % de cette somme ayant été dépensée durant le seul mois de décembre. Rien d’étonnant à cela, quand on observe le nombre d’heures autorisées. De janvier à septembre 2008, un million d’heures avaient été octroyées chaque mois. En octobre, ce nombre passait à 1, 3 millions, 2 millions en novembre et surtout 13,5 en décembre. De janvier à mai 2009, le mouvement n’est par retombé. Avec 13 millions d’heures de chômage partiel, janvier est le meilleur mois. En mars 2009, le nombre d’heures autorisées a dépassé 23 millions.

200 millions d’euros en 5 mois

Pour le budget de l’Etat, ce développement ne sera pas indolore. Dans la loi de finance pour 2009, votée à l’automne 2008, 19 millions d’euros avaient été alloués à l’indemnisation du chômage partiel. Etat donné l’explosion du nombre d’heures autorisées sur les cinq premiers mois de l’année, nul besoin d’être devin pour prévoir que l’enveloppe prévue sera insuffisante et viendra alimenter le creusement du déficit budgétaire. Sur les cinq premiers mois de l’année, ce sont un peu plus de 92 millions d’heures de chômage partiel qui ont été autorisées pour un coût estimé à 200 millions d’euros par Rexecode, soit dix fois plus que prévu dans la loi de finances.

Le chômage partiel est une mesure qui permet à un employeur de garder un lien contractuel avec un salarié, tout en réduisant sensiblement sa durée effective de travail. La mesure est réputée éviter des licenciements économiques. Elle crée une sorte de sas entre les difficultés économiques et leurs répercussions sur l’emploi. Le gouvernement français a rallongé la durée légale du chômage partiel qui est passé de 4 à 6 semaines consécutives en décembre 2008, pour faire face à la crise. Il s’agissait alors de donner un peu d’air aux entreprises pour juguler la hausse du chômage. Pour cela, le gouvernement a mis de l’argent sur la table. En effet, les entreprises qui recourent au chômage partiel reçoivent une allocation spécifique qui leur est payée par l’Etat dont le montant a été réévalué en janvier 2009.

D’où la réticence du gouvernement à développer les contrats de transition professionnelle et autres convention de reclassement professionnalisés. L’exécutif est placé devant un drôle de dilemme : à l’heure de la crise, les dispositifs les plus dynamiques d’indemnisation du chômage sont aussi ceux qui coûtent le plus cher. La sagesse budgétaire voudrait donc qu’on y recoure moins.

CB

 

 

Le chômage bientôt stabilisé

Les experts de Rexecode anticipent une reprise de l’activité d’ici à la fin de l’année 2009, sous l’effet conjugué de la fin du déstockage et de l’effet cumulé des plans de relance à travers le monde. En 2009 le PIB baisserait de 2,5 % en moyenne et progresserait de 1,5 % en 2010. Dans ce cadre, le recul de l’emploi se poursuivrait jusqu’à la fin de l’année 2009, l’économie détruisant plus de 500 000 emplois salariés entre décembre 2008 et décembre 2009. « Les effectifs se stabiliseraient en 2010 », indique les auteurs de l’étude.

 

 

Télécharger  l’étude complète de rexecode  ici ( http://www.coe-rexecode.fr/fr/authentification.jsv)

Lire aussi nos articles :

Succès pour l’indemnisation active du chômage

Accord pour financer l’indemnisation du chômage partiel

 

 

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LE COUT DU CHOMAGE EN FRANCE

Posté par yvangavoille le 22 mars 2017

Le coût insoutenable du chômage

  • Par Jean-Yves Archer
  • Publié le 27/04/2015 à 19:32
Le coût insoutenable du chômage

 

FIGAROVOX/ANALYSE – Le chômage a encore progressé en mars et dépasse désormais la barre des 3,5 millions en métropole. Jean-Yves Archer s’interroge sur le coût de ce fléau social.


Jean-Yves Archer est économiste. Il dirige le Cabinet Archer et anime le think tank de recherche économique Archer 58 Research. Il est diplômé de l’E.N.A, promotion de 1985, et est titulaire d’un doctorat en Economie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En savoir plus sur son site.


Les chiffres du mois de mars sont connus. Le chômage est toujours orienté à la hausse ( + 15400 ) . C’est une épreuve pour des milliers de personnes. C’est un signal d’alarme pour notre économie qui semblait se diriger vers une certaine reprise. C’est aussi un camouflet pour le Gouvernement qui ne parvient pas à maîtriser cette funeste variable qui devrait être au cœur de sa politique économique: le sous-emploi.

