LA FRANCE QUI VIENDRA…

Posté par yvangavoille le 22 août 2013

 

La Grande Alliance

CRRIA de Bordeaux (Comité de Résistance, de Réflexions, d’ Interpellations et d’ Actions)

LA FRANCE QUI VIENDRA

Mai 2012 à ce jour,  quel bilan !

 

Bilan de mensonges, de veuleries, de tragédies, d’ épouvantes en fuite, de morts inutiles, et surtout, dominant l’ accumulation

de toutes les disparitions matérielles et morales, bilan d’ incompréhension.

 

Des faits, par avalanche, démontrent au-delà de l’ aveuglant qu’ il n’ a pas été permis à notre

population d’ interpréter l’effondrement de la force française à la lueur de la réalité.

 

Désaxée hors de toute raison par les hommes qui prétendent la guider, l’ opinion publique a été une fois de plus

aiguillée sur la mauvaise route.

Elle n’ a pu se fier à des hommes qui démentent trop souvent, dans leurs conversations privées et par leur propagande

personnelle, ce qu’ ils ont dit ou écrit en public.

Réticente, craintive, la masse de la nation a laissé passer les unes après les autres toutes les bouées

de sauvetage. Elle se refuse à faire le grand examen de conscience auquel les circonstances la convient.

Elle se bouche les oreilles pour ne pas entendre le coup de tonnerre de son chemin de Damas.

Depuis 1940, elle s’ est enlisée dans un delta de remous et de fermentations.

Les décennies écoulées n’ ont servi qu’ à démontrer nos divisions, nos capacités, le caractère momentanément amorphe

du peuple et l’ erreur d’appréciation de certaines réactions avortées. Loin de nous relever, nous avons continué à nous amoindrir.

 Des réformes sans préparation ont été appliquées sans conviction. Des attaques contre nos anciennes-colonies,

attaques lâches et traîtresses, n’ont pas toujours occasionné des réactions vigoureuses. Bien mieux, certains n’ ont pas

craint d’ y applaudir et d’ en tirer prétexte à des trahisons personnelles. Une unité de vue à éclipses,

une direction parfois hésitante n’ ont pas apporté au peuple la satisfaction de se sentir gouverné avec une fermeté totale.

 

Nous apprendrons un jour avec stupeur jusqu’ à quel point les intrigues de Mai 68 ont tenté d’ influencer le dévouement

à la patrie et les décisions d’un homme qui, grand chef de guerre, a dû lutter pied à pied contre des intrigues politiciennes

dont la vulgarité cadrait mal avec son génie.

 

Une telle situation ne peut durer sans aboutir aux pires calamités, sans engendrer des maux plus pénibles

encore que ceux issus de la guerre.

 

En dépit de toutes les oppositions, doit naître la  COMMUNAUTÉ  SOCIALE française, destructrice des castes,

des égoïsmes, des paresses, des indifférences au bien de la patrie et du retour offensif d’ un esprit de religion politique.

 

Dès 1940, et pire encore à partir de 1968, de trop nombreux dirigeants ont consacré leurs efforts à sauvegarder en sous-main,

à la faveur de ce qu’ ils imaginaient être d’ habiles faux-fuyants, la société capitaliste telle qu’ elle est née à la fin

du XVIII ème S. – et par là nous entendons la société parasitaire –

 

2014 verra se déployer au grand jour la révolution sociale dont renaîtra la force française, grâce à la cohésion d’ idéaux

conformes aux nécessités politiques et économiques du XXI ème siècle.

 

Un peuple ne peut être réformé sans un programme. Ce n’ est pas en s’ aventurant dans la brume qu’ il retrouvera

l’ étoile perdue. S’ il est composé d’ êtres normaux, il doit fatalement se détourner de l’ effort  jusqu’ au jour où,

il aura compris vers quelle formation politique il doit se diriger et par quel genre de révolution il y parviendra.

Lire les rubriques sur ce blog:

Elections et Démocratie sont antinomiques »

ainsi que:

 »Le libre arbitre: comment le réduire en peau de chagrin! Conséquences de notre veulerie »

Aucun homme sincère, ayant conscience de sa valeur, et bon manager de cette valeur, n’ acceptera

désormais de se laisser guider par des phrases empruntées aux placards électoraux ou aux comptes-rendus

du gouvernement. A des situations nouvelles et exceptionnelles, il faut des remèdes nouveaux , courageux et dynamiques,

adéquats et pratiques. Plus de contes de la Mère-Grand, plus de bonnes paroles: des actes, et des hommes

pour soutenir ces actes ! Assez de débris de pensées flottant sur tous les courants.

 

Le seul fait qui puisse actuellement acquérir une importance aux yeux de ceux pour qui l’ action compte en première ligne,

c’ est l’ établissement d’ un programme.

Des essais chaotiques de réformes, des tentatives de chartes du travail ou de l’ agriculture, de laïcité,  des traités internationaux

qui ne respectent pas les peuples, enfants nés avant terme, ne procurent à l’ opinion publique que le sentiment très net d’ un

désarroi profond, auquel s’ ajoute le mépris d’ une réaction qui ne s’ est démasquée que pour se ridiculiser.

Il est plus que temps de renoncer à embaumer le peuple dans l’ imbécillité.

 

Il n’ est pas admissible et il ne sera pas admis que la France soit encore dirigée par des coteries partisanes

qui entendent ne rien relâcher de leurs anciennes habitudes égoïstes et qui, bien au contraire, s’ appliquent

à les renforcer.

 

Le sentiment général que nos forces latentes et inemployées doivent se joindre et s’ agglomérer est si vivace que nous allons

assister à la naissance spontanée de comités dans toutes les villes de France, riches d’ espérances, de certitudes et

de données pratiques.

Toutefois, cette constellation de Comités de Résistance, de Réflexions, d’ Interpellations et d’ Actions

– CRRIA – devra être fédérée au sein de l’association  »La Grande Alliance Nationale »

et c’ est tous ensemble que nous répondrons aux questions qui se posent aujourd’ hui dans notre pays, dont la priorité fixera

notre ligne de conduite et d’ actions.

C’ est tous ensemble que nous déterminerons les éléments de base pour reconstruire la France et par quel moyen nous

parviendrons à cet objectif, car le point crucial, c’ est cela:

définir ce qu’ on veut, et comment on le veut.

 

Il ne saurait s’ agir de transmuter la France en un Etat communiste ou socialiste.

Ce sont là deux désignations des luttes électorales d’ autrefois; elles sont périmées à nos yeux.

Le communisme et le socialisme, souvent difficiles à distinguer l’ un et l’ autre, ont en outre le grave défaut d’ avoir, depuis de

trop nombreuses années suscité des luttes, des conflits, des craintes et des déceptions sans nombre.

Le vocable socialisme est une arme émoussée qui n’ effraie plus les réactionnaires, car ils ont eu le temps

de placer leurs hommes de main au sein de ce parti.Il n’ inspire d’ ailleurs pas confiance aux salariés eux-mêmes.

Après avoir suivi avec foi les chefs du mouvement socialiste, ils n’ont récolté que déceptions, misères plus poignantes et

guerres sans honneur.Le fait que quelques militants importants se sont pourvus de grasses prébendes ne justifie pas

le sacrifice et les rancœurs durables imposée à la masse.

Nous ne voulons pas davantage que la France suive servilement le fascisme ou le national-

socialisme.

 Les préceptes et directives sur lesquels l’ ensemble des CRRIA devra réfléchir devront avoir pour but d’ inculquer au peuple

de France l’ idée de sa grandeur, de son honneur, de sa force et des sacrifices qu’ il doit consentir au bien public.

Nous devons concevoir et appliquer, et ce malgré  le diktat de l’ Union Européenne qui dilacère toute initiative prise au niveau

nationale - l’ UE n’ étant pas l’ Europe et encore moins la vraie France-

une formule française, et entièrement française de redressement national, à laquelle tous nos compatriotes puissent se rallier

avec un minimum d’ abandon de leurs conceptions personnelles et un maximum de logique, de raison et d’ équité.

 

Nous devons entendre que tous, tant que nous sommes, nous devons nous plier à des règles de conduite très déterminées

que nous aurons eu l’ intelligence de nous imposer à nous-mêmes afin de pouvoir vivre les uns et les autres

sans heurts, sans haine, unis par cette irréfutable admission que nous sommes tous compagnons de travail et,

lors des moments de relâchement de ce travail, compagnons de joie dans la satisfaction du devoir accompli.

Nous ne sommes pas destinés à vivre en tant que socialistes, agressifs envers tous ceux qui ne sont pas rangés sous leur bannière,

ou comme nationalistes, envieux d’ accaparer à leur profit les revendications d’ un drapeau qu’ ils n’ ont pas mieux défendu que les autres.

 

Nous ne sommes pas non plus destinés à vivre en tant que capitalistes modèle fin XVIII ème,

modifié  XIXème, remodifié  XX ème et  XXI ème siècle:

 Ce type de capitalisme que le philosophe H.Mascure dénonce en le qualifiant de  »crime contre l’ Humanité » !  Et il a raison !

 Non, nous sommes des êtres destinés à vivre côte à côte, à marcher coude à coude, à réussir ensemble ou à périr ensemble.

Le progrès ne serait qu’ un vain mot s’ il n’ avait pas pour résultat tangible celui de nous faire accepter

l’ idée de l’ homme social, c’ est à dire de l’homme qui doit rendre à la société autant qu’ il a reçu,

et en proportion de ce qu’ il a reçu.

 

Il est entendu qu’ une société ne peut accorder à ses membres plus de droits qu’ ils n’ acceptent de devoirs.

 L’ homme social est celui qui sert la communauté avant de servir ses intérêts particuliers, intérêts qui conservent

toute leur valeur et reprennent tous leurs avantages personnels dès que cet homme social a accompli la  »tâche » qui lui est assignée

dans l’ ensemble de la nation.

L’ homme social doit se dépouiller de tout esprit de lucre et de spéculation. Il n’ a le droit de devenir un lutteur que tant qu’ il combat

pour la communauté.

L’ homme social est un citoyen chez lequel les propensions égoïstes sont refoulées au second plan, sa première raison de vivre

étant l’ intérêt général et sa règle de conduite étant l’ observation des lois qui régissent la nation en tant que communauté.

 

Pour obtenir la refonte du citoyen français actuel (terme qui englobe toutes les françaises et tous les français quelque soit leurs

positions sociales respectives), trop indifférent à tout ce qui n’ est pas l’ horizon restreint de sa petite existence, pour transformer

cet être naturellement intelligent, mais dépouillé de la grandeur de son caractère par la pratique des vilénies accumulées pendant

des lustres, il faut établir un programme. Ce programme comporte 4 points principaux:

 

1/ Le premier  est la reconnaissance du principe d’ autorité, lequel ne peut se concevoir et ne peut s’ exercer sans l’ acceptation

de la responsabilité personnelle de tous et à tous les échelons de la hiérarchie. Des sanctions impitoyables doivent consolider

l’ exercice de l’ autorité.

 

2/ Le second  est la conception et l’ application d’ un principe indispensable à la sauvegarde et à la prospérité de la nation

française dans le futur. Il comportera:

 

- L’ élimination des éléments les plus dangereux pour notre pays,

-un contrôle strict des flux migratoires,

- un contrôle sévère mais indispensable s’ appliquera lors de la nomination des directeurs des affaires publiques par le gouvernement:

- Ces directeurs ( magistrature comprise)  ne devront pas appartenir à des clubs très fermés tels que le Bilderberg,

le Siècle, la Franc-Maçonnerie, La Commission Trilatérale, Le Bohemian Club, Le Skull and Bones, etc…

qui se définissent en qualité de think-thank et qui ne sont en réalité que des regroupements d’ intérêts personnels nuisibles

à la communauté;

-de même, la nomination de ces directeurs, français, mais issus des diverses communautés religieuses acceptées et agissantes

sur notre territoire fera l’ objet d’ un contrôle qualitatif et quantitatif renforcé.

 

3/Le troisième porte sur une révision complète des notions que nous avons entretenues jusqu’ ici au sujet des rapports

du travail et du capital.

Quelles que soient les mesures envisagées et appliquées dans les autres pays, on n’ a cherché, jusqu’ à présent, qu’ à réconcilier

le mieux possible les représentants de ce qu’ on considérait comme deux fonctions sociales distinctes, le travail et le capital,

en leur faisant comprendre qu’ ils sont  également indispensables au fonctionnement de l’ Etat et également responsable

devant la communauté. Cette manière d’ envisager le capital et le travail ne correspond plus, selon nous, à la réalité.

Laisser subsister l’ idée du  capital et du travail comme séparés l’ un de l’ autre est une donnée désormais erronée. Le capital ne

représente pas essentiellement la direction et le travail l’ exécution.

Le travail et le capital ne coexistent plus côte à côte, car dans le monde moderne des communautés, le travail seul

englobe toutes les activités,

le capital n’ étant qu’ une des manifestations du travail universel et devant lui être soumis.

Il faut donc élaborer un système dans lequel le travail et le capital ne soient plus qu’ une seul et même nécessité au service

de la communauté. Dans cette conception seule le travail et le capital ne seront plus opposés l’ un à l’ autre mais simplement réconciliés.

C’ est à la condition que le travail englobe le capital que la stabilité sociale pourra se développer.

 Une telle conception n’ a pas encore été exposée au grand jour. Elle le sera dans tous ses détails lorsque le moment opportun de la rendre

publique se présentera.

Elle est en tout cas essentiellement neuve et française dans son essence et dans son esprit.

C’ est là que L’ Etat a un rôle prépondérant, capital à jouer, car jamais les capitalistes d’ aujourd’hui’ hui,

qui sont tous issus des familles capitalistes de la fin du XVIII, n’ accepteront le principe même d’ un

partage équitable;

.

Il est donc indispensable que l’Etat amorce la pompe en décidant de déclencher la mise en oeuvre  du:

 « Plan Marshall pour l’ Emploi – Les Ateliers du dû »

-voir sur ce blog le détail de cette rubrique-

Egalement, je vous invite à vous plonger dans la lecture, sur ce blog,  des rubriques suivantes:

« REFORME FONDAMENTALE DE LA CONDITION SALARIALE OUVRIÈRE »

« LE SALARIE, L’ ENTREPRISE ET LA SOCIÉTÉ: Exploitation, oppression, tyrannie…jusqu’ à quand ? »

 

4/Le quatrième porte sur l’ exigence que pour obtenir la cohésion de tous les éléments de la communauté, les codes

napoléoniens devront céder la place à des lois conçues dans le but d’ affirmer et de maintenir la prédominance de la

communauté sur l’ individu.

Le fatras législatif actuel doit être balayé. Des notions juridiques claires, facilement assimilées par tous,

devront remplacer l’ obscurité de textes périmés.

L’ équité aura le droit de faire entendre sa voix, et nous pourrons alors constater que les lois sont instituées pour aider les

hommes à vivre et non pour les brimer.

 

Autour de ces quatre principes fondamentaux du renouveau français viendront se grouper d’ autres principes découlant des premiers,

tels que:

la suppression totale du capital spéculatif.

-l’ obligation du travail pour chaque citoyen selon ses connaissances et ses capacités.

- les mesures de sauvegarde de la famille et des bien ruraux, dont la multiplication doit être envisagée comme une des bases

essentielles d’ un sain développement de la communauté.

-la liberté absolue de la presse.

 

Un immense scepticisme, concernant la ligne politique suivie par nos gouvernements depuis plus de quatre décennies,

s’ exprime partout en France mais, au fond du coeur, nous entretenons tous une espérance que quelque chose de grand

se produira; pas la guerre planétaire qu’ une certaine oligarchie, démente, souhaite,  mais plutôt :

 -qu’ un changement vers le juste est en marche,

 -que vraiment les culpabilités monstrueuses seront châtiées et que d’ autres coupables, nombreux, se verront dans l’ obligation

de payer à la communauté les dettes qu’ ils auront contractées par leur négligence honteuse ou leurs mensonges criminels.

 

 Nous nous demandons si, par hasard, nous allons assister à des transformations radicales de la volonté

d’ étouffement qui a toujours présidé les jugements de ce genre, et dont la première serait précisément de

reconnaître que la négligence des devoirs d’ une haute charge, que l’ acceptation volontaire de lancer

un peuple dans des guerres qui ne le concernent pas, de le tromper, de le détrousser, et de le jeter,

pantelant, sur les routes sans abris ne sont pas des crimes politiques, mais des méfaits de droit commun

de la pire espèce.

 

Cette révolution nationale peut revêtir deux aspects:

 

1/ Elle peut affecter l’ émergence de décisions successives et de référendums et se développer dans une évolution

calme et digne,

 

2/ ou bien, devant le nouveau déni de justice, devant l’ éternel recommencement des compromissions politiques,

devant le soutien occulte que tous les coupables, ceux qui sont en prison et ceux qui n’ y sont pas encore, s’ apportent

les uns aux autres pour circonvenir le tribunal, devant le fait brutal que le désastre financier, économique et social n’ aura même

pas servi à faire condamner tous les misérables fomentateurs, tous les responsables directs et indirects, dont l’ égoïsme aura été

pesé sur la balance et trouvé plus important que le redressement moral et matériel de la communauté,

devant cette évidence d’ un mauvais vouloir inhérent à un régime qui entend survivre à ses crimes,

l’ évolution se transformera en révolution, dans le sens où ce mot convie l’ idée du sang qui coule

et du peuple qui se venge. Le peuple alors, aura raison de prendre en main ses propres destinées.