Devrait car en fait, elle ne l’est pas vraiment. Le chômage est plus victime d’effet d’affichage que de politiques économiques consistantes. Il suffit de constater le peu d’efficience des emplois aidés du type contrats de génération.

Dans une note de l’AFEP ( 2013 ) alors présidée par Maurice Lévy, il est fait mention de la «perte de compétences «que génère le chômage de longue durée. Cette érosion de l’employabilité est un défi majeur que ne règle en rien la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle. Celle-ci continue à faire la part belle aux «insiders «qui ont un emploi au détriment de crédits fléchés vers les publics plus fragiles que sont les demandeurs d’emploi. Il est urgent de réorienter cette disparité inique et antiéconomique et de donner une vraie chance aux chômeurs en matière de formation. Ceci peut, de surcroît, être atteint à coûts constants. Alors que fait l’Etat depuis des années? Non, former vraiment les chômeurs n’a pas été essayé.

D’autant que le chômage est une variable de flux et non de stock. Dans leur livre «Le chômage, fatalité ou nécessité «( 2004 ): Pierre Cahuc et André Zylberberg ont démontré, il y a déjà onze ans, que l’emploi est une variable de flux et que si 15% des emplois sont détruits, 15% d’emplois nouveaux apparaissent. Face à cette gestion imposée de près de 10000 personnes par jour ouvrable, il est requis de disposer de formes institutionnelles plus flexibles comme l’avait habilement préconisé le rapport Larcher d’avril 2012 ( formation professionnelle: synthèse Manpower )Ne serait-ce que pour voir baisser le nombre d’offres d’emploi non pourvues qui excède le demi-million.

Si l’on se saisit d’un rétroviseur pour mieux comprendre les erreurs à ne plus commettre, on aboutit très vite à la genèse de la lutte anti-chômage: création de l’ANPE le 13 juillet 1967 et loi de 1975 prévoyant l’indemnisation à 90% du salaire brut, abrogée en 1982. Ces mesures chiraquiennes étaient plus administratives que bénéfiques au plan économique comme l’ont montré plusieurs études qui s’appuient notamment sur la théorie du «job search «qui explique la coexistence d’un chômage involontaire ( le travailleur est privé d’emploi ) et d’un chômage volontaire ( le travailleur reste en recherche d’emploi tant que ses allocations chômage lui permettent d’attendre un poste qu’il juge optimal ). Ce versant de la situation a conduit la Cour des comptes à suggérer, en 2014, de resserrer la durée d’indemnisation du chômage ainsi que son niveau maximum possible qui est le plus élevé d’Europe au-dessus de 6200 euros par mois.

Sur ce point, l’Etat demeure «l’empereur des injonctions contradictoires «pour reprendre la toute récente formule de Stéphane Richard, président d’Orange, au sujet de l’Etat actionnaire. ( interview iTélé ). D’un côté, il tente de dépister les fraudes sociales et les abus, de l’autre il demeure passif souvent par souci électoraliste comme le montre le silence pesant de certains aspects de la future loi Rebsamen et les intentions gommées du ministre.

Selon la convention Etat-Unedic-Pôle emploi du 18 décembre 2014 ( période 2015-2018 ), l’accent sera mis sur la réduction des imperfections d’informations entre offreurs et demandeurs de travail. La flexibilité du marché du travail passe là encore par une économie de la connaissance et par la réduction de l’effet Ackerlof ( asymétrie d’informations ). Mais hélas, nous ne sommes pas confrontés qu’à un chômage de type frictionnel.

Edmond Malinvaud ( ancien directeur général de l’INSEE ) a démontré ( «Nouveaux développements de la théorie macroéconomique du chômage «, Revue Economique, janvier 1978 ) la coexistence d’un chômage classique ( rigidités de l’offre et de la demande sur lesquelles le Medef est centré ) et d’un chômage keynésien ( issu de la faible propension à embaucher en bas de cycle économique ).

Parallèlement, le CESE ( Conseil économique, social et environnemental ) vient de rendre un avis sur l’emploi des jeunes et a attiré l’attention sur la situation tendue des «Neet «( «not in education, employment or training «) et sur le fait qu’un jeune sur trois est surdiplômé par rapport à son emploi. Cette étude démontre l’inadéquation entre l’offre et la demande de travail et le chômage frontal qui atteint la jeunesse. La flexibilité permet d’inverser le principe qui consiste à «équiper les individus pour faire fonctionner le marché plutôt que d’équiper le marché pour faire fonctionner les individus». ( Gautié et Gazier, 2003 ). ( ANPE, mars 2003: «Transitions et trajectoires sur le marché du travail». Depuis 12 ans, il est difficile de contester que ces études ont conduit à des politiques économiques erronées.

Sept ans après le déclenchement de la crise en 2008, la France est progressivement confrontée à un chômage de masse qui affecte désormais la vie de 3,6 millions de personnes voire 5 selon les modes de dénombrement malgré le léger reflux de janvier.

Ce phénomène engendre un coût financier stricto sensu ( à l’exception de ces coûts sociaux et humains ) qu’il faut approcher selon deux axes distincts.

Premier axe: le coût annuel comptable direct du chômage.

Trois principaux coûts doivent être enregistrés au passif de la collectivité en matière de chômage.

- Tout d’abord, le coût de l’indemnisation versée aux chômeurs;

- Puis, la prise en compte de la réduction de la masse salariale qui induit de moindres cotisations sociales;

- Enfin, les recettes fiscales érodées par le tassement des revenus des personnes privées d’activité professionnelle.

Ces trois coûts recouvrent la quasi-intégralité du coût annuel du chômage mais il est toutefois nécessaire de signaler trois types de coûts qualifiés d’adjacents.

Deuxième axe: les coûts annuels adjacents:

- Comme dit supra, le chômage est un flux de personnes et non un stock inerte. Il est donc délicat de déterminer par période calendaire de référence ( année x ou y ) un cumul de coûts qui puisse prétendre à l’exhaustivité numérique. Autrement dit, la dynamique des variables observées autorise une typologie analytique mais pas des recoupements statistiques fiabilisés.

- Aux trois coûts principaux, il faut ajouter le coût adjacent du financement de l’assurance-chômage. Ainsi, l’UNEDIC doit dépenser des sommes conséquentes pour se refinancer, pour honorer sa dette cumulée de plus de 21 milliards d’euros ( prévision de 25,9 mds à fin 2015 ), de surcroît avec la garantie de l’Etat, que celui-ci glisse subrepticement en engagements «hors-bilan».

- A côté de ce coût des canaux de financement de l’assurance-chômage, il faut bien évidemment intégrer le coût de la gestion administrative. Depuis 2008, les effectifs et les moyens de Pôle emploi ont dû être renforcés ce qui est opportun au plan opérationnel mais dispendieux en termes de finances publiques tout comme le fût l’histoire de l’Anpe.

Du fait des enjeux pour la Nation, il est pleinement légitime de tenter d’énoncer un chiffrage sur le coût du chômage selon les grands items précités.

Selon plusieurs sources, l’indemnisation de 2,3 millions de chômeurs par l’UNEDIC coûterait, en coûts complets, un peu plus de 31,5 milliards d’euros. Les 1,3 millions de chômeurs additionnels coûterait près de 10,8 mds avec des situations statistiques complexes à déchiffrer lorsqu’il y a cumul de l’allocation chômage et de l’allocation «revenus d’activité réduite «dont 1,3 million de personnes sont bénéficiaires.

Ce premier chiffrage parcellaire situe donc autour de 42 mds le coût de l’indemnisation mais souffre d’un aléa de confection. Il est ici retenu un profil médian du chômeur qui occulte la disparité des cas de figure sur le terrain. Le récent rapport de la Cour des comptes ( qui avait notamment stigmatisé vertement le régime des intermittents du spectacle ) avait, lui aussi, eu recours à des précautions de méthode tout en soulignant clairement que le financement de l’indemnisation du chômage est «difficilement soutenable».

Or, et c’est là le point intéressant, des chiffrages internes à l’Administration ( repris dans Travail et Emploi de …1989 ) ont permis de démontrer une approximation du chiffrage du coût du chômage et une répartition selon les contributeurs.

En actualisant ces chiffres et en les adaptant au nouveau régime social ( impact du RSA post chômage ), on parvient à un coût du chômage de 76 milliards annuels répartis entre 42% pour l’UNEDIC ( 31,6 mds ), 31% pour la Sécurité Sociale ( 23,3 mds ) et 27% pour l’Etat et les collectivités locales ( 20,1 mds ).