 

Qu’ on ne s’ y trompe pas: rien au monde n’ empêchera la transformation de la France en une Communauté sociale,

car il y a des lois psychologique qui sont aussi inéluctables que le sont les lois physiques. La seule question qui puisse

se discuter encore, c’ est de savoir si  la France qui viendra se formera lentement, posément, en fille de la logique,

de la raison et de la générosité naturelle de son peuple, ou si elle s’ imposera dans le tumulte, dans les cris, dans l’ explosion

des rancœurs, dans le hurlement des vengeances et dans l’ odeur de sang.

 

L’ heure est venue de développer ce programme.

 C’ est à dire de créer la dynamique, autrement dit le mouvement qui doit prendre en charge cette révolution :

Pour cela,  La Grande Alliance s’offre en qualité de base logistique, via les CCRIA (Comité de Résistance,

de Réflexions, d’ interpellations et d’ Actions) dont la création rapide et spontanée dans chaque ville de France

est désormais vitale pour l’ avenir de nos enfants et pour le rayonnement des vraies valeurs de tous les pays européens

sur le reste du monde.

 

Contactez nous sur le blog : yvangavoille.unblog.fr (puis cliquez s/pressbookbinder) ou sur Facebook, ou par e-mail: yvan.gavoille1 @outlook.fr

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CHANGEMENT CLIMATIQUE OU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

Posté par yvangavoille le 14 juin 2015

17 septembre, 14:04

Géo-ingénierie et contrôle climatique

Géo-ingénierie et contrôle climatique © Photo : ru.wikipedia.org

QUOI DE NEUF SUR LE SOLEIL ?     Sélection du Reader’sDigest Novembre 1981       Les astronomes découvrent des phénomènes qui pourraient avoir d’ énormes répercussions sur l’ avenir de la planète.   Le 04 avril 1980, un nouvel engin spatial américain, le satellite Solar Max, décelait une brusque diminution du flux d’ énergie libéré par le soleil.La variation observée n’ était que de 0,2% , et au bout de 4 jours l’ astre avait repris son éclat normal. Mais un mois plus tard, le même affaiblissement se reproduisit durant 5 jours. Ainsi fut découvert l’ un des plus troublants phénomènes astronomiques : le soleil, qui donne la lumière et la vie à notre coin de cosmos , vacille telle une chandelle au gré de la brise !   La Terre, ne l’ oublions pas, lui doit 98% de sa chaleur, le reste étant d’ origine géothermique. C’ est lui qui suscite les nuages de pluies et de vents ; il est la source d’ énergie indispensable à la vie des végétaux dont, en définitive, tout le règne animal tire sa subsistance.   Que son éclat diminue, ne fût-ce que de 2% pendant une décennie et, affirment les climatologues, le froid et la neige s’ établiraient à longueur d’ année dans la plupart des régions qui connaissent normalement des hivers rigoureux.   Depuis l’ Antiquité qui le vénérait comme un dieu, le soleil passait pour parfait et immuable. Puis, au XVII è siècle Galilée, avec sa lunette rudimentaire, y décela des taches, ce qui contribua à lui valoir les ennuis que l’ on sait. Par la suite, la science moderne le définit comme une étoile brillante constante. Elle explique qu’ il est une boule de gaz de 1.390.000 million de kilomètres de diamètre, née il y a 4 milliards d’ années de la condensation d’ un immense nuage d’ hydrogène. La pression énorme de l’ effondrement gravitationnel y déclencha la réaction de fusion nucléaire qui en porte la température interne à 15 millions de degrés. Au cœur de cette fournaise, 600 millions de tonnes d’ hydrogène par seconde se transforme en hélium, tandis que 4 autres millions de tonnes se convertissent en énergie sous la forme de rayonnements divers, X et gamma, entre autres. Il faut à ces radiations plus d’ un million d’ années pour traverser la masse intérieure dense et émerger à la surface de l’ astre auquel elles donnent son éclat radieux. Cette surface est souvent le théâtre de violentes explosions, les éruptions solaires, dont la puissance équivaut, dans certains cas, à celle de 10 millions de bombes H de 1 mégatonne (unité servant à mesurer la puissance d’ un explosif nucléaire, correspondant à l’ énergie produite par l’ explosion d’ une charge de un million de tonnes de trinitrotoluène (explosif brisant de grande puissance) – symbole Mt -.   Le maximum d’ activité éruptive tend à coïncider avec le maximum d’ étalement des taches solaires dont l’ étendue varie selon des cycles de onze ans.   Malgré cette turbulence, on affirmait encore, voici 10 ans, que le flux d’ énergie rayonnée était une grandeur invariable, correspondant à une  »constante solaire ». Là-dessus, certaines mesures effectuées dans des observatoires soviétiques semblèrent indiquer l’ existence de variations pouvant aller jusqu’ à 2% au moment du maximum d’ étalement des taches. A leur tout, les Américains firent de semblables constatations à l’ occasion d’ études sur l’ atmosphère.    

 

  Le Solar Max. Le soleil est il vraiment une étoile constante, ou ne faut il pas plutôt le ranger parmi les étoiles variables ? La question se pose avec une particulière acuité à la suite de certains phénomènes climatiques : hivers extrêmement rigoureux dans les zones froides ou tempérées, sécheresse sans précédent dans les zones subtropicales. C’ est pour y répondre qu’ à l’ approche du dernier maximum de taches solaires 60 observatoires de 18 nations différentes décidèrent de coordonner leurs travaux. Cette étude collective qui devait nous révéler notre étoile sous un jour aussi neuf qu’ étonnant reçut le nom d’ Année internationale du maximum solaire, dénomination quelque peu approximative puisqu’ elle devait se prolonger 19 mois, d’ août 1979 à février 1981.   La NASA a participé à cet effort mondial par une opération qui d’ ailleurs s’ insérait également dans son propre programme décennal d’ études solaires, auquel elle consacre 5 milliards de dollars. Ce fut le lancement, en février 1080, du Solar-Max, un satellite de 2.250 Kilos coûtant 80 millions de dollars. Placé en orbite à 575 kms de la Terre, il braque ses appareils d’ observation vers le soleil, à 150 millions de kilomètres de distance. Le 4 avril 1980, il confirmait la réalité de la baisse d’ énergie conjecturée par certains chercheurs. Le soleil était donc manifestement une étoile variable.   Pour sa part, Jack Eddy, un astrophysicien du Centre national de recherche sur l’ atmosphère à Boulder, dans le Colorado, ne fut aucunement surpris. En effet, 4 ans plus tôt, il avait découvert la preuve historique du phénomène. En étudiant quantité de rapports d’ observation de l’ activité solaire remontant jusqu’ à Galilée, il avait été frappé de ne trouver à peu près aucune trace de taches entre 1645 et 1715 . Cette curieuse absence avait déjà été signalée, vers 1890, par Walter Maunder, un astronome de l’ observatoire royal de Greenwich, à Londres.Mais la plupart de ses collègues ne l’ avaient alors pas pris au sérieux. Eddy étudia de plus près ce  »maximum de Maunder »et en découvrit de nouvelles confirmations dans les archives astronomiques de Chine et de Scandinavie. Pour cette même période de 70 ans, les premières indiquaient une semblable raréfaction des taches solaires, et les secondes une forte baisse d’ intensité des aurores boréales.

 

  Petite glaciation. L’ étude de la teneur des arbres en carbone 14 devait corroborer ces indications. Lorsque les taches solaires sont plus nombreuses, le vent solaire – le flux des particules électrisées émise par le soleil – s’ intensifie et devient assez fort pour chasser les rayons cosmiques du système solaire. Dès lors, il y a moins de carbone 14 sur notre planète, car cet isotope résulte de l’ action desdits rayons sur le carbone simple. La baisse se retrouve donc dans les cercles annuels des arbres dont certains atteignent, rappelons le, jusqu’ à cinq mille ans. Or par l’ analyse desdits cercles, on eu confirmation de l’ existence du minimum de Maunder, car on trouva au contraire, des teneurs en carbone 14 anormalement élevées entre 165 et 1715, ce qui impliquait une diminution des taches durant la même période.De la même manière, Eddy découvrit aussi, non sans étonnement, une autre diminution importante du nombre des taches entre 1400 et 1510, ainsi qu’ un maximum antérieur auquel il donna le nom de  »maximum médiéval ». Finalement, il détermina 12 variations majeures de l’ activité solaire durant les cinq derniers millénaires, y compris un maximum dont le début coïncidait sensiblement avec la date de naissance du Christ. Chacune, comme il put le constater s’ était accompagnée d’ une transformation globale des conditions météorologiques. Le minimum de Maunder par exemple est qualifié par les climatologues de  »petite glaciation ». L’ Europe connu alors des froids exceptionnels. La Tamise à Londres, et le Rio Grande en Amérique, gelèrent à plusieurs reprises. A l’ inverse, le maximum médiéval fut marqué, en Europe, par une douceur extrême du climat . Il y eut une explosion démographique en Scandinavie, et les Vikings colonisèrent le Groenland et une région qui est probablement la Nouvelle Ecosse.Ces contrées étaient alors, semble t’il, tempérées. Du moins si l’ on se souvient que les Vikings les nommèrent respectivement Terre verte et Terre des vignes du fait que la première était verdoyante et qu’ il poussait sur l’ autre de la vigne sauvage.Puis une nouvelle modification de l’ activité solaire provoqua une nouvelle vague de froid qui sévit cruellement en Europe et mit fin aux colonies de l’ Atlantique Nord. Lorsqu’ il en vint à étudier des cercles annuels qui sont liés à notre époque, Eddy constata qu’ elle correspond à un maximum d’ activité solaire, anormalement élevée. Ce qui nous paraît une température ordinaire est en fait une température exceptionnellement chaude. Mais, attention ! L’ histoire montre que ces périodes tendent à se terminer brusquement. Autre point inquiétant : il semblerait, toujours selon le même chercheur, que le soleil se contracterait plus vite qu’ on ne le croyait possible, (selon lui le soleil devrait se consumer en cinq milliards d’ années). Ce phénomène, il l’ attribue à une lente et puissante oscillation qui serait actuellement dans sa phase de mise en tension : l’ énorme gravité de l’ astre se repliant en quelque sorte sur elle-même. De là un raccourcissement momentané de son diamètre et une possible variation d’ éclat. La vitesse de contraction serait elle aussi variable, et ce serait un autre trait d’ instabilité de notre étoile.  

 

Rivière magnétique. Si cette hypothèse était exacte, il en résulterait que le soleil ne tire pas son énergie de la seule fusion atomique, mais aussi, pour partie du moins, des oscillations de son enveloppe superficielle. Dans ce four de fusion qu’ est notre étoile, les électrons, brusquement séparés des noyaux atomiques et projetés vers la surface, forment de gigantesques courants électriques. Or, là comme ailleurs, la circulation d’ électricité engendre des champs magnétiques, et ceux-ci forment, semble t’il, des sortes de tubes de force autour des flots ascendants d’ électrons. Les taches solaires apparaîtraient lorsque ces tubes émergent à la surface de l’ astre .   En 1980, en Californie, les astronomes Robert Howard et Barry J. La Bonte découvraient à la surface du soleil ce qu’ on pourrait appeler des  »rivières magnétiques ». Ce sont des courants qui, tous les onze ans, s’ écoulent simultanément des deux pôles, en s’ enroulant en spirale autour de l’ astre ; au bout de vingt-deux ans, alors qu’ ils approchent de l’ équateur solaire, ils disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ ils étaient apparus;On pense qu’ ils pourraient fournir une explication de l’ origine des taches, car c’ est au moment où ils atteignent une latitude Nord ou Sud d’ environ 30 degrés qu’ elles commencent à surgir dans l’ espace intermédiaire. Les taches solaires se forment par paires. Elles sont de couleur sombre et plus froides que la surface qui les entoure. Leur puissant champ magnétique retient en effet les gaz chauds et les empêchent de s’ échapper en bouillonnant comme partout ailleurs. Elles finissent pas disparaître, englouties dans la masse solaire, en même temps que les courants précédemment décrits.

  Taches solaires et climats. En avril 1980, le Solar Max observa le surgissement d’ une boucle gigantesque de matière dite boucle magnétique, d’ où jaillit un prolongement en forme d’ arche qui se mit à osciller. C’ était là l’ effet d’ une éruption solaire, l’ un des cataclysme les plus puissants de l’ univers et qui peut avoir un considérable retentissement sur notre planète. Imaginez un ouragan qui se déchaînerait dans le flot de particules électrisées venues du soleil et qui balaie la moitié de notre système solaire. Telle une première onde de choc, un éclair de rayons x frappe notre atmosphère huit minutes après avoir été émis par le soleil. Il provoque l’ interruption d’ émissions radio et des signaux de satellites, trouble les images des écrans radar. Une heure après l’ éruption arrive une vague de protons rapides, en l’ espèce des noyaux d’ atome d’ hydrogène. Puis, pendant plusieurs jours, c’ est le bombardement de particules diverses et le choc des champs magnétiques, perturbations aux multiples effets : aurores boréales, coupures de courant et décharges dans les lignes téléphoniques. Ajoutons que, détruite peu à peu par les éruptions solaires, la couche d’ ozone de l’ atmosphère laisse passer de plus en plus de ces rayons ultraviolets auxquels, notamment, on peut imputer certains cancers cutanés. Voilà bien longtemps que l’ on cherche des liens entre le temps qu’ il fait et l’ activité solaire. La complexité des mécanismes météorologiques en rend la preuve difficile Mais on est maintenant certain qu’ une éruption solaire a pour effet de réchauffer la haute atmosphère et de la dilater. On attribue même à ce phénomène la chute de Skylab, la première station spatiale américaine perfectionnée, qui eu lieu en 1979, à un moment où les taches solaires étaient particulièrement nombreuses. On a remarqué depuis des siècles, et plus précisément au cours des quelques dernières années, que la sécheresse frappe les hautes plaines des États-Unis tous les vingt-deux ans. N’ y a t’ il pas là un rapport direct avec le cycle des taches ? D’ autre part, plusieurs chercheurs ont noté que dans les périodes d’ intense activité solaire les orages sont plus fréquents et plus violents. Peut on faire de semblables constatations en ce qui concerne les pluies, la force des vents ou la nébulosité ? Là-dessus, les réponses divergent. En revanche, il paraît avéré que l’ action du soleil sur le champ magnétique de notre planète infléchit le cours de ces gigantesques courants d’ air que sont les vents de haute altitude, tel celui qui provoqua des froids exceptionnels dans l’ est des Etats-Unis entre 1976 et 1979. L’ observation du soleil montrait alors que le nombre de taches augmentait moins vite que prévu. Puis il se remit à croître au début de 1979, et en mars 1980 atteignait un maximum qui n’ a été qu’ une seule fois dépassé. L’ hiver précédent avait été doux. La vague de chaleur de l’ été 1980 aux États-Unis fut la plus terrible depuis de longues années.   Ainsi, grâce à la recherche scientifique et en particulier aux observations du satellite Solar Max, on est mieux à même de comprendre de quelle manière le soleil agit sur notre existence. Reste à découvrir la cause de ses variations d’ éclat.   Ce qui ne fait aucun doute, en tous cas, c’ est qu’ il joue un rôle éminent sur les hommes et sur leur histoire.        

 

34 ANS PLUS TARD on peut lire ce qui suit qui est plein d’ enseignements quant à la façon dont nos gouvernements nous présentent  »le problème » 

 

Par La Voix de la Russie | Skyguards, qui a tenu à Bruxelles le 8 et 9 avril 2013 un débat (intitulé Au-delà des théories sur la modification climatique – la société civile contre la géo-ingénierie) sur la géo-ingénierie répandant par des épandages quotidiens des agents chimiques dans le ciel, attend de passer à la commission des pétitions. Du 18 au 21 août a eu lieu à Berlin une conférence sur la géo-ingénierie et le climat. Josefina Fraile de Skyguards, qui était à Berlin, témoigne de la volonté des experts du climat d’introduire de manière durable le contrôle du climat par les épandages dans le ciel. Josefina Fraile Martin nous parle de ces nouveaux nuages qui nous sont devenus familiers dans notre ciel et qui n’existaient pas dans notre enfance.

Géo-ingénierie. Les experts du climat disent qu’il faut lutter contre le réchauffement climatique, et la géo-ingénierie est présentée comme une solution pour lutter contre le réchauffement climatique. « Dr. Rosalie Bertell, chercheur, épidémiologiste, physicien nucléaire et prix Nobel alternatif de la paix, a dénoncé en 2005 les épandages aériens et les graves conséquences pour la santé des gens et la vie sur la planète. Il est incompréhensible de voir comment le Parlement européen est resté silencieux depuis la publication du rapport sur la sécurité, l’environnement et la défense qui a été présenté en janvier 1999 par Maj Britt Theorin. Entre 2003 et 2012, 8 députés (Breyer, Lannoye, Meijer, Higgins, Turmes, Childers, Rossi, Panayotov), ont posé des questions à la Commission européenne sur les questions liées à la pulvérisation aérienne clandestine et la géo-ingénierie. La Commission n’a pas accepté ces questions. Le Parlement européen ne répond pas aux questions. Nous avons à faire à un déni de la citoyenneté européenne », expliquait Josefina Fraile Martin dans le débat tenu en avril 2013. Au cours de l’année 2014 les mentalités ont évolué car la commission des pétitions du Parlement européen a décidé de retenir la pétition de Skyguards, mais la date de l’audition n’est pas encore connue.  Skyguards, qui a tenu à Bruxelles le 8 et 9 avril 2013 un débat (intitulé Au-delà des théories sur la modification climatique – la société civile contre la géo-ingénierie) sur la géo-ingénierie répandant par des épandages quotidiens des agents chimiques dans le ciel, attend de passer à la commission des pétitions. Du 18 au 21 août a eu lieu à Berlin une conférence sur la géo-ingénierie et le climat. Josefina Fraile de Skyguards, qui était à Berlin, témoigne de la volonté des experts du climat d’introduire de manière durable le contrôle du climat par les épandages dans le ciel. Josefina Fraile Martin nous parle de ces nouveaux nuages qui nous sont devenus familiers dans notre ciel et qui n’existaient pas dans notre enfance. Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_09_17/Chemtrails-geo-ingenierie-et-controle-climatique-5376/ Conférence de Berlin. La conférence à Berlin « Climate Engineering » qui a eu lieu au mois d’août a réuni de nombreux chercheurs en sciences humaines et en sciences sociales. « J’y étais simplement en tant qu’observatrice. Nous avons plus de choses à dire que les intervenants. Eux, ils utilisent la technique du marketing pour parler de la géo-ingénierie. Vous savez pour de simples citoyens c’est dur de comprendre qu’il existe une technologie pour contrôler le climat. Même les personnes avec des diplômes n’y croient pas. Durant la conférence de Berlin, je leur ai dit que leurs études ne sont pas fiables. Le but est de vendre au public cette technologie. Avant ils parlaient du réchauffement climatique. Ils ont parlé du changement climatique et de la géo-ingénierie et maintenant ils parlent de la géo-ingénierie durable. Ils utilisent des mots dépourvus d’émotions pour habituer le public à ce sujet. A titre d’exemple le mot Chemtrail est un mot banni car ceux qui l’emploient sont catalogués comme étant conspirationnistes. Cela permet d’éviter de rentrer dans le cœur du sujet », dit Josefina Fraile Martin lors de notre entretien. Géo-ingénierie et nuages télécommandables. « L’emploi de la géo-ingénierie est une menace pour la terre et pour toutes les espèces vivantes. Ce qui se passe tous les jours dans le ciel, ce n’est pas officiel mais c’est clandestin ou illégal», affirme Josefina Fraile Martin en soulignant que « ce n’est pas seulement une expérience car de grosses sommes d’argents sont employées. C’est comme si ils étaient des tueurs car ils connaissent les conséquences. Ils disent que cela détruirait la terre. Ces traînées, vous les voyez partout sur le globe, même en Russie. Contrôler le climat est une question de sécurité nationale ». Owning the weather by 2025, un document de l’armée, explique le contrôle du climat employé comme une arme dans un but militaire. « Ils veulent changer la perception de la société face à ce danger. Ils trouvent une application civile pour la géo-ingénierie. Ils ont lancé la question du réchauffement climatique dans ce but. L’ionosphère étant instable, les chercheurs en manipulation climatique veulent construire une ionosphère plus stable pour contrôler les communications. Vous savez si vous contrôlez les robinets du monde, vous possédez la planète en contrôlant les ressources de la planète», continue Josefina, qui nous révèle que la science fiction est devenue réalité. «Ces nouveaux nuages sont déplacés par des hautes fréquences. Ils donnent des ordres par ordinateur pour déplacer les nuages. Les effets apparaissent naturels. Des cyclones ou des tremblements de terre ne peuvent pas être prouvés. En plus cela provoque des maladies de la peau, de l’autisme, les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Ils travaillent avec des Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_09_17/Chemtrails-geo-ingenierie-et-controle-climatique-5376/

 

Scandale scientifique : le bidouillage des données sur les températures pour faire croire au réchauffement d’origine humaine !!! (The Telegraph)

Hahaha !!! Énorme !

Alors là encore je pensais que c’était la « Théorie du complot » moi ! (à la fin les gens vont se jeter sur tout ce qui porte le tampon « Théorie du complot », et ils auront raison comme je l’ai expliqué, chaque  « Théorie du complot » qui s’avére ne pas en être une annihile ce concept, c’est le double effet  « Théorie du complot » )

C’est un des plus gros scandale, une fraude scientifique qu’on dénonce depuis toujours, le pseudo réchauffement anthropique qui est en train d’être mis à jour !!!

Figurez vous que il y avait, et il y a toujours, un « ajustement » des températures , qui se fait au service de « la peur du réchauffement  » : on augmente artificiellement les températures, on bidouille pour maintenir la peur , et c’est The Telegraph qui le dit ! 

Mais ce Papier ne répond pas à une question essentielle : qui exactement produit et diffuse cette peur, qu’on retrouve un peu partout ?

Je suis sur que vous avez une idée, mais c’est sûrement une « Théorie du complot » … haha . Z .

Christopher Booker, journaliste « climato-sceptique » au Telegraph de Londres, vient de publier un article où il pointe le bidouillage des données sur les températures en vue de faire croire au réchauffement d’origine humaine. La « Grande peur » du XXIe siècle repose selon lui sur « le plus grand scandale scientifique de tous les temps ». Son papier est à la une des informations les plus lues du site du quotidien britannique, signe que le matraquage politico-médiatique sur le « climat » suscite bien des réserves de la part du public. La fonte des glaces arctiques n’est pas causée par le réchauffement, assure-t-il. Son seul article a suscité près de 15.000 commentaires, pour ou contre : cela est déjà une indication de l’existence d’un débat alors même que ce débat est largement tabou dans le monde scientifique.
 

La panique du réchauffement repose sur des chiffres qui ont été « ajustés », bidouillés, trafiqués en vue de faire croire à une situation très différente de ce qu’elle est dans la réalité, assure Christopher Booker. Après avoir signalé les travaux d’un chercheur qui, preuves à l’appui, a montré que des données recueillies dans trois stations du Paraguay avaient été carrément inversées pour indiquer un réchauffement sur 60 ans alors que dans les faits c’est un refroidissement qui avait été enregistré, il revient à la charge avec de nouveaux exemples de données faussées.

Réchauffement” : ajustement des températures à la hausse

Paul Homewood, ledit chercheur, a en effet analysé les données d’une multitude d’autres stations météorologiques en Amérique du Sud : partout, il a constaté les ajustements et bidouillages à sens unique. Des ajustements réalisés dans un premier temps par le Global Historical Climate Network, agence publique américaine, avant d’être repris et amplifiés par le Goddard Institue for Space Studies et le National Climate Data Center, et au bout du compte « extrapolés » pour l’estimation d’un semblable réchauffement des températures dans d’importantes zones de la planète où aucune mesure n’est prise sur le terrain.
 

Plus spectaculaire encore : Homewood étudie désormais les stations météo de l’Arctique, depuis le Canada jusqu’en Sibérie, et assure que les températures ont été systématiquement surestimées d’un degré Celsius. De ces données, le petit (et violent) épisode glaciaire vécu par l’Islande autour de 1970 a même totalement disparu, à la grande surprise d’un ancien responsable du bureau météorologique de ce pays, Traust Jonsson.

Le scandale scientifique touche l’analyse de la fonte des glaces dans l’Arctique

De même, le journaliste assure que les années les plus chaudes de l’Arctique autour de 1940 ont fait l’objet de réévaluations telles qu’elles paraissent désormais plus froides par rapport aux mesures actuellement annoncées. Pour ce qui est de la fonte des glaces dans l’Arctique, emblématique du réchauffement, elle n’est pas due à ce « réchauffement » qui fédère les puissants de ce monde et leur permet de prendre des mesures coûteuses et néfastes, mais aux variations cycliques d’un courant atlantique chaud dont le dernier pic, il y a 75 ans, a provoqué une fonte plus importante que celle enregistrée aujourd’hui. C’est au moins une donnée à prendre en considération, or l’exploitation de la Grande peur du réchauffement l’interdit.
 

L’étude de Homewood confirme celles effectuées par de nombreux scientifiques depuis au moins vingt ans et qui vont dans le sens d’une falsification massive des données.

Lors d’ une conférence à laquelle participait le  »grand » Jacques ATTALI, (vidéo Dailymotion), la patronne de CO Général Électrique France, Mme Clara Gaymard, avouait l’ évidence suivante, je cite :  »On a tous une vision fausse de ce que sera l’ avenir » – Sûr que Mme Soleil n’ aurait jamais dû nous abandonner -.

 

Je recommande également l’ écoute de l’ émission : Terre sur terre sur France Culture du jeudi 15 jui 2015 à 7H05 où l’ invité n’ était autre que Nicolas HERINGER – site « « 350.org – qui est une agence non gouvernementale .

 

On y entend sur le changement climatique ce qui suit :

 

‘La géo-ingénierie, c’ est de la science fiction ; c’ est envoyer dans l’ atmosphère des particules de métaux légères qui flotteraient pour atténuer l’ impact des rayons du soleil;c’ est un dispositif qui permet de créer artificiellement des nuages pour bloquer les rayons solaires .

On ne maîtrise pas du tout ce genre de technique y compris les conséquences sanitaires car, envoyer des métaux ou des produits chimiques dans l’ atmosphère, ça veut dire qu’ à un moment donné, ils vont retomber ou on va les inhaler ; les plantes vont être polluées, les sous-sol et les nappes phréatiques aussi donc, on ne maîtrise pas du tout.

 

Ce sont des expériences entièrement MILITARISEES qui échappent à tout contrôle

démocratique.

 

Ce sont des solutions qui ne sont pas acceptables et qui mettent, à très court terme, la planète en danger.

 

La seule solution , c’ est d’ investir dans la transition, dans les énergies renouvelables et dans les manières de consommer moins d’ énergie afin d’ avoir un fonctionnement calorique plus faible que l’ actuel. Seulement nous nous heurtons à des intérêts contradictoires et à la puissance des réseaux miniers qui engrangent des sommes fabuleuses .

 

Par ailleurs, comment faire quand l’ ennemi n’ est pas en face de nous mais nous traverse ?

Le mauvais choix amène la responsabilité, la culpabilité, lorsqu’ il est proposé des solutions cosmétiques sans rapport aux enjeux.

 

L’ agriculture industrielle qui utilise en grande quantité engrais, pesticides, fongicides et d’ autres intrants chimiques est en partie responsable de la production de gaz à effet de serre. »

 

Quelques chiffres intéressants :

 

Pour limiter l’ effet de serre à 2% d’ augmentation (seulement), l’ émission de gaz à effet de serre ne doit pas dépasser 1240 gigatonnes en 2050 . Or, nous en sommes déjà, paraît il, à 970 000 gigatonnes en 2014 et les réserves minières planétaires possèdent un potentiel d’ émission de gaz à effet de serre de 11.000 gigatonnes. La conclusion qui s’ impose, ralentir de manière drastique l’ utilisation des énergies fossiles pour arriver au point zéro bien avant 2050. Sinon , je vous laisse le soin d’ imaginer ce que sera la vie sur notre terre jusqu’à 2050 ; après , à la grâce de Dieu pour les croyants, pour les autres, à la grâce de notre mère à toutes et à tous : Dame nature.

Ces chiffres attestent qu’ une bulle carbone va exploser bien avant 2050 .

 

Quant à la COP 21 PARIS 2015 dont on fait grand bruit, qui verra se réunir 195 pays aux intérêts parfaitement divergents, on assistera à une grand messe sans intérêts qui sera la 21 ème du genre.

 

 

Lors de la conférence sur le climat (COP) de Copenhague en 2009, les pays développés se sont engagés à mobiliser 10 milliards de dollars dès 2015 puis 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’ adapter aux conséquences du changement climatique.

 

Face à l’ échec des différents sommets sur le climat, les pays en voie de développement doutent de la capacité des pays développés à mettre en œuvre les moyens d’ une action efficace. La dernière COP, à Lima en 2014, a prouvé que la méfiance de ces derniers réduisait considérablement les chances d’ un accord. Il faut restaurer un climat de confiance. D’ autre part, il s’ agit de partager à large échelle de nouveaux modes de financement de la transition énergétique.

 

 

source – http://www.telegraph.co.uk/news/earth/environment/globalwarming/11395516/The-fiddling-with-temperature-data-is-the-biggest-science-scandal-ever.html

 

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LE NOUVEL ORDRE MONDIAL MODÈLE 2015

Posté par yvangavoille le 20 mai 2015

Cela a été extrêmement dur, mais il semblerait que le rapport de force  »surprise » ait amené  les OCCIDENTAUX (Etats-Unis, Union Européenne et Israël) à reconsidérer leurs velléités  sur la conquête  de la planète toute entière; jugez en plutôt à la lecture de ce qui suit:

 

Les USA découvrent le Nouvel ordre mondial (des Routes de la Soie)


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 15 mai 2015 – Source : Asia Times Online

Les véritables Maîtres de l’univers aux USA ne sont peut-être pas météorologues, mais ils commencent à flairer d’où le vent souffle.

L’histoire dira peut-être que tout a commencé cette semaine à Sotchi, lorsque leur camelot de service, le secrétaire d’État John Kerry, a rencontré le ministre des Affaires étrangères Lavrov, puis le président Poutine.

 

Ce qui a mis la puce à l’oreille des véritables Maîtres de l’univers, c’est sans doute la vue de ces soldats de l’Armée populaire de libération, défilant côte à côte avec les militaires russes sur la place Rouge le Jour de la Victoire. Jamais on n’avait vu des troupes chinoises défiler sur la place Rouge, même à l’époque de l’alliance entre Staline et Mao.

Comme rappel à l’ordre, c’est digne du système de défense antimissiles russe S-500. Les adultes dans les officines à Washington ont peut-être fait les calculs qui s’imposent et conclu que Moscou et Pékin pourraient être sur le point de signer des protocoles militaires secrets similaires au Pacte germano-soviétique (Molotov-Ribbentrop). Le nouveau jeu des chaises musicales a vraiment de quoi rendre fou de rage le docteur Zbiggrand échiquier Brzezinski, qui a fait de l’Eurasie son obsession.

Et voilà que soudain, en lieu et place de la diabolisation incessante de la Russie et des hauts cris de l’Otan à propos d’une agression russe proférés toutes les dix secondes, nous avons Kerry qui dit que le respect de Minsk-2 est la seule façon de s’en sortir en Ukraine et qu’il mettra sérieusement en garde son vassal Porochenko de ne pas exécuter sa menace de bombarder l’aéroport de Donetsk et ses environs afin de réintégrer le tout dans le giron de la démocratie ukrainienne.

Le sempiternel réaliste Lavrov a qualifié la rencontre avec Kerry de merveilleuse. Pour sa part, le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov a décrit la nouvelle entente USA-Russie comme extrêmement positive.

Ainsi donc, les tenants de la politique autoproclamée d’éviter les conneries de l’administration Obama semblent avoir fini par comprendre, en apparence du moins, qu’isoler la Russie ne sert à rien et que Moscou ne reculera jamais sur deux fronts : pas question que l’Ukraine intègre l’Otan et pas question que les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk soient écrasées par Kiev, par l’Otan et par qui que ce soit d’autre.

Ce dont il a été vraiment question à Sotchi (mais rien n’en est ressorti), c’est de déterminer comment l’administration Obama pourra se sortir du bourbier géopolitique dans lequel elle s’est elle-même enfoncée à la frontière occidentale russe sans trop perdre la face.

À propos de ces missiles…

L’Ukraine est un État en déliquescence maintenant converti en colonie du FMI. L’Union européenne (UE) n’acceptera jamais de l’accueillir comme membre ou de payer ses factures astronomiques. Le véritable enjeu, aussi bien pour Washington que pour Moscou, c’est l’Iran. Ce n’est pas un hasard si la très louche Wendy Sherman, la négociatrice en chef des USA dans les pourparlers sur le nucléaire entre l’Iran et le P5+1, faisait partie de la délégation accompagnant Kerry. Un accord détaillé avec l’Iran ne pourra être conclu sans la collaboration essentielle de Moscou sur tout, de l’élimination du combustible nucléaire usé à la levée rapide des sanctions imposées par l’ONU.

L’Iran joue un rôle clé dans le projet chinois des Nouvelles Routes de la Soie. Les véritables Maîtres de l’univers ont dû s’apercevoir (il était temps !) que tout gravite autour de l’Eurasie qui, c’était à prévoir, a volé la vedette lors de la parade du Jour de la Victoire le 9 mai. Après son arrêt d’une portée significative à Moscou (où il a signé 32 accords distincts), le président chinois Xi Jinping est allé conclure des ententes avec le Kazakhstan et la Biélorussie.

Bienvenue dans le Nouvel ordre mondial (des Routes de la Soie) : de Pékin à Moscou par TGV ; de Shanghai à Almaty, Minsk et au-delà ; de l’Asie centrale à l’Europe de l’Ouest.

Nous savons maintenant que cette aventure commerciale et géopolitique à vitesse grand V est inéluctable, avec la participation de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, sous la direction de Pékin avec l’appui de Moscou, et de la Banque de développement des BRICS. L’Asie centrale, la Mongolie et l’Afghanistan (où l’Otan vient de perdre une guerre) sont inexorablement attirés vers cette orbite commerciale et géopolitique qui englobe tout le centre, le nord et l’est de l’Eurasie.

Ce qu’on pourrait appeler la Grande Asie est en train de prendre forme, non seulement de Pékin à Moscou, mais aussi de ce centre commercial qu’est Shanghai à la porte de l’Europe qu’est Saint-Pétersbourg. C’est la conséquence logique d’un processus complexe que j’examine depuis un certain temps déjà, c’est-à-dire la rencontre entre la Ceinture économique de la Route de la Soie et l’Union économique eurasiatique, menée par Moscou, que Poutine a décrite comme un nouveau genre de partenariat.

Les véritables Maîtres de l’univers ont peut-être remarqué aussi les discussions très approfondies entre Sergueï Choïgou, ministre de la défense russe, et le général Fan Changlong, vice-président de la Commission militaire centrale de la Chine. La Russie et la Chine comptent effectuer des exercices navals en Méditerranée et dans la mer du Japon, en donnant la priorité absolue à leur position commune en ce qui concerne le bouclier antimissile mondial des USA.

À cela s’ajoute cet aspect non négligeable qu’est la découverte, par le Pentagone, que la Chine possède jusqu’à 60 silos de missiles balistiques intercontinentaux (les CSS-4) capables de frapper l’ensemble des USA, à l’exception de la Floride.

Dernier point, mais pas le moindre, le déploiement par les Russes du système de défense antimissile ultra perfectionné S-500, qui protégera la Russie contre la Force de frappe mondiale rapide (Prompt Global Strike) des USA. Chaque missile S-500 peut intercepter dix missiles balistiques intercontinentaux à une vitesse pouvant aller jusqu’à 24 912 km/h, atteindre une altitude de 185 km et parcourir une distance horizontale de 3 500 km. Moscou soutient que le système ne sera fonctionnel qu’en 2017. Si la Russie est capable de déployer 10 000 missiles S-500, ils seront en mesure d’intercepter 100 000 missiles balistiques intercontinentaux lorsque la Maison-Blanche aura un nouveau locataire.

Les véritables Maîtres de l’univers semblent avoir refait leurs calculs à ce chapitre aussi. La Russie ne peut être réduite en poussières. Le Nouvel ordre mondial (des Routes de la Soie) ne peut être changé. Il vaudrait peut-être mieux alors s’asseoir et discuter. Mais il est préférable de bien tenir votre bride (géopolitique), car ils pourraient encore changer d’idée.

Traduit par Daniel, relu par jj pour Le Saker francophone.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

 

Tout est encore possible donc et merci Poutine ! Et respect à Mr  Pepe Escobar

 

 

 

 

 

 

 

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LE TÉLÉPHONE PORTABLE , SON RÔLE RÉEL , SES CONSÉQUENCES !

Posté par yvangavoille le 19 mai 2015

LE TÉLÉPHONE PORTABLE

 

 

La grande avancée technique qui modifie le comportement de mes contemporains est le téléphone portable. Cet objet n’ est le fruit d’ aucune découverte scientifique récente : il résulte de l’ accumulation des prouesses petites ou grandes réalisées aussi bien par les fabricants de fusées qui ont mis en place des réseaux de satellites, que par les électroniciens qui ont miniaturisé les circuits.

Le résultat est que chaque possesseur de cette petite merveille est en relation immédiate avec tous ceux qui sont munis d’ un appareil semblable ou qui sont à portée d’ un téléphone.

La fascination est telle qu’ innombrables sont ceux qui ne quittent jamais leur « portable » . Au volant de leur voiture, garnissant leur chariot dans un supermarché ou promenant leurs enfants, ils poursuivent une conversation avec un interlocuteur lointain dont bientôt, paraît il, ils pourront non seulement entendre la voix mais voir l’ image. Ils ne sont plus présents là où ils agissent, et sont probablement très peu présents là où ils sont entendus. A vouloir être partout, ils ne sont plus nulle part. Ce dédoublement, cette schizophrénie, se répandent comme une maladie contagieuse qui pose, pour le moins problème.

 

(Albert JACQUARD – A toi qui n’ est pas né (née) )

 

 

On présente parfois le téléphone portable comme une machine permettant de communiquer à distance, alors qu’ il est d’ abord utilisé…pour ne pas communiquer ! Avant l’ invention du portable, il était en effet toujours difficile de faire valoir son désir d’ être seul lorsqu’ on était au milieu d’ un groupe. Avec le portable, au contraire, il devient plus facile de se mettre à l’ écart sans encourir aucune réprobation sociale : celui qui s’ écarte du groupe n’ est pas suspecté de mépriser sa société, quand tout le monde comprend qu’ il se consacre à des relations lointaines et certainement très importantes pour lui. Le téléphone portable modifie donc la représentation de l’ existence de chacun dans un groupe, en lui permettant d’ affirmer son droit à être physiquement présent et psychiquement absent.

 

(Serge TISSERON – L’ Intimité imposée – )

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LE CAPITALISME ET SES EXCÈS – NAISSANCE DE LA LUTTE DES CLASSES ET D’ UN NOUVEAU PLAN SOCIAL

Posté par yvangavoille le 26 juin 2014

LE CAPITALISME ET SES EXCES – NAISSANCE DE LA LUTTE DES CLASSES

ET D’ UN NOUVEAU PLAN SOCIAL

 

 

 

Le moyen de parvenir à l’ apaisement des masses passe obligatoirement par le triomphe décisif du Travail, permettant toutefois au Capital de jouer encore un rôle utile sans maintenir de prépondérance.

 

Je débuterai par une affirmation qui devrait ne plus constituer qu’ une banalité, à savoir que nous vivons au siècle du Travail. J’ entends par là que le travail, esclave pendant des millénaires, puis auxiliaire lourdement harnaché, se dégage tous les jours davantage de ses entraves pour entrer en possession de ses droits. Le Travail tend à devenir le maître, le seul maître dont dépendra l’ existence de toutes les Communautés nationales. Il est normal, il est juste qu’ il en soit ainsi, étant donné le rôle qu’ il joue dans la vie quotidienne de chacun d’ entre nous.

 

La mise en route de réformes sincères répond à l’ appel des salariés français, qui se demandent si une ère d’ équité s’ouvrira un jour devant eux. L’ urgence de ce commencement d’ exécution se fait tellement sentir qu’ il n’ ont pas hésité à voter  »Front National » aux dernières élections européennes.

 

Il existe donc une nécessité de donner au monde du Travail un statut nouveau dans le délai le plus rapproché.

 

Si le Travail et le Capital ne s’ étaient pas déclaré une guerre sans merci à la suite des erreurs commises par le capitalisme dans son développement, un peu moins de hâte eût été de mise. Je ne cherche nullement à faire du capitalisme le bouc émissaire de tous les malheurs publics ; mais je m’ élève, après tant d’ autres, contre les abus auxquels une trop facile carrière l’ a incité. Jaurès lui-même, en des pages célèbres, a reconnu quelques mérites au Capitalisme. Peut être ne les aurait il pas écrit avec tant de lyrisme en 2014, en contemplant les résultats de l’ internationalisation du Capitalisme ; mais nous devons admettre avec cet apôtre d’une forme périmée du socialisme que le Capitalisme s’ est manifesté comme une force trop vivante, trop ardente, pour que ceux qui l’ ont personnifié puissent n’ avoir été que des oisifs et des paresseux. Le monde du Travail confond avec trop de simplicité et de promptitude le Capitalisme et l’ oisiveté. Les quelques bourgeois fainéants qui ont profité des facilités du régime capitaliste pour se refuser à la loi du Travail sont en voie d’ extinction naturelle et ne méritent même plus d’ être pris en considération.

 

Le Capitalisme n’ a causé les méfaits dont nous voulons prévenir la répétition que par des excès de réalisation qui l’ ont conduit à un absolutisme et à un universalisme dangereux. Je ne lance donc aucunement l’ anathème contre le Capitalisme tel qu’ il a été conçu lors de la naissance et des premiers développements des industries. Il serait injuste d’oublier d’ inscrire à son actif qu’ il a été à l’ origine de l’ amélioration matérielle du monde et qu’ il peut encore servir la Communauté à condition qu’ on supprime toutes les possibilités de domination dont il a gravement abusé jusqu’ à présent. S’ il a dévié de sa voie primitive, c’ est emporté par sa propre impulsion, pour les mêmes raisons qu’ une boule lancée sur un plan incliné accélère de plus en plus sa vitesse.

 

Le Capitalisme a dégénéré parce que, étant donné le pouvoir qu’ il conférait et les facilités apparentes de ses victoires financières, il ne pouvait pas ne pas dégénérer. Ceci est une explication et non une excuse du mal qu’ il a commis.

 

D’ ailleurs il ne saurait faire aucun doute que le moment ne soit venu où il importe de le ramener à un rôle strictement limité au développement du bien public, c’ est-à-dire à servir à son tour le Travail.

 

État des lieux à ce jour : » Le Capitalisme perdure comme un régime sous le règne duquel des richesses acquises, héritées ou spéculatives peuvent être indéfiniment mises et remises en circulation, en tenant compte uniquement de la recherche du profit particulier et de leur accroissement illimité obtenu par des moyens autres que le Travail personnel et les services rendus. »

 

Ce genre de Capitalisme , devenu international depuis plus d’ un siècle, a fini par commander tous les besoins non seulement des salariés, mais aussi ceux des Nations. L’ instrument un peu rude et presque palpable qu’ était le Capitalisme entre le Moyen-Age et l’ avènement de la vapeur, en laissant de côté les spéculations de la fin du XVIII ème siècle, s’ est rapidement transformé en une puissance subtile et quasiment insaisissable, représentée par quelques signes conventionnels. C’ est à partir de ce moment là qu’ il a cessé d’ être bénéficiaire pour l’ ensemble d’ une Communauté. En se plaçant, indifféremment au service de n’ importe quelle Nation ou groupe de Nations, il était en effet loisible au Capitalisme de créer des complications diplomatiques qui ne connaissaient que les guerres comme issues, guerres qu’ il considérait sans effroi, étant donné qu’ il était de son essence même de miser sur plusieurs tableaux.

 

Cependant deux reproches plus grands encore peuvent être adressés au Capitalisme :

d’ une part, d’ avoir perverti la mentalité des peuples et,

d’ autre-part, d’ avoir rompu le contact humain entre l’ employeur et l’ employé.

 

Le Capitalisme, en permettant l’ acquisition de vastes fortunes étalées au grand jour, a suscité des émulations de jouissance dans toutes les couches de la société. La satisfaction de multiples désirs sans cesse renouvelés n’ étaient réalisée que par quelques privilégiés des circonstances ; mais nous étions parvenus à ce stade de notre évolution où tout homme et toute femme, à de bien rares exceptions, étaient disposés à accepter n’ importe quelle manœuvre, à faciliter n’ importe quel étouffement de leur propre conscience en échange de quelques illusions de bien-être où de luxe à bon marché. La soif des richesses s’ était emparée de tous et tous aspiraient de plus en plus véhémentement à leur accaparement. S’il advenait que des scrupuleux, des timides levassent les yeux vers les anciennes élites dont l’ attitude eût pu servir de guide ou de frein, ils ne distinguaient que marchandages, qu’ abaissement, qu’ oublis de l’ honneur, que honteuses compromissions devant l’ argent facile d’ Israël, des États-Unis, de l’ Allemagne et d’ ailleurs.. L’ exemple d’ en haut n’ existait plus ou ne se manifestait que sous la forme d’ une perversion plus raffinée, plus froidement calculée que celle des masses.

 

Le Capitalisme à son paroxysme avait dissocié les forces saines des peuples en créant une atmosphère de fièvre et d’ anxiété, en ridiculisant les forces traditionnelles des hommes qui sont, leur idéal, leur foi, leur courage et leur solidarité.  »Chacun pour soit et le plaisir pour tous » était le leitmotiv qui nous avait conduits aux erreurs de 1936 dont nous ne sommes pas encore rétablis.

Telle est une des fautes lourdes qui ne seront que difficilement pardonnées au Capitalisme.

 

Mais voici un reproche non moins grave dans le domaine social. Au début de son existence, le Capitalisme n’ avait pas recherché une production intensive et la mise en marche de vastes usines. Le groupement d’ un certain nombre d’ ouvriers, sous la gouverne d’ un patron, avait suffi pendant plusieurs décennies aux besoins des clientèles. Tant qu’ il en avait été ainsi, un lien psychologique et presque physique, celui de la présence, avait relié le chef d’ entreprise à ses salariés. Entre gens qui se voient travailler, qui se connaissent par leur nom, se parlent, se saluent, la guerre irrémédiable des intérêts opposés éclate mois dangereusement. Le contact humain quotidien permet de se pardonner bien des choses. Le salarié se rendait compte des risques et des soucis de son patron. Celui-ci comprenait l’ anxiété du lendemain qui rongeait la vie de ses subordonnés et s’ efforçait d’ y parer de son mieux. La grande industrialisation avait débuté par un artisanat amplifié, décuplé, mais conservant encore ses traits sociaux les plus déterminants. Cependant, cet état de chose a rapidement évolué et les vastes entreprises sont nées, employant des milliers et des dizaines de milliers d’ ouvriers, d’ employés, de subalternes de tous genres, pour qui les propriétaires de l’ entreprise sont devenus des entités, des êtres à part,et, peu à peu, sous l’ emprise d’ une propagande fielleuse, des ennemis. Les risques n’ entraient plus en ligne de compte. L’ ouvrier s’ abandonnait à un raisonnement fort simple :  »pour tant d’ heures de labeur je touche tant. Pour tant d’ heures d’ une autre occupation, beaucoup moins pénibles selon moi, les chefs de l’ usine, les administrateurs et les actionnaires, qui, par-dessus le marché n’ ont même pas esquissés un geste, touchent dix fois, cent fois plus. Leurs gains sont ma misère ». Quant à la possibilité des pertes éventuelles des capitalistes, l’ ouvrier se refusait à la prendre en considération quand il s’ agissait d’ une société anonyme :  »Ils s’ y retrouvent toujours, disait il, ce sont des malins ». L’ ouvrier, se croyant lésé, a attaqué le premier. Le capital, par ses représentants qualifiés, s’ est défendu.

 

LA LUTTE DES CLASSES EST NEE

 

engendrée par cette rupture du contact humain, entièrement due à la recherche par le Capital d’ un profit de plus en plus considérable. Le Capital était devenu inconscient de ses devoirs sociaux.

 

C’ est ainsi que nous sommes arrivés à la nécessité d’ une vie collective établie sur de nouvelles bases, car nous constatons chaque jour que les rapports du Travail et du Capital sont devenus intolérables sans des modifications, non de surface, mais d’ essence.

 

Le Capitalisme ne s’ est pas opposé à la diffusion de l’ instruction, car il lui fallait augmenter sans cesse le nombre de ses ingénieurs et de ses employés qualifiés, mais ayant ainsi propagé l’ égalité des connaissances, il a cru pouvoir dresser une barrière devant les ambitions qu’ elle suscitait. Ce n’ est là qu’ un des exemples de manque de psychologie du Capitalisme.

Aveuglé par l’ éclat de ses réalisations et de ses gains acquis au cours de plus d’ un siècle, il a cessé de tenir compte de l’ élément humain et il a couru à sa perte.Je citerai à ce sujet quelques lignes de Mr Bernard Lavergne , professeur à la faculté de droit de Lille, qui ne peut être soupçonné de partialité en faveur des masses.  »Le Capitalisme, s’ il disparaît, disparaîtra non pour des causes techniques, en raison d’ une prétendue impossibilité physique à fonctionner, d’ une incapacité à assurer l’ équilibre de la production et de la consommation, mais par l’ effet de fautes et de volontés humaines ».Il est bien tard et les positions semblent trop nettement délimitées pour qu’ on puisse espérer le retour de ce contact humain par la perte duquel le Capitalisme a accéléré les désordres sociaux. De plus en plus des usines colossales s’ élèvent, de plus en plus l’ ouvrier perd la notion du patron, être humain comme lui, pour la remplacer par celle d’ entités inconnues qu’ il n’ approche jamais et qui partagent les bénéfices de son labeur. Il importe donc de plus en plus de nous orienter vers une solution nouvelle et radicale du problème posé par le Travail et le Capital devenus antagonistes et irréconciliables tels quels.

 

L’ ERREUR DE LA TECHNOCRATIE

 

Avant d’ aller plus loin, je dois dire un mot d’ un système qui représente un certain danger parce qu’ il se prétend la formule de l’ avenir et provient de l’ importation en France de certaines idéologies, étrangères autant qu’ étranges, d’ élucubrations américaines dont la paternité revient à Mr William H.SMYTH. En 1919 ce novateur a mis au monde un statut de l’ homme futur basé sur le développement de la technique scientifique, d’ où son nom de  »technocratie ». Smyth et son continuateur, Howard SCOTT, avaient été frappés de tout ce que le bolchevisme renfermait d’ absurdités et de contradictions.Ils le considérait comme manquant de base rationnelle. Partisan, comme Lénine, d’ un nivellement total des hommes, mais doués tous deux d’ une formation plus scientifique, Smyth et Scott avaient tenté de donner une allure logique et technique à leur version nouvelle d’ un bouleversement mondial.

Jacques DUBOIN, en France, n’ a pas hésité à mettre la subtilité de son esprit au service de cette innovation et a créé une école de technocrates français. Un de ses disciples,MAIILOT, nous a donné un exposé des plus intéressants, sinon des plus convaincants, de la technocratie.

 

 »Nous défendons notre thèse, mais nous ne cherchons pas à l’ imposer. Nous prions simplement qu’ on la discute, puisque de la discussion jaillit la lumière. Peut être se présentera t’il une solution meilleure que la nôtre qui réalisera comme nous le souhaitons tous non pas le nivellement par le bas, résultat décevant de certaines théories, mais cette élévation de la condition humaine, but le plus noble que puisse se proposer un peuple désireux d’ accéder à un degré supérieur de civilisation ».

 

Nous sommes d’ accord avec lui que, si un nivellement absolu devenait essentiel, il devrait au moins se compenser par un accroissement du bien-être et une élévation de la condition humaine. Mais la question qui se pose est de savoir si pour procurer aux hommes un peu plus de bonheur et de justice, il importe de les niveler, c’ est à dire de les contraindre à un état de chose qui est lui-même la négation de tout bonheur réel, puisqu’ il aboutit à un abrutissement total, résultat inévitable de tout système de réforme sociale comportant l’ abolition des initiatives et des récompenses dues aux individus proportionnellement aux services qu’ ils ont rendus à la Communauté.

La technocratie s’ inscrit en faux contre la psychologie la plus simple.

 

Les technocrates nous affirment que, sous leur régime la vie deviendra idéale puisque, la machinerie se développant sans arrêt, il suffira que les individus accomplissent quelques années de travail, à raison de trois ou quatre heures par jour, pour pouvoir vivre tout le reste de leur vie dans une oisiveté charmante. Par suite d’ une transformation sans-doute magique, de la nature humaine, cette oisiveté, au contraire de ce que nous voyons se produire journellement, n’ engendrera aucun vice, mais seulement des vertus, et l’ humanité, dans un farniente de plus en plus complet, attendra la fin du monde en se prélassant au soleil ou en cultivant ses facultés pour le seul plaisir de bien faire, car, étant donné l’ égalité de traitement et l’ absence de profit, aucun homme n’ aura intérêt à s’ élever à un niveau physique ou intellectuel supérieur. Toute ambition faisant défaut, nous assisterons à la disparition de tout embryon d’ élites et de toute formation de cadres, de ces cadres dont l’ absence a causé, à nos yeux, la déroute du bolchevisme.

 

Mais le plus grave reproche que nous puissions adressé à la technocratie est qu’ elle détruit la notion du Travail avec autant de sûreté que l’ ancien Capitalisme a tué l’ idéal. Cependant, c’ est sur la notion du seul Travail, mais d’ un Travail justement estimé et récompensé, que peut se fonder l’ avenir de notre monde moderne, parce que le Travail correspond et correspondra toujours aux nécessités physiologiques et morales de l’ homme sain. Toute théorie qui sape la notion du Travail est condamnée.

 

LES ÉLÉMENTS D’ UN BON STATUT SOCIAL

 

La société sous sa forme actuelle ne peut continuer longtemps à voguer sur son erre. Elle attend anxieusement les impulsions, les directives nouvelles qui lui permettront de se transformer en une Communauté fondée sur des bases, rationnelles certes, mais conforme également au libre exercice de la nature humaine dans ses manifestations physiques et intellectuelles. Il ne s’ agit nullement de créer un état de choses paradisiaque sur le papier, ni de rendre à chacun ce qui lui serait dû en se servant d’ une règle à calcul. Le problème est de procurer à chaque individu un maximum de sécurité économique en même temps qu’ un développement raisonnable de sa personnalité, tant que cette personnalité sert les intérêts de la Communauté. Cette solution constituerait déjà un immense progrès réalisé sur les conditions de vie telles que nous les connaissons et telles que nous les subissons encore. La question se résume en quelques mots : un maximum d’ équité pour chacun et un maximum de développement pour la Communauté.

 

Pour construire un nouveau statut social qui ait une chance de résister à l’ épreuve de l’expérience, nous devons nous servir de ces matériaux indestructibles qui sont à la portée de tous et qui se nomment : bon sens, satisfaction normale des besoins physiques et intellectuels, élévation morale de l ’ individu. Le développement du machinisme, les déformations dues au Capitalisme, les questions du profit et du chômage, celles de l’ éducation, peuvent toutes trouver leur solution normales sans nécessiter des bouleversements , sans renverser d’ autres autels que ceux de l’ égoïsme, à la condition que nous parvenions à créer l’ homme social.

Il est avant tout nécessaire de s’ entendre sur le sens exact de certains mots. Deux vocables doivent être définis tout particulièrement, celui de Travail et celui de profit.

Qu’ est-ce que le Travail considéré dans ses rapports avec la Communauté ? Sous un régime communautaire, le Travail est cette part de l’activité des individus utilisé en vue du bien et du progrès de la Communauté. Il s’ ensuit que le Travail peut et doit revêtir mille apparences diverses et qu’ un général est un travailleur au même sens qu’ un paveur de rues. Un point capital consiste à ne pas confondre le Travail avec la fatigue ou l’ occupation . Un exemple pour comprendre plus facilement : Un savant ou un chercheur qui passerait son existence à déchiffrer des textes ou à chercher une formule quelconque et qui garderait pour lui seul le résultat de ses travaux sans les communiquer aux institutions scientifiques de son pays aurait été très occupé pendant toute sa vie, mais mourrait sans avoir travaillé.

 

Qu’est-ce que le profit ? On appelle profit, sous le régime communautaire, la part de valeur d’ échange reçue par un individu et qui dépasse ses besoins, ses besoins comprenant, en plus du minimum vital, toutes les charges auxquelles il doit faire face, par exemple celle des distractions normales de sa famille. En aucun cas la notion de profit ne doit être bannie, comme le préconisent certains réformateurs, car le profit est l’ aiguillon sous lequel chacun s’ efforce au Travail et le moyen de parvenir à l’ amélioration de son sort. La question n’ est pas de faire disparaître le profit, mais bien au contraire de faire apparaître un système équitable qui accorde à chacun une certaine quantité de ce profit, chaque individu demeurant libre d’ employer le profit qui lui revient pour son avantage, à la condition de faire coïncider cet avantage avec celui de la Communauté. Les mots profit et revenu ne sont pas synonymes, le profit dans le monde communautaire ne pouvant résulter que du Travail direct ou accumulé, suivant certaines règles, par celui-même qui a travaillé, tandis que le revenu, d’ essence capitaliste, désigne plus généralement des sommes perçues en vertu d’ une convention basée sur le Travail des autres.

 

Il n’ existe pas de solution à la fois raisonnable et immédiate permettant une modification radicale de la structure sociale actuelle.Il sera donc nécessaire de procéder par paliers, d’ autant plus que la Communauté du Travail se divise en plusieurs catégories. La grande industrie au sein de laquelle ont débuté les malentendus entre le Travail et le Capital, les agriculteurs et les artisans.

Les grandes usines sont et doivent demeurer consacrées aux produits lourds, depuis la fabrication des engrais jusqu’ à celle des marteaux-pilons ; mais elles doivent abandonner de plus en plus à l’ artisanat les finitions et les multiples applications des séries, car plus il existera d’ artisans et moins le développement de la grande industrie se manifestera dangereusement. Nous nous occuperons en premier lieu des grandes entreprises comptant plus de cent ouvriers. C’ est chez elles que de nouvelles conceptions sociales doivent être appliquées sans délai.

 

Partons de cette idée de base qu’ il n’ existe dans une Communauté qu’ un principe actif, le Travail sous toutes ses formes, et que du Travail découlent la production, d’ une part, et l’ accumulation des profits d’ autre part. Production et accumulation sont indispensables à toute société qui entend se modifier sans perdre de vue l’ élément humain auquel il est obligatoire de revenir, un jour ou l’ autre.

L’ accumulation, quand il s’ agit de celle des profits antérieurs, est constituée par toutes les constructions, les machineries et l’ attirail compliqué des entreprises modernes. Sans le développement progressif de ces accumulations, l’ industrie proprement dite ne serait pas née. Il ne faut donc pas attaquer le principe du profit et des accumulations de profits, qui est bénéficiaire en soi, mais le fait qu’ il a été capté en faveur des intérêts d’ une classe. Les systèmes étatistes qui ont eu la prétention de faire disparaître une telle injustice n’ ont rien inventé d’ autre que de faire passer du domaine privé dans celui d’ un État (et non d’ une Communauté) les accumulations des profits passés et présents ; mais l’ étatisme ne peut procéder que brutalement, car il ne conçoit pas que l’ initiative individuelle puisse être sauvegardée et que le monde du Travail participe à la répartition des profits sans de désastreux bouleversements.

Il importe donc de chercher une solution raisonnable au problème de la répartition des accumulations.

Jusqu’ à présent l’ accumulation des profits étant à peu près exclusivement réservée aux capitalistes (état de fait qui a causé et qui cause toujours des troubles sociaux), la question qui se pose est : comment opérer une transfusion des accumulations des mains du Capital dans celles du Travail sans créer une catastrophe aussi funeste dans ses résultats que la condition sociale qu’ elle prétendrait améliorer

 

LA FUSION DES DEUX BLOCS.

 

 

La lutte intervenue entre le Travail et le Capital a eu pour résultat de créer, en fait, deux blocs antagonistes, le bloc Travail qui comprend tous les salariés (ouvriers, employés, ingénieurs, acheteurs, vendeurs, inventeurs,etc…) c’ est à dire tous ceux qui reçoivent un salaire ou une indemnité en échange des services qu’ ils rendent, et le bloc Capital, que, pour une meilleure compréhension, nous appellerons désormais le bloc Matériel-Capital, lequel comprend tous les investissements, immeubles, machines et signes monétaires de toutes sortes.

 

Jusqu’ à ce jour, en France, ces deux blocs se sont affrontés et le bloc Matériel-Capital a dominé la situation, étant donné que le bloc Travail ne possédait pas l’ indépendance nécessaire pour se permettre de refuser ou d’ accepter les conditions de service offertes par le bloc Matériel-Capital.

Là où le bloc Matériel-Capital installait une entreprise, le bloc Travail était dans l’ obligation d’ accomplir sa tâche, que les conditions fussent favorables ou non, salutaires ou non, modernes ou non.La préoccupation du lendemain n’ accordait pas au bloc Travail une liberté de mouvement qui lui eut permis de choisir et de discriminer parmi les industries appartenant au bloc Matériel-Capital.Ce dernier avait la possibilité de faire fonctionner des usines qui, par leur situation ou leur machinerie périmés, n’ étaient plus en état de fournir un profit et qui constituait de véritables poids morts retardant l’ amélioration des conditions d’ existence du bloc Travail.

 

Le statut social rationnel auquel nous aspirons exige le renversement des rôles, c’ est à dire que le bloc Matériel-Capital, au lieu de dominer le Travail, lui soit soumis, sans pour cela que le bloc Matériel-Capital soit détruit , car il importe de faire passer peu à peu en possession du bloc Travail les avoirs du bloc Matériel-Capital , afin que soit réalisée, ainsi que nous l’ avons demandé, la cessation des divergences ou des hostilités déclarées entre le bloc Travail et le bloc Matériel-Capital. Ce résultat ne peut être réalisé que par l’ absorption des deux antagonismes actuels, le Travail et le Capital, en un seul individu : l’ homme social ou communautaire, le seul qu’ une société organisée sur le plan du Travail puisse reconnaître. Voici comment procéder :

 

1/Un État communautaire est investi d’ une autorité totale sur tous les membres de la Communauté.

 

2/L’ État communautaire ordonne la prise en charge momentanée de tous les avoirs du bloc Matériel-Capital, mais non leur saisie ou leur expropriation.

 

3/L’ État communautaire décide que tous les salariés, depuis les ouvriers jusqu’ aux directeurs, travaillant dans des entreprises employant plus de cent personnes formeront un bloc Travail auquel est départie toute l’ activité productrice, depuis les achats des matières premières jusqu’ à la vente des produits finis.

 

4/Le bloc Matériel-Capital correspondant est dépossédé de tous ses droits sur l’ entreprise en dehors de celui qui consiste à fournir les installations, machineries et appareillages nécessaires au fonctionnement de la dite entreprise.

 

5/Les bloc Travail constitués reçoivent le droit d’ utiliser toutes les installations demeurées en la possession des blocs Matériel-Capital, à condition de payer aux propriétaires de ces blocs un loyer maximum de 5%.

 

6/Les blocs Travail s’ organisent entre eux de manière à faire fonctionner les entreprises et gardent pour eux tous les profits réalisés.

 

7/Les entreprises mal conditionnées, périmées ou défavorablement situées, c’ est à dire celles qui ne peuvent procurer un profit raisonnable, sont fermées purement et simplement et les investissements qu’ elles représentent passent à l’ ensemble de la Communauté, qui en fait l’ usage qui lui convient.

 

8/Les avoirs des blocs Matériel-Capital exploitables restent la propriété des capitalistes, mais sont divisées en parts de même valeur estimée au moment où les blocs Travail louent les entreprises. Cette estimation sera renouvelée tous les trois ans.

 

9/Les blocs Matériel-Capital sont administrés par les propriétaires des parts des blocs Matériel-Capital, les frais d’ administration étant imputables sur les loyers reçus. Ces administrateurs ne participent aucunement à la marche commerciale des entreprises. Leur mission est d’ entretenir les machineries et les immeubles dans le meilleur état possible et de faire profiter les blocs Travail de toutes les découvertes et améliorations, sous peine de voir les membres du bloc Travail s’ intéresser à des entreprises mieux outillées.

 

10/Les profits réalisés par les blocs Travail sont entièrement répartis entre les membres les composant au prorata des services rendus, les manœuvres touchant le moins et les directeurs le plus, sans que la différence puisse excéder 5 fois le minimum vital, plus la part de profits touchée par les manœuvres.

 

11/Si en de mauvaises années, les profits sont inférieurs à la normale ou inexistant, le loyer de 5% payé par les blocs Travail aux blocs Matériel-Capital pour l’ usage des installations est diminué ou même tombe à zéro lorsque le minimum vital seul est distribué aux membres du bloc Travail.

 

12/Les profits touchés par les membres des blocs Travail peuvent être investis par eux en achats des parts formant les blocs Matériel-Capital , étant donné que les capitalistes ne peuvent vendre leurs parts qu’ à des membres du bloc Travail. En cas de décès, les parts Matériel-Capital faisant partie d’ un héritage sont obligatoirement offertes en vente, à moins qu’ elles n’ appartiennent à un membre des blocs Travail qui, en ce cas, a le droit de les conserver.

 

13/L’ État communautaire fait l’ avance à tous les blocs Travail des sommes nécessaires à la mise en marche des entreprises ainsi qu des frais occasionnés par les déplacements des salariés et de leurs familles respectives, libres de choisir le bloc Travail dont ils désirent faire partie. Toutes les avances consenties par l’ État communautaire sont remboursables par annuités calculées de manière à ne pas grever les entreprises ou les budgets personnels.

 

 

Par le jeu de ces transformations sociales, l’ employé devient employeur et cependant, le capital utile, une fois le capital spéculatif réduit à néant, continue à jouer dans la Communauté le rôle de promoteur qui est le sien.

 

NÉCESSITE DU CAPITAL

 

 

Mais dira t’ on, pourquoi ne pas décider tout simplement que les usines seront demain la propriété des ouvriers ? Pourquoi conserver le capital et le rémunérer ?

 

Parce qu’ il est nécessaire psychologiquement de maintenir une séparation entre le Travail et le Capital. Si les groupements Travail devenaient, d’ un coup de baquette étatiste, propriétaire des avoirs des blocs Matériel-Capital sans les avoir acquis par leur labeur, ils perdraient tout intérêt du côté technique des affaires, tandis que dans le système proposé les groupements Travail ont un avantage évident à ce que les blocs Matériel-Capital, dont ils achètent les parts grâce à leurs profits, soient administrés le plus intelligemment possible. Ils ont intérêt à surveiller leurs investissements dans les blocs Matériel-Capital.

Par ailleurs, il serait contraire à la morale que de grands avantages fusent acquis sans labeur.

 

Parlons également de l’ artisanat et de l’ agriculture.

 

L’ artisanat doit être encouragé, la diversité des productions et le maintien du sentiment artistique dépendant en grande partie de lui.

Il fera l’ objet de conventions spéciales entre patrons et ouvriers , par lesquelles le patron sera dans l’ obligation de permettre à ses salariés d’ investir dans son affaire une certaine quantité, à débattre selon le cas, des profits qui leur reviendront. De cette manière, au bout d’ un certain nombre d’ années, tous les salariés seront plus ou moins copropriétaires des entreprises artisanales grâce à cette opération réglementée par la Communauté. Le contact humain, toujours possible dans l’ artisanat, interviendra pour adoucir les résistances patronales, la Communauté ne se manifestant qu’ en cas de résistance à vaincre.

 

En agriculture, une seul solution : celui qui cultive la terre doit en devenir propriétaire. Toute propriété mise en vente ne pourra être achetée que par des agriculteurs qualifiés. Aucun héritage agricole ne pourra être recueilli que par un agriculteur.

 

Une règle générale présidera à tous les achats réalisés par l’ ensembles des salariés, à savoir que les groupements Travail ne pourront investir leurs profits que dans les blocs Matériel-Capital, que les artisans ne pourront acheter que des parts artisanales , que les agriculteurs ne pourront acheter que des biens agricoles. Cette discrimination, nécessaire au début, ne sera sans doute plus obligatoire après quelques années de transition.

 

Les banques et les sociétés d’ assurances sur la vie, les assurances sociales deviendront des institutions de la Communauté. Leurs employés de tous grades recevront des salaires conformes au minimum vital des groupements du Travail, plus une somme équivalente à la moitié des parts de bénéfices réalisés en moyenne dans l’ industrie pendant l’ année précédente.

 

 

L’ ÈRE DES PROFITS

 

 

Mais j’ entends venir la grande objection.

 

Votre système, me dira t’on, est basé sur les profits. Êtes vous certain qu’ il y aura des profits ?

N’ ont ils pas disparu ou à peu près au cours des dernières années , L’ impossibilité d’ obtenir des profits est à la base de la théorie des technocrates.

Je ne nie pas la valeur de cette objection quand on considère seulement le passé ; mais, quand on tourne les yeux résolument vers les nouvelles conceptions européennes, je pense très sincèrement qu’ elle perd toute raison d’ être formulée. Le monde qui se transforme après la conclusion de la paix ne ressemblera pas à celui que nous voyons s’ effondrer, victime des entreprises de spéculations internationales, encombrés de ces poids lourds que sont les préjugés de frontières, les douanes, la concurrence entre nations voisines, etc… (à noter que cela était avant que Washington ne déclenche sa grande opération de colonisation des États européens, par le biais du Partenariat Transatlantique (TAFTA) ! Mais, à cette époque déjà, entre la I ère et la seconde guerre mondiale, la spéculation faisait des ravages effroyables et c’ est essentiellement cette spéculation internationale qui a entraîné dans son sillage de malheurs la guerre, plus exactement une boucherie gigantesque, celle de 1939/1945).

 

Mais poursuivons…

 

a/ L’organisation des espaces vitaux imprimera une impulsion considérable aux industries. Elle obligera les entreprises à s’ établir là où les conditions sont les meilleures pour leur développement et leurs chances de profit. Les groupements de Travail exploitant des blocs Matériel-Capital rationnellement situés ont beaucoup plus de chances d’ accumuler de vastes profits que les industries réparties actuellement sans tenir compte de l’ origine des matières premières et n’ ayant à satisfaire que les demandes d’ une clientèle restreinte.Notre clientèle future, par le jeu des espaces vitaux, deviendra une partie de l’ Europe. (A noter que le principe de délocalisations sauvages de grandes entreprises françaises n’ est absolument pas envisagé).

 

b/ Des travaux gigantesques seront entrepris dès la cessation des hostilités et chaque nation en recevra sa part.Ces travaux seront aussi bien des constructions d’ autoroutes que des mises sur cale de navire. Pendant des années les groupements Travail seront certains de pouvoir s’ employer.

 

C/ Beaucoup de blocs Matériel-Capital, mal situés, inutilisables et mal équipés seront dans l’ obligation de renoncer, ainsi que nous l’ avons expliqué.

 

D/ Il ne sera plus permis, sauf sur le conseil de la Communauté, d’ ouvrir de nouvelles entreprises.

 

E/ Le développement de l’ artisanat, lequel est indispensable à l’ équilibre du Travail, retiendra un grand nombre de salariés hors du champ d’ action des grandes industries.

 

F/ L’ agriculture, si elle est replacée sur la voie de la production intensive (surtout pas sur le modèle américain qui est un scandale), vendra ses produits en Europe avec de grands profits, qui seront transformés en demandes de commodités de tous genres auxquelles les groupements de Travail feront face avec avantage.

 

 

CONCLUSION

 

 

Telles sont les grandes lignes d’ un projet qui ne revendique d’ autre mérite que de susciter la controverse et d’ appeler l’ attention sur l’ urgence extrême de régler la question sociale par des concessions généreuses , dignes d’ une Communauté réelle. Tous les points soulevés demandent à être développés postérieurement. Ce qui importe, c’ est d’ obtenir l’ indispensable transformation avec un minimum de bouleversements, un minimum d’ inconvénients pour les possédants actuels et un maximum de garanties et de réalisations pour ceux qui reçoivent, encore aujourd’ hui, un traitement incompatible avec les services qu’ ils rendent. Le monde ne doit pas être soumis volontairement à des expériences hasardeuses ; mais il ne les évitera qu’ en s’ intéressant sans retard au redressement des injustices sociales.

Pas d’ explosion de haine, pas de vengeance dès que les salariés comprendront qu’ un statut réellement nouveau et social est en marche ; mais tout est à redouter dans le cas contraire.

 

Le français désire que le droit à la propriété continue à figurer dans sa vie et à l’ inciter au labeur. Ce qu’ il exige, c’ est de régler les modes d’ accès à la propriété et d’ en supprimer les abus spéculatifs. Je ne connais aucune possibilité de réussite pour des systèmes sociaux qui ne parviendraient pas à supprimer toutes frictions entre le Capital et le Travail et le seul moyen d’ y parvenir est de réunir ces derniers dans le même individu, à la condition expresse que cette conjonction résulte de

l’ emploi des profits réalisés par le labeur récompensé.

 

 

 

———————

 

 

L’ analyse et les prescriptions ci-dessus que vous venez de lire ont  été écrites et imprimées en octobre 1941… !

 

Elle révèle que rien n’ a vraiment changé, jusqu’ à ce jour, quant au rapport existant entre le Capital et le Travail , mis à part un durcissement sans cesse croissant. L’ objectif souhaité par l’ auteur est de réaliser la symbiose du Travail et du Capital . Je vous invite à vous plonger dans la lecture des rubriques suivantes sur ce blog :

 

 »La France qui viendra » (Août 2013)

 »L’ Empire européen universel-la vérité sur cette utopie technocratique » (Janvier 2014)

 »Le Salarié, l’ Entreprise et la Société : exploitation, oppression, tyrannie…jusqu’ à quand ? »( Février 2013)

 »Le Plan Marshall pour l’ Emploi – les Ateliers du dû » (Août 2011)

 »Le paysan juste avant l’ industrialisation de sa terre : misère, chute et reconquête » (Décembre 2013)

 »Réforme fondamentale de la condition salariale ouvrière » (Août 2011)

 

 

 

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LETTRE OUVERTE A MME Christiane TAUBIRA – REFORME PÉNALE ET PLAN MARSHALL POUR L’EMPLOI

Posté par yvangavoille le 5 juin 2014

CRRIA DE BORDEAUX

Comité de Résistance, de Réflexions, d’ Interpellations

et d’ Actions

9, rue du Maréchal Galliéni

33200 BORDEAUX

 

yvangavoille.unblog.fr

yvan.gavoille1@free.fr

 

 

Madame Christiane TAUBIRA

dite  »La Guerrière »

Garde des Sceaux-Ministre de la Justice

 13, place Vendôme

75042 PARIS CEDEX 1

 

 Lettre ouverte

 

Objets : La Réforme Pénale

Démocratie et Probité                                                                                                                                              

 Le 03.06.2014

 

 

 

 

Madame la ministre,

 

C’ est à votre qualité de guerrière que j’ en appelle aujourd’hui car sans elle, rien jamais ne se fera pour le bien-être véritable du peuple de France.

 

1/ LA REFORME PENALE : Ci-joint, vous trouverez la photocopie d’ un article paru dans  »Le Canard enchaîné » daté du 22 septembre 2010 concernant le manque de place pour permettre aux mineurs délinquants de réintégrer notre société avec de meilleures bases. Rien n’a changé depuis.

En ce qui concerne la prison, vous vous heurtez toujours aux mêmes écueils : 57 500 places pour 67.000 détenus , 1.500 matelas… !

Les solutions proposées ? Depuis le temps que cette situation perdure, on aurait tendance à croire qu’ il n’ y a pas de solution aux problèmes engendrés par la délinquance en France. Des tas d’ idées circulent cependant telles que :

- Assurer une gestion plus fine des flux, tant pour les rentrants que pour les sortants ,

- Mise en application de  »la contrainte pénale » qui apporterait une réponse au tout carcéral,

- Libération sous contrainte,

- Individualisation des peines,

- Association  »Lire pour s’ en sortir »

- Construction de 5.000 nouvelles places à 100.000/150.000 euros l’ unité, pour permettre de voir venir car, d’ ici à quelques années c’ est 80.000 prisonniers qu’ il faudra gérer, la population française augmentant de 300.000 personnes par an, et en se basant sur 100 nouveaux délinquants par tranche de 100.000 habitants.

Les procédures actuelles sont déjà extrêmement complexes, pour employer un euphémisme, et il semble que votre projet de loi en rajoute une bonne couche, surtout quand on sait que les budgets de la police et de la gendarmerie sont en baisse depuis plusieurs années consécutives, que l’ action des CPIP (Conseillers pénitentiaires d’ insertion et de probation) ont pratiquement autant d’ effet que Pôle Emploi sur le chômage, et que la prison a fait ses preuves quant à la dégradation humaine qu’ elle entraîne.

 

2/ LA SOLUTION à tous vos problèmes, mais également aux problèmes rencontrés par tous les responsables gouvernementaux, tant sur un plan national que régional, réside dans la mise en œuvre immédiate de :  »Un Plan Marshall pour l’ Emploi, les Ateliers du dû » dont vous trouverez les modalités d’ application dans le document ci-joint.

Nous nous basons sur le principe que la culture de la fleur est aussi importante, pour celui qui en vit, que l’ acier, mais ça c’ était avant, aujourd’hui’ nous dirons, que le  »high-tech » tant prisé par notre ministre du développement et par l’ oligarchie en général. Or, c’ est au présent que les gens du peuple vivent et non dans une autre vie futuriste.

 

Vous aviez entièrement raison, Madame la Ministre, lorsque vous disiez, je cite :

 

« Je suis persuadée qu’aucune génération ne peut vivre sans idéal. Si on ne défend pas la République, si on ne dit pas à chacune et chacun que nous sommes tous les sentinelles et que nous avons un devoir d’exigence pour que la République soit vraiment la République, on les renvoie à quoi ? Soit à des égoïsmes, soit à une vie communautaire, soit à une exclusion sans perspective. Je préfère leur dire que le chemin de la République est difficile, mais que c’est le meilleur et que nous pouvons le prendre ensemble. » (Démocratie et Probité).

 

Nous comptons vivement sur votre courage, votre pugnacité et votre engagement envers notre pays pour prendre en compte ce beau projet de renouveau dont la mise en chantier ne devrait poser aucun problème, pas même celui de son financement.

 

Par avance nous vous remercions de votre intervention et de votre action.

 

Nous vous prions d’ agréer, Madame la Ministre, nos respectueuses et distinguées salutations.

 

PJ : Document :  »Un Plan Marshall Pour l’ Emploi, les Ateliers du dû »

Photocopie de l’ extrait du Canard enchaîné du 22 septembre 2010 (p5)

 

 

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LETTRE A Alain JUPPE + COLISTIERS 05 03 14 ELECTION MUNICIPALE

Posté par yvangavoille le 5 mars 2014

CRRIA DE BORDEAUX

Comité de Résistance, de Réflexions ; d’ Interpellations et d’ Actions

9, rue du Maréchal Galliéni

33200 BORDEAUX

 

Objet : élection municipale 2014

Monsieur le candidat à la mairie

Mesdames, Messieurs les colistiers

Permanence d’ Alain JUPPE

46 cours du Chapeau rouge

33000 BORDEAUX

 

yvangavoille.unblog.fr

yvan.gavoille1@free.fr

 

Le 05.03.2014

 

Mesdames, Messieurs,

 

 

C’ est avec sérieux que je prends connaissance des programmes des différents candidats, tant pour Bordeaux que pour d’ autres villes importantes françaises et, force est de constater que la stratégie est immuable à savoir : c’ est moi qui ferai plus que l’ autre et pour moins cher. Le résultat est que toutes les grandes villes de notre pays vont avoir le même contenu, plus rien ne les différenciera puisque toutes ne font que se copier, s’ imiter. En définitive, elles se concurrencent sauvagement au lieu de mettre en exergue leurs différences et leurs complémentarités. C’ est un bien triste spectacle car, tous vos programmes et initiatives présentés ne sont qu’ aménagement et amélioration de l’ existant qui seront mis en œuvre par la troupe céleste. C’ est vrai que tout va tellement bien qu’ il vaut mieux choisir la continuité, faisons comme si tous les feux étaient toujours au vert ( ce qui est le cas pour l’ ensemble des élus ministres et parlementaires totalement déconnectés des réalités de la population) .

En fait, tout est prévu pour transformer les villes, grandes et moyennes, en autant d’ îles aux plaisirs, et d’ y entraîner un maximum de gens qui seront formatés en ânes aux longues queues et oreilles pointues et qui, ainsi mis en cages, seront prêts pour aller travailler n’ importe où, pour des salaires de misère. En France et à l’ intérieur de l’ Union Européenne actuelle, l’ intégralité de l’ oligarchie se comporte, vis à vis de la population, comme Gédéon et Grand Coquin du dessin animé ; nous sommes toutes et tous des  »Pinocchios » en puissance si nous ne réagissons pas maintenant. » Sinon, fini de rire…mais ils ne rient plus, ils braient comme de véritables petits ânes ».

 

L’ emploi, du travail pour tous doit être la seule, l’ unique préoccupation des élus, à quelque niveau que ce soit et c’ est principalement au niveau de la commune que tout doit se jouer. Les élus doivent rompre avec les habitudes du passé et faire plus qu’ assurer une gestion de la ville en bon père de famille – je tiens à cet épithète – , ils sont dans l’ obligation d’ endosser le costume d’ entrepreneur où de co-entrepreneur en créant et en assurant la bonne marche d’ un où plusieurs ateliers communaux qui seront animés par les chômeurs et demandeurs d’ emplois de chaque ville et village, en suivant la méthode explicitée dans le document ci-joint :

 

 »Un Plan Marshall pour l’ Emploi, les Ateliers du dû »

 

Tout le reste,le contenu de vos programmes, découlera automatiquement et simplement de cet acte audacieux et novateur et surtout vital pour des millions de françaises et français et d’ européens.

Avec l’ espoir que vous comprendrez que le présent , seul, compte pour l’ heure, et que la  »French Tech » n’ est que de la poudre aux yeux, du vent, face aux besoins criants d’ aujourd’hui.

 

Je vous prie d’ agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.

 

 

PJ : un exemplaire du  »Un Plan Marshall pour l’ Emploi, les Ateliers du dû »

 

 

 

 

 

 

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LETTRE A Vincent FELTESSE + COLISTIERS ELECTION MUNICIPALE 03 2014

Posté par yvangavoille le 5 mars 2014

CRRIA DE BORDEAUX

Comité de Résistance, de Réflexions ; d’ Interpellations et d’ Actions

9, rue du Maréchal Galliéni

33200 BORDEAUX

 

Objet : élection municipale 2014

Monsieur le candidat à la mairie

Mesdames, Messieurs les colistiers

Permanence de Vincent FELTESSE

31 cours de la Marne

33000 BORDEAUX

 

yvan.gavoille1@free.fr

yvangavoille.unblog.fr

 

 

Le 05.03.2014

 

Mesdames, Messieurs,

 

 

C’ est avec sérieux que je prends connaissance des programmes des différents candidats, tant pour Bordeaux que pour d’ autres villes importantes françaises et, force est de constater que la stratégie est immuable à savoir : c’ est moi qui ferai plus que l’ autre et pour moins cher. Le résultat est que toutes les grandes villes de notre pays vont avoir le même contenu, plus rien ne les différenciera puisque toutes ne font que se copier, s’ imiter. En définitive, elles se concurrencent sauvagement au lieu de mettre en exergue leurs différences et leurs complémentarités. C’ est un bien triste spectacle car, tous vos programmes et initiatives présentés ne sont qu’ aménagement et tentatives d’amélioration de l’ existant qui seront mis en œuvre par… » la troupe céleste ». C’ est vrai que tout va tellement bien dans notre pays et en Europe qu’ il vaut mieux choisir la continuité, continuons à faire comme si tous les feux étaient toujours au vert ( ce qui est le cas pour l’ ensemble des élus ministres et parlementaires totalement déconnectés des réalités de la population) .

En fait, tout est prévu pour transformer les villes, grandes et moyennes, en autant d’ îles aux plaisirs, et d’ y entraîner un maximum de gens qui seront formatés en ânes aux longues queues et oreilles pointues et qui, ainsi mis en cages, seront prêts pour aller travailler n’ importe où, pour des salaires de misère. En France et à l’ intérieur de l’ Union Européenne actuelle, l’ intégralité de l’ oligarchie se comporte, vis à vis de la population, comme Gédéon et Grand Coquin du dessin animé ; nous sommes toutes et tous des  »Pinocchios » en puissance si nous ne réagissons pas maintenant. » Sinon, fini de rire…mais ils ne rient plus, ils braient comme de véritables petits ânes ».

 

L’ emploi, du travail pour tous doit être la seule, l’ unique préoccupation des élus, à quelque niveau que ce soit et c’ est principalement au niveau de la commune que tout doit se jouer. Les élus doivent rompre avec les habitudes du passé et faire plus qu’ assurer une gestion de la ville en bon père de famille – je tiens à cet épithète – , ils sont dans l’ obligation d’ endosser le costume d’ entrepreneur où de co-entrepreneur en créant et en assurant la bonne marche d’ un où plusieurs ateliers communaux qui seront animés par les chômeurs et demandeurs d’ emplois de chaque ville et village, en suivant la méthode explicitée dans le document ci-joint :

 

 »Un Plan Marshall pour l’ Emploi, les Ateliers du dû »

 

Tout le reste,le contenu de vos programmes, découlera automatiquement et simplement de cet acte audacieux et novateur et surtout vital pour des millions de françaises et français et d’ européens.

Avec l’ espoir que vous comprendrez que le présent , seul, compte pour l’ heure, et que la  »French Tech » n’ est que de la poudre aux yeux, du vent, face aux besoins criants d’ aujourd’hui.

 

Que la droite fasse tout son possible pour maintenir ses énormes privilèges, cela peut se comprendre.

Mais que le parti dit socialiste, et plus généralement toute la  »gauche » marchent dans les mêmes pas est une aberration , une trahison.

 

Pourtant, votre objectif est plus simple que celui de la droite classique puisqu’ il se résume dans la réponse à apporter aux réflexions fondamentales suivantes :

 

1/le racisme originaire qui réduit le salarié à l’ état d’ être minoritaire, colonisé. Scandale politique, dictature déguisée qui annonce toutes les autres.

 

2/Une crise est née mais le problème demeure, viscéral, bloqué par la censure, l’ atavisme. D’ où le choc, celui-là même qui détermine l’ étonnement, face à la subversion politique. De l’ aptitude à la stupéfaction, de cette vision constamment initiale, dépendent les révolutions.

 

3/ le sort inique, extravagant, des salariés; la futilité sinistre des  »décideurs »; une image de l’ humanité aberrante au point d’ en être comique.

 ce  monde truqué de la hiérarchie  aboutit à la déviation du sens au profit d’ un système criminel.

 

4/Il est inévitable que nous, les salariés, considérions cette société, si bonne à l’ égards des  »décideurs », si dure avec nous, comme une société mal conçue, qui déforme la vérité, altère la volonté…un lieu de conspiration .

 

5/Il est nécessaire de remettre en cause tous les codes, les rapports de force sur quoi se base le pouvoir, la sacro-sainte hiérarchie, la propriété sociétaire.

 

6/Mais, les salariés qui sont toutes et tous des chômeurs potentiels, en sursis, ont ils les mêmes raisons d’ être fiers de leur pays ? De défendre leur pays? D’ aimer leur pays ? Est-ce une bénédiction pour eux de vivre dans leur pays d’ origine ? L’ interprétation du mot  »patriotisme » est différent d’ une situation à une autre et cela explique la difficulté à comprendre la définition du mot  »patriotisme », ou les notions qu’ il peut avoir des devoirs patriotiques.

 

7/Or, les salariés sont sur le pont qui relie le vieux monde au nouveau monde.Quel choix le capitalisme, dans sa conception fin XVIII ème, leur offre t’il ?

 

8/En effet, comment se fait il que nous toutes et tous, les salariés, soyons aussi pauvres alors que nous et nos aïeux travaillons depuis si longtemps ?Il y a là, sans nul doute, un manque très grave de sens de l’ humanité, de sens de la justice ou de bon sens.

 

9/L’ actionnariat des salariés les empêcherait d’ être châtiés financièrement, au gré des événements ou selon l’ humeur de la classe dirigeante, et leur permettrait d’ expérimenter leurs opinions, leurs goûts et leurs dégoûts authentiques. En un mot, les salariés ne seraient plus tenus à acquiescer; ils pourraient critiquer positivement et détenir ainsi une influence salutaire sur la bonne marche de l’ entreprise.

 

En espérant que tout n’ est pas encore perdu, surtout pour vous et votre famille,

Je vous prie d’ agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.

 

 

PJ : un exemplaire du  »Un Plan Marshall pour l’ Emploi, les Ateliers du dû »

 

 

 

 

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LETTRE OUVERTE A Alain JUPPE maire de Bordeaux et ex-ministre des Affaires Etrangères

Posté par yvangavoille le 3 mars 2014

CRRIA DE BORDEAUX

Comité de Résistance, de Réflexions, d’ Interpellations et d’ Actions

9, rue du Maréchal Galliéni

33200 BORDEAUX

 

yvangavoille.unblog.fr

yvan.gavoille1@free.fr

 

 

Monsieur Alain JUPPE

 Maire de Bordeaux

Hôtel de ville

33000 BORDEAUX

 

 Objet :l’ avenir de la France dans l’ UE.

 

Le 02.03.2014

 

 

Monsieur le Maire, Monsieur le ministre,

 

J’ apprends que dans un entretien accordé au journal  »Les Inrockuptibles », vous avez révélé des faits d’ une extrême importance, rien que des scoops , je cite :

 

 »Qu’ on était plus en 2007 !

Que la France avait changé !

Que le monde avait changé !

Que l’ ancien président de la République mourrait d’ envie de retourner à la vie politique…et que, dans cette perspective, il faudrait qu’ il renouvelle son stock d’ idées ».

 

La question que je me pose est plutôt la suivante : A quel stock d’ idées faites vous allusion car, si l’ on y regarde de plus prêt, votre mentor n’ a fait que suivre scrupuleusement les directives concoctées et émises par Washington/Tel- Aviv – (colline du printemps…!) – via Bruxelles, ces décisions ayant été préalablement initiées par la haute finance internationale et les groupes multinationaux.

 

Nicolas Sarkozy et vous-mêmes êtes des européistes convaincus et non des européens. La différence est de taille car vous représentez un Occident impérialiste et non une fédération de Nations libres et impériales. Les résultats de votre utopie mondialiste basée sur une sorte d’ universalité des valeurs est catastrophique pour l’ ensemble de la planète. Vous créez le chaos pour nous imposer, ensuite, votre ordre qui renferme tous les ingrédients d’ un totalitarisme exacerbé.

 

Plongez vous dans la lecture sur mon blog de la rubrique :  »L’ Empire Européen Universel, cette utopie technocratique », par Mathieu Bock-Côté – Université du Québec à Montréal dont vous trouverez un extrait ci-après :

 

 »C’est le projet d’une nouvelle civilisation qui prend forme, fondée sur un ren-

versement généralisé de l’héritage philosophique occidental dont on ne conser-

vera que l’idéal des droits de l’homme, remanié à travers la matrice du « vivre-

ensemble » et du « droit à la différence ». Autrement dit, c’est à partir de la

critique contre-culturelle héritée des radical sixties qu’on entend générer un

nouveau modèle de société. La contre-culture, à l’origine du bric-à-brac post-

moderne, doit pourtant mobiliser une forme politique prémoderne pour s’ac-

complir, celle de l’empire, qui permet justement d’imaginer une communauté

politique aux frontières floues, sans substrat historique déterminé, et soutenu

par une bureaucratie militante qui assure la continuité de l’État sans faire appel

à la légitimité démocratique. Sans surprise, d’ailleurs, une certaine historio-

graphie a réhabilité depuis quelques années les empires européens qui auraient

été porteurs d’un modèle de civilisation original, d’une pratique politique désor-

mais conforme aux exigences de la mondialisation. Le rêve européen est celui

d’un empire humanitaire et cosmopolite où viendrait prendre forme un nouveau

modèle de société. Bien sûr, ici et là, on parle encore de l’Europe puissance, mais

surtout dans les marges. Car la puissance à laquelle rêve l’Europe est surtout celle

de la morale et du droit, ou pour le dire avec les mots de Pierre Manent, d’un

« radicalisme éthique ». Une puissance absolument souveraine – et pas néces-

sairement immatérielle, tant le développement du droit européen s’accom-

pagne d’un certain dispositif coercitif – qui se présente comme la nouvelle

légitimité universelle et qui suffirait à disqualifier, par sa seule mise en scène,

les formes politiques concurrentes, qui relèveraient d’une ère politique révolue.

L’idéal européen devrait s’étendre sans cesse pour qu’advienne une humanité

délivrée de ses contradictions politiques. L’extension de la philosophie pro-

gressiste contenue dans la nouvelle Europe politique ne devrait connaître

aucune limite de principe. L’Europe ne connaît d’autre limitation à son expan-

sion que circonstancielle : en dernière instance, le modèle de civilisation qui s’y

développe devrait valoir pour toute la planète, l’eurogouvernance, selon la for-

mule du juriste conservateur Jeremy Rabkin, annonçant une gouvernance mon-

dialisée sous le signe des droits de l’homme.

 

.

Mais l’utopie ne sait pas par définition où s’arrêter et l’empire des droits humains assume bien mal les limites à son hégémonie, d’autant plus qu’il considère moins ses détracteurs comme des adversaires légitimes que comme autant de figures d’un détestable passé refusant son évacuation dans les oubliettes de l’histoire. Cela donne évidemment à l’Europe et à ses procureurs une mentalité inquisitoriale qui prétend surplomber la souveraineté des États constituants…… »

 

Par ailleurs, dans son roman  »Les yeux d’ Ézéchiel sont ouverts », Georges, Raymond, Alexis Soulès (Raymond Abellio), fait dire à un de ses personnages :

 

 » Aujourd’ hui je le sais. Aucun homme ayant un peu le goût de l’ absolu ne peut plus s’ accrocher à rien. La démocratie est un dévergondage sentimental, le fascisme est un dévergondage passionnel, le communisme est un dévergondage intellectuel. Aucun camp ne peut plus gagner. Il n’ y a plus de victoire possible. »

 

Aussi, force est de constater que nous sommes rentrés, depuis une quarantaine d’ années, grâce à la complicité de nos gouvernements, dans l’ ère de l’ exclusivisme et de la férocité de la puissance.

 

Il suffit de réécouter le discours de Nicolas Sarkozy, votre  »champion » semble t’ il qui, pour moi, n’ est que l’ illusion de la puissance, prononcés à l’ ouverture de la 62 ème assemblée générale de l’ ONU le 25.09.2007 et celui de Toulon le 03.05.2012, pour se rendre compte qu’ il ne croit pas un mot et qu’ il fera exactement l’ inverse de ce qu’ il dit. Par contre lorsqu’ il affirme que votre Nouvel Ordre Mondial s’ imposera :  »que vous le vouliez ou non… », là il est sincère mais il ne fait que retransmettre les instructions qu’ il a reçues, prouvant ainsi une totale allégeance à ses commanditaires, l’ OTAN et l’ ONU . Mais le summum de l’ hypocrisie perverse est atteint dans le discours d’ ouverture de la 62 ème AG de l’ ONU, lorsqu’ il utilise les enfants et déclame, je cite :

 

 »Les fondateurs de l’ ONU savaient qu’ on lit l’ avenir du monde dans le regard de l’ enfant martyrisé, de l’ enfant qui a faim, de l’ enfant qui voit ses parents humiliés, de l’ enfant qui depuis sa naissance n’ a connu que la guerre, de l’ enfant qu’ on a arraché à sa maison, à sa patrie, à sa famille.

Parce que dans le regard désespéré de cet enfant là, il n’ y a pas simplement de la souffrance, il y a toutes les guerres, toutes les révoltes qui demain ensanglanteront le monde. »

 

Il connaît bien ses classiques…mais seule la dernière phrase correspond à la réalité que nous allons vivre grâce aux bons soins de votre famille.

 

Je vous invite à aller sur mon blog où dans la rubrique  »L’ argent, quel destin pour notre monde » , vous pourrez lire :

 

41/-de David ROCKEFELLER – discours à  la Commission Trilatérale – juin 1991

(Le Rockefeller originel a fait fortune en vendant des narcotiques, mais c’ est le capital Rothschild qui a rendu la famille Rockefeller si puissante et  si dangereuse).

 « Nous sommes reconnaissants au Washington-Post, au New-York Times, au Time-Magazine et aux autres grandes publications dont les dirigeants ont assisté à  nos réunions, et ont respecté leur promesse de discrétion pendant presque QUARANTE ans.

Il nous aurait été impossible de développer notre plan d’ action pour le MONDE si nous avions été sous la lumière des projecteurs pendant toutes ces années.

Mais maintenant, le monde est plus sophistiqué et mieux préparé à  la marche vers un gouvernement mondial.

La souveraineté supranationale d’ une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est sûrement préférable à  l’ autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés. »

 

42/-de Marshall Mc LUHAN – « Gourou des médias »

 

« Seuls les petits secrets ont besoin d’ être

 protégés, les grands sont tenus secrets par l’

incrédulité du public… »

 

Également, lisez ce qui suit issu du livre  »La Vingt-Cinquième Heure » de C.Virgil GHEORGHIU – librairie Plon -

 

 »Parce qu’une société technocratisée ne peut créer de l’ esprit, elle ne peut être, par conséquent, que livrée aux monstres »

 

Concernant la dernière guerre mondiale ( et l’ Ukraine aujourd’ hui ):

 

 »Cette guerre…n’ est pas une guerre de l’ Occident contre l’ Orient…Elle n’ est qu’ une révolution intérieure dans le cadre de la société technique occidentale…La Russie, après la révolution communiste, est devenue la branche la plus avancée de la révolution technique occidentale…La Russie a pris toutes ses théories à l’ Occident et les a mises simplement en pratique; elle a réduit l’ homme à zéro comme elle l’ avait appris de l’ Occident…Elle a imité l’ Occident comme seuls un barbare et un sauvage pouvaient le faire. » Dès lors, cette  guerre n’ est qu’ une révolution intérieure à la société occidentale et qui par conséquent n’ est pas faite en faveur des hommes. Tout au plus, ajouterai-je, pourrait on admettre théoriquement que les hommes véritables en tant que tels puissent bénéficier de cette sorte d’ anéantissement fratricide. Mais ce n’ est là qu’ une solution verbale, car en fait les hommes sont bien plutôt voués à être pris et broyés par cette sorte de cyclone. Faut il se réfugier dans l’ espérance qui est celle du père de Traian, le prêtre Koruga:  »A la fin, Dieu prendra pitié de l’ homme comme il l’ a déjà fait maintes fois; telle l’ arche de Noé sur les flots, les quelques hommes demeurés vraiment hommes flotteront par dessus les remous de ce grand désastre collectif.  »

 le  »De profundis » d’ une humanité suppliciée.

Leur destinée se trouve entre les mains des hommes

 

ils agissent selon leurs lois propres, différentes de celles des humains. Je ne citerai de ces lois spécifiques aux esclaves techniques que l’ automatisme, l’ uniformité et l’ anonymat.

 

Les êtres humains sont obligés de vivre et de se comporter selon des lois techniques, étrangères aux lois humaines. Ceux qui ne respectent pas les lois de la machine, promues au rang de lois sociales, sont punis .

Il en résulte pour lui un sentiment d’ infériorité, le désir d’ imiter la machine, et d’ abandonner ses caractères spécifiquement humains, qui le tiennent éloigné des centres d’ activité sociale.Et cette lente désintégration transforme l’ être humain en le faisant renoncer à ses sentiments, à ses relations sociales  »

 

Je termine cette lettre ouverte par ceci : Non à l’ ordre européiste exclusiviste,

Oui à un ordre européen participatif et collectif.

Je vous prie d’ agréer, Monsieur le maire, Monsieur le ministre, mes salutations distinguées.

 

PJ : Quelques extraits du livre  »L’ Enracinement » de Simone Weil – 1949 – destinés à inspirer l’ oligarchie ploutocrate régnant aujourd’hui .

ainsi qu’ un extrait de : » LES ESSAIS » de Montaigne – 1572-1592

 

 

 

 

De Simone Weil –  »l’ enracinement » 1949 -

 

l’ Obéissance

 

L’obéissance est un besoin vital de l’âme humaine. Elle est de deux espèces : obéissance à des règles établies et obéissance à des êtres humains regardés comme des chefs. Elle suppose le consentement, non pas à l’égard de chacun des ordres reçus, mais un consentement accordé une fois pour toutes, sous la seule réserve, le cas échéant, des exigences de la conscience. Il est nécessaire qu’il soit généralement reconnu, et avant tout par les chefs, que le consentement et non pas la crainte du châtiment ou l’appât de la récompense constitue en fait le ressort principal de l’obéissance, de manière que la soumission ne soit jamais suspecte de servilité. Il faut qu’il soit connu aussi que ceux qui commandent obéissent de leur côté ; et il faut que toute la hiérarchie soit orientée vers un but dont la valeur et même la grandeur soit sentie par tous, du plus haut au plus bas.

 

L’obéissance étant une nourriture nécessaire à l’âme, quiconque en est définitivement privé est malade. Ainsi toute collectivité régie par un chef souverain qui n’est comptable à personne se trouve entre les mains d’un malade.

Ceux qui soumettent des masses humaines par la contrainte et la cruauté les privent à la fois de deux nourritures vitales, liberté et obéissance ; car il n’est plus au pouvoir de ces masses d’accorder leur consentement intérieur à l’autorité qu’elles subissent. Ceux qui favorisent un état de choses où l’appât du gain soit le principal mobile enlèvent aux hommes l’obéissance, car le consentement qui en est le principe n’est pas une chose qui puisse se vendre.

Mille signes montrent que les hommes de notre époque étaient depuis longtemps affamés d’obéissance. Mais on en a profité pour leur donner l’esclavage.

L’initiative et la responsabilité, le sentiment d’être utile et même indispensable, sont des besoins vitaux de l’âme humaine.

 

 

La responsabilité

 

La privation complète à cet égard est le cas du chômeur, même s’il est secouru de manière à pouvoir manger, s’habiller et se loger. Il n’est rien dans la vie économique, et le bulletin de vote qui constitue sa part dans la vie politique n’a pas de sens pour lui.

Le manœuvre est dans une situation à peine meilleure.

 

La satisfaction de ce besoin exige qu’un homme ait à prendre souvent des décisions dans des problèmes, grands ou petits, affectant des intérêts étrangers aux siens propres, mais envers lesquels il se sent engagé. Il faut aussi qu’il ait à fournir continuellement des efforts. Il faut enfin qu’il puisse s’approprier par la pensée l’œuvre tout entière de la collectivité dont il est membre, y compris les domaines où il n’a jamais ni décision à prendre ni avis à donner. Pour cela, il faut qu’on la lui fasse connaître, qu’on lui demande d’y porter intérêt, qu’on lui en rende sensible la valeur, l’utilité, et s’il y a lieu la grandeur, et qu’on lui fasse clairement saisir la part qu’il y prend.

Toute collectivité, de quelque espèce qu’elle soit, qui ne fournit pas ces satisfactions à ses membres, est tarée et doit être transformée.

 

 

L’ égalité

 

Il y a des méthodes moins grossières pour combiner l’égalité et la différence. La première est la proportion. La proportion se définit comme la combinaison de l’égalité et de l’inégalité, et partout dans l’univers elle est l’unique facteur de l’équilibre.

 

Appliquée à l’équilibre social, elle imposerait à chaque homme des charges correspondantes à la puissance, au bien-être qu’il possède, et des risques correspondants en cas d’incapacité ou de faute. Par exemple, il faudrait qu’un patron incapable ou coupable d’une faute envers ses ouvriers ait beaucoup plus à souffrir, dans son âme et dans sa chair, qu’un manœuvre incapable, ou coupable d’une faute envers son patron. De plus, il faudrait que tous les manœuvres sachent qu’il en est ainsi. Cela implique, d’une part, une certaine organisation des risques, d’autre part, en droit pénal, une conception du châtiment où le rang social, comme circonstance aggravante, joue toujours dans une large mesure pour la détermination de la peine. À plus forte raison l’exercice des hautes fonctions publiques doit comporter de graves risques personnels.

 

Travail


« Travail : le pacte originel de l’homme avec la nature, de l’âme avec son corps. » (OC, VI-1, 105)



Contact spécifique avec la beauté du monde

« Le travail physique constitue un contact spécifique avec la beauté du monde, et même, dans les meilleurs moments, un contact d’une plénitude telle que nul équivalent ne peut se trouver ailleurs. L’artiste, le savant, le penseur, le contemplatif doivent pour admirer réellement l’univers percer cette pellicule d’irréalité qui le voile et en fait presque pour tous les moments de leur vie, un rêve ou un décor de théâtre. Ils le doivent, mais le plus souvent ne le peuvent pas. Celui qui a les membres rompus par l’effort d’une journée de travail, c’est-à-dire d’une journée où il a été soumis à la matière, porte dans sa chair comme une épine la réalité de l’univers. La difficulté pour lui est de regarder et d’aimer ; s’il y arrive, il aime le réel. » (AD5, 161)

« La fonction spirituelle du travail physique est la contemplation des choses, la contemplation de la nature. » (OC, VI-3, 399).

« Nulle poésie concernant le peuple n’est authentique si la fatigue n’y est pas, et la faim et la soif issues de la fatigue. » (OC, VI-2, 63)


Le travail physique comme obéissance

« Le travail physique consenti est, après la mort consentie, la forme la plus parfaite de la vertu d’obéissance. » (E2, 372)

« Travailler – si l’on est épuisé, c’est devenir soumis au temps comme à la matière ; La pensée est contrainte de passer d’un instant à l’instant suivant sans s’accrocher au passé et à l’avenir. C’est là obéir.» (PG5, 204-205)

« Celui qui doit travailler tous les jours sent dans son corps que le temps est inexorable. Travailler. Éprouver le temps et l’espace. » (OC, VI-2, 63)


Équilibre apparent entre le vouloir humain et la nécessité

« La nécessité est une ennemie pour l’homme tant qu’il pense à la première personne. A vrai dire il a avec elle les trois espèces de rapports qu’il a avec les hommes. Par la rêverie ou par l’exercice de la puissance sociale elle semble son esclave. Dans les contrariétés, les privations, les peines, les souffrances, mais surtout dans le malheur elle apparaît comme un maître absolu et brutal. Dans l’action méthodique il y a un point d’équilibre où la nécessité, par son caractère conditionnel, présente à la fois à l’homme des obstacles et des moyens par rapport aux fins partielles qu’il poursuit, et où il y a une espèce d’égalité entre le vouloir d’un homme et la nécessité universelle. Ce point d’équilibre est aux rapports de l’homme avec le monde ce qu’est la justice naturelle aux rapports entre les hommes (…). » (IPC, 144)

« L’équilibre entre le vouloir humain et la nécessité dans l’action méthodique est seulement une image ; si on le prend pour la réalité, c’est un mensonge. Notamment, ce que l’homme prend pour des fins ce sont simplement des moyens. La fatigue force à s’apercevoir de l’illusion. Dans l’état de fatigue intense, l’homme cesse d’adhérer à sa propre action et même à son propre vouloir ; il se perçoit comme une chose qui en pousse d’autres parce qu’elle est elle-même poussée par une contrainte. Effectivement la volonté humaine, quoiqu’un certain sentiment de choix y soit irréductiblement attaché, est simplement un phénomène parmi tous ceux qui sont soumis à la nécessité. La preuve est qu’elle comporte des limites. L’infini seul est hors de l’empire de la nécessité. » (IPC, 145)

 

MONTAIGNE (1533 – 1592)

 

 

 »Le mensonge est aussi un maudit vice car nous ne sommes hommes et ne nous tenons les uns aux autres que par la parole. La menterie et, un peu au-dessous, l’ entêtement, me semblent être les erreurs dont on devrait le plus possible combattre la naissance et le progrès chez les enfants.

 

Le mensonge me semble encore pire que la paillardise ; c’ est un vilain vice et qu’ un ancien dépeint bien honteusement quand il dit que c’ est donner témoignage de mépriser Dieu et de craindre les hommes.

Cependant, je ne veux pas priver la tromperie de son rang, ce serait mal entendre le monde ; je sais qu’ elle a servi souvent profitablement. Si la trahison peut être en quelque cas excusable, c’ est quand on l’ emploie à châtier et à trahir la trahison ; il y a des vices légitimes.

 

Les hommes veillent à ce que leur contenance soit en règle, mais envoient leur conscience au bordel. Je constate souvent qu’ on nous propose des modèles de vie que ni l’ orateur, ni les auditeurs, n’ ont aucun espoir de suivre, ni qui plus est, aucune envie.

 

De ce même papier où il vient de rédiger l’ arrêt de condamnation d’ un adultère, le juge déchire un morceau pour écrire un billet doux à la femme de son collègue ; celle à qui vous viendrez de vous frotter illicitement, criera ensuite âprement, en votre présence même, contre une pareille faute commise par une de ses amies ; et tel condamne des hommes à mourir pour des crimes qu’ il n’ estime pas, en lui-même des fautes. Ainsi vont les hommes.

Tout le monde joue la comédie ; la plupart de nos occupations tiennent de la farce.

 

Aristote a dit qu’ aucune âme, si excellente qu’ elle soit, n’ est exempte d’ un mélange de folie. Il n’ est si parfait homme de bien qui, s’ il soumettait à l’ examen des lois toutes ses actions et ses pensées, ne serait pendable dix fois en sa vie » .

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LA THEORIE DU GENRE OU JUSQU’ OU VA T’ ON DESCENDRE…SANS REAGIR ?

Posté par yvangavoille le 10 février 2014

Pour bien comprendre le grave problème qui se pose à l’ ensemble des

français responsables et conscients de l’ avenir de leurs progénitures , je vous

invite à visionner les vidéo référencées ci-après:

 

 http://youtu.be/F4TVHiJzdj0   Entretien avec Olivier VIAL – Observatoire de la théorie du genre -

http://youtu.be/2-ynTmjLsI4 Farida Belghoul s/la théorie du genre

http://youtu.be/2-ynTmjLsI4 Farida Belghoul s/META/TV

http://youtu.be/tmgV_DT0-_Q Farida Belghoul + Soral + Mathias

sur Dailymotion la vidéo : face à face  Dupont-Aignan -Najat Vallaud Belkacem chez Calvi France 2    (+ Moréno et le facteur Besancenot)
www.dailymotion.com/video/x1bpz0z_

Par ailleurs, il est utile de rappeler que l’ enfant, ce n’ est pas qu’ une page blanche sur laquelle les enseignants doivent écrire les savoirs qui permettent à cet enfant de se socialiser.

 

C’ est d’ abord un être en devenir, une personnalité, un potentiel, une globalité,

 

C’ est un corps qui doit être mis en mouvement,

 

C’ est un esprit car il y a une globalité, la dimension spirituelle existe, les symboles affleurent et, durant toute la scolarité les enfants vont régner dans un monde de symboles et d’ images archétypes. Or, dans l’ éducation classique, académique, institutionnelle, la symbolique de la vie est complètement niée au profit de l’ acquisition de savoirs extérieurs à soi; c’ est moins une ou des croyances, qu’ une façon d’ envisager le monde. L’ observation du monde par la vie sensorielle doit être liée intimement à un travail en soi pour s’ épanouir de belles qualités morales, de beaux sentiments. En fait, c’ est la qualité de la vie intérieure qui va permettre à l’ enfant d’ être en phase avec la diversité des couleurs autour de soi.

 

Si on a une vie intérieure pauvre ou aliénée par le consumérisme ou par la publicité, ou par la télé-réalité, ou par ce genre de phénomènes infra-culturels, plus on a une vie intérieure paramétrée par ces phénomènes là et moins le rapport au monde sera créateur, émotionnel, sentimental mais pas au sens de la sensiblerie mais au sens de l’ épanouissement des grandes valeurs morales qu’ on a dans toutes les traditions.

 

Le terme sensible est fondamental d’ où l’ importance de lier la vie du corps avec le travail de l’ imagination; l’ imagination créatrice est quelque chose de fondamental.

 

A noter l’ importance des grands contes de tradition européenne, ou arabe, ou chinoise …on a un folklore universel, auquel les enfants accèdent facilement, qu’ il faut vulgariser dans les écoles.

 

C’ est une intelligence qui doit être mobilisée. Refuser la hiérarchisation des savoirs est fondamental; Malheureusement, en Occident, l’ intelligence logico-mathématique est la première des intelligences…tout ce qui relève de la main,

 

Les propos exacts de la menteuse Najat Vallaud-Belkacem

Posté le Vendredi 31 janvier 2014 |

La mythomane ou amnésique (moins crédible) ministre des Droits des femmes dit une chose et son contraire dès que la situation chauffe un peu ! C’est scandaleux de mentir au peuple de la sorte, de diffuser de fausses nouvelles pour le manipuler afin d’imposer un nouveau paradigme sociétal. C’est d’ailleurs illégal mais qui s’en soucie ?

Extrait d’un entretien donné par Najat Vallaud-Belkacem à 20minutes.fr en août 2011 :

20minutes.fr : En quoi la « théorie du genre » peut-elle aider à changer la société ?
Najat Vallaud-Belkacem :
La théorie du genre, qui explique « l’identité sexuelle » des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets.

Les manuels de sciences et vie de la terre (SVT) ne devraient-ils pas enseigner la sexualité humaine en se limitant strictement à sa dimension biologique, et pas à sa dimension sociale ?
Le vrai problème de société que nous devons régler aujourd’hui, c’est l’homophobie, et notamment les agressions homophobes qui se développent en milieu scolaire. L’école doit redevenir un sanctuaire, et la prévention de la délinquance homophobe doit commencer dès le plus jeune âge. Un jeune homosexuel sur cinq a déjà été victime d’une agression physique, et près d’un sur deux a déjà été insulté. Il est essentiel d’enseigner aux enfants le respect des différentes formes d’identité sexuelle, afin de bâtir une société du respect.

La même, devenue ministre, le 6 juin 2013 :

« La “théorie du genre” n’existe pas. Ça n’existe pas. En tout cas je ne l’ai jamais rencontrée. Quand on parle de genre, ce qui existe, c’est les “études de genre”. [...] Vous avez en effet des chercheurs qui s’intéressent à la façon dont la société organise une relation d’inégalité entre les hommes et les femmes. [...] Je soutiens les études qui portent sur ces sujets. En revanche, de théorie du genre, je ne connais pas. »

 

 

 

JRE nationale le lundi 10 février 2014

Posté le Samedi 8 février 2014 | Commentaires fermés

COMMUNIQUE JRE A LIRE ATTENTIVEMENT :

LA DEUXIÈME JOURNÉE DE RETRAIT MENSUELLE DE L’ÉCOLE A LIEU LE 10 FÉVRIER 2014.

Deuxième Journée de Retrait de l’École pour l’interdiction de la théorie du genre sous toutes ses formes et dans tous les établissements scolaires publics ou privés sous contrat. Pour la suppression complète de cette idéologie dangereuse de tous les programmes scolaires, de la maternelle au lycée.

COMMENT JUSTIFIER CETTE ABSENCE DANS LE CARNET DE LIAISON DE L’ENFANT ?

Ce communiqué vous informe de vos droits concernant le motif à déclarer dans le carnet de liaison de votre enfant pour justifier la Journée de Retrait de l’École ce lundi 10 février 2014.
Nous vous prévenons 48 heures à l’avance pour vous épargner d’éventuelles pressions qui se font jour actuellement de la part de certains agents de l’Éducation Nationale. Pressions, harcèlement qui déshonorent leurs auteurs !

Nous vous proposons cette fois-ci d’inscrire le motif suivant sur le carnet de liaison de votre enfant :

« RÉUNION SOLENNELLE DE FAMILLE«

Pourquoi ce motif ?

Des chefs d’établissements, des inspecteurs de l’Éducation Nationale, à la demande de Vincent Peillon, Ministre de l’Éducation Nationale, ont convoqué des parents sous le prétexte que notre premier motif de retrait du mois de janvier n’était pas recevable comme si nos enfants leur appartenaient. En vérité, nous parents, sommes libres de garder nos enfants une journée par mois à la maison, surtout en la circonstance !

Le site du Service Public indique quatre motifs d’absence « autorisée ». Dès lors que le motif est reconnu, il ne peut pas être considéré comme irrecevable par l’Éducation Nationale. C’est pourquoi vous pouvez recourir à ce motif qui vous protège des tentatives d’intimidation.

La première JRE a rendu célèbre notre action pour sauver la pudeur et l’intégrité de nos enfants. Malgré toutes les calomnies, nous avons gagné la première bataille : le site de la Ligne Azur vient de se retirer de l’internet ; de nombreux documents officiels faisant la promotion de l’idéologie du genre ont disparu comme par miracle eux aussi des sites gouvernementaux.

De plus, grâce à la JRE, la présence de la théorie du genre dans les classes apparait jour après jour comme une réalité bien qu’elle soit qualifiée de « folle rumeur » par le Ministère et ses media. Des personnalités de plus en plus nombreuses confirment que l’idéologie du genre, sous couvert notamment de l’ABCD de l’égalité, est d’ores et déjà bel et bien en œuvre dans les programmes scolaires, à titre expérimental, et sera généralisée à partir de la rentrée de septembre 2014.

Le site officiel du Service Public (lien ci-dessous) mentionne la liste des absences « autorisées »

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1899.xhtml

 

Également,  lisez ce qui suit , extrait du site : http://syti.net/SilentWeapons.html

 

 »Afin de parvenir à une économie totalement prévisible, les éléments des classes inférieures de la société doivent être amenés à un contrôle total, c’ est à dire doivent être mis à la rue, placés sous un joug et assignés à un devoir social à long terme depuis le plus jeune âge, avant qu’ ils aient une opportunité de se poser des questions sur la propriété de la matière. Afin de parvenir à une telle conformité, la cellule familiale des classes inférieures doit être désintégrée au moyen d’ un processus ‘ augmentation des préoccupations des parents.

 

La qualité de l’ éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Avec un tel handicap initial, même de brillants éléments des classes inférieures n’ ont que peu d’ espoir de s’ extirper du lot qui leur a été assigné dans la vie.Cette forme d’ esclavage est essentielle pour maintenir un certain niveau d’ ordre social, de paix, et de tranquillité pour les classes supérieures dirigeantes. »

 

 

Entretien avec un enseignant français sur l’école et la société (Partie 1)

 

Par La Voix de la Russie | François Rixe* travaille dans l’éducation nationale et nous a envoyé un long courrier sur la théorie du genre.

François Rixe nous explique que la théorie du genre existe depuis longtemps : « La théorie du genre a été introduite dans le traité de Maastricht (1992) et elle est reprise dans celui de Lisbonne. Elle est également référencée par les organisations internationales (Conseil de l’Europe, ONU, OMS, UNESCO, UNICEF…). En particulier l’adoption par le conseil de l’Europe de la convention d’Istanbul en mai 2011 donne une première consécration législative à la théorie du genre ». Dans un entretien François Rixe nous explique son engagement d’alors dans l’enseignement, ses observations sur l’évolution du métier d’enseignant, sur le rôle de l’école, sur l’introduction de la théorie du genre et donne son point de vue sur notre société.

LVdlR