Raymond Barre disait qu’il fallait «défricher avant de chiffrer»: ici la matière est brute et incomplète mais ce chiffrage donne plus qu’un ordre d’idées sans prétendre ne pas rencontrer des «degrés dans l’inconfort» pour reprendre le terme de M. Lagrave dans son étude de mars 1983: «Les difficultés d’évaluation du coût du chômage» ( Revue française des affaires sociales ). A meilleure preuve, certains avancent le chiffre de 110 milliards si on intègre les coûts sanitaires liés au chômage. Voir à titre d’exemple l’émission Chômage et santé du 15 janvier dernier sur France Inter.

Pour conclure, la France est durablement en délicatesse avec l’emploi même si les gains de productivité qui vont progressivement découler de l’économie numérique et de la connectivité des objets seront un rempart contre une baisse générale du pouvoir d’achat et feront émerger certains nouveaux secteurs. Contrairement à Patrick Artus ( voir son dernier livre: «Croissance zéro: comment éviter le chaos? «co-écrit avec Marie-Paule Virard ), je crois résolument à l’impact favorable des grappes d’innovation qui se font jour, mois après mois. D’ailleurs, après avoir lu ce récent ouvrage, il a été instructif de feuilleter – à titre d’exemple – le rapport annuel de sociétés innovantes telles que Dassault Systèmes dont le chiffre d’affaires 2014 ( 2,3 milliards d’euros ) a progressé de 15,8% notamment grâce à des outils de simulation appliqués à la gestion des villes ou à l’art chirurgical. Prévenir l’aléa médical est incontestablement un foyer de croissance au sein de l’économie de la santé. Autrement dit, il y aura de la croissance mais elle sera fortement inégalitaire entre les firmes et entre les personnes comme l’a prédit, il y a près de vingt ans le regretté Antoine Riboud ( Danone ). Nous marchons vers une société où l’indicateur d’inégalités qu’est le coefficient de Gini risque d’être scruté par les vrais politiques tout autant que ce funeste taux de chômage qui recouvre une réalité vertigineuse: la durée moyenne de présence au chômage a désormais dépassé les 500 jours et plus de 2,3 millions de personnes sont au chômage depuis un an ou plus. Alors, de grâce, essayons et essayons encore de lutter contre ce fléau!

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CE QUE COÛTE (approximativement) L’IMMIGRATION A LA FRANCE

Posté par yvangavoille le 22 mars 2017

Mensonge d’Etat à 70 milliards –

La vérité sur le vrai coût de l’immigration en France…

cout immigration

A l’heure de l’austérité, de la rigueur ainsi que de la perte de compétitivité et d’influence de la France en Europe et dans le Monde, les Français vont maintenant devoir assumer durement les conséquences de leur différents choix électoraux depuis la présidentielle de 2012 en ce qui concerne notamment la politique de l’immigration qui continue à appauvrir la France.

En effet, dans les deux études qui suivent, l’une réalisée par Jean-Paul GOUREVITCH  – expert international en ressources humaines, spécialistes des migrations, et l’autre par Yves-Marie LAULAN – économiste et géopoliticien, démographe, ancien directeur général du Crédit municipal de Paris, ex-président du Comité économique de l’OTAN, le coût de l’immigration atteint des chiffres abyssaux qui tendent à précipiter le déclin de la France.

Pour le premier, si elle génère (tout de même) un revenu de l’ordre de 45 millions, en 2008, elle laisse à la charge des contribuables français un déficit de 26 milliards d’euros.

Pour le second, les coûts de l’immigration en France sont amplement minimisés par le gouvernement. En réalité, le coût de l’immigration en France, pour l’école, les transports, le logement, la sécurité sociale, les aides etc… atteint plus vraisemblablement 70 à 80 milliards d’euros, soit l’équivalent annuel du déficit budgétaire.

Dans un entretien réalisé par Monde et Vie, Hervé Bizien nous fait part ci-après de l’analyse inquiétante d’Yves-Marie Laulan, qui a également enseigné à l’ENA, aux Universités de Dauphine et de Paris 2, avant de fonder l’Institut de Géopolitique des Populations.

Monde et vie : Connaît-on le nombre de personnes issues de l’immigration qui vivent en France ?

Yves-Marie Laulan : Nous en avons une idée assez précise. Actuellement, il est possible d’évaluer la population immigrée et issue de l’immigration (autrement dit les étrangers et les première et deuxième générations nées sur le sol français) entre 7 et 8 millions de personnes, soit plus du dixième de la population française.

Ces personnes sont originaires, pour l’essentiel, de l’Afrique noire, du Maghreb et un peu de Turquie. Ces communautés très importantes dont les racines ne sont pas en France peuvent représenter un vivier électoral très intéressant, ce qui explique l’attitude du parti socialiste, par exemple, qui souhaiterait capter ces suffrages pour s’emparer du pouvoir.

M-V : Quelle est l’importance des immigrés originaires de l’Europe de l’Est ?

Y-M L : Les ressortissants des pays de l’Est de l’Europe ne représentent pas plus de 3% de cette population immigrée, soit 200 000 à 300 000 personnes au maximum.

M-V : La presse publie régulièrement des communiqués de victoire à propos du taux de natalité français. Que faut-il en penser ?

Y-M L : Nous avons le taux de fécondité le plus élevé d’Europe : 1.81%, ce qui permet à l’Insee et au Figaro d’écrire que nous sommes les champions. Mais en réalité, sur 830 000 naissances recensées en France en 2006, 165 000 venaient de cette population issue de l’immigration.

En réalité, le taux de fécondité de la population française « de souche » voisine celle de la Grande Bretagne, à 1.6%.

celui des Maghrébines en France est de 2.7%

et celui des Noires d’origine africaine, 4.2%.

Michèle Tribalat, qui a longtemps travaillé à l’INED, a montré dans une étude publiée voilà trois ans que 31% des jeunes de moins de 20 ans en Île de France et 18% à l’échelle nationale, sont originaires de l’Afrique noire, du Maghreb et de Turquie.

Dans 30 ans, nous aurons passé la barre des 50%. Sans cet apport, nous ne serions pas champions d’Europe ! Cette situation aura des conséquences évidentes sur les mœurs l’économie et la politique comme l’a bien compris le parti socialiste.

M-V : Peut-on savoir combien coûte l’immigration à la France ?

Y-M L : C’est un sujet effroyablement compliqué car l’administration française ne consacre pas de mission ni de programme budgétaires à l’immigration. Les coûts sont dissimulés.

C’est pourquoi une étude réalisée sous l’égide de Philippe Seguin, lorsqu’il était président de la Cour des comptes est arrivée au chiffre ridicule de 700 millions d’euros.

Dans le cadre de la présentation budgétaire actuelle, il était impossible d’identifier un coût supérieur.

Cependant, en 2006, nous avons fait paraître, dans le cadre de l’Institut de géopolitique des populations, que j’ai créé voilà une douzaine d’années avec Jacques Dupâquier, un « essai d’évaluation des coûts économique et financiers de l’immigration » réalisée avec plusieurs experts, en particulier Gérard Lafay, professeur à l’Université de Paris II et Jacques Bichot, professeur à l’Université de Lyon III.

En utilisant toutes sortes de documents, non seulement tirés du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale mais, émanant, aussi, des directions ministérielles : éducation nationale, Intérieur etc…, nous avons essayé d’identifier les coûts liés à l’immigration, fonction par fonction et,  au bout de ce travail de Romains, nous sommes arrivés au chiffre de 35 milliards d’euros au minimum, qui augmente d’environ 10% chaque année. Mais en réalité, les experts qui ont travaillé à cette étude pensent qu’il faut le doubler et que, le véritable coût de l’immigration pour la France – entre l’école, les transports, le logement, la sécurité sociale, les aides etc. – atteint 70 à 80 milliards d’euros, soit l’équivalent annuel du déficit budgétaire.

Autrement dit, la France s’endette pour assimiler des jeunes gens dont un certain nombre la remercient en brûlant des voitures…

Heureusement, il existe aussi des immigrés qui se comportent convenablement et travaillent : ils représentent 10% de la population concernée et dégagent une contribution positive à l’effort national que l’on peut estimer à une dizaine de milliards d’euros.

Le solde négatif de l’immigration est donc compris dans une fourchette de 60 à 70 milliards d’euros par an.

M-V : Quel est le plus gros poste de dépenses ?

Y-M L : C’est évidemment le poste social.

M-V : Comment expliquez-vous que vos travaux et ceux des experts qui ont participé à votre étude ne soient pas utilisés ?

Y-M L : Le gouvernement ignore volontairement nos travaux parce qu’il ne veut pas que les français sachent la vérité.

Il laisse donc volontairement les idéologues de l’Insee et de l’Ined les tromper.

C’est ainsi que les politiques précipitent le déclin de la France…

 

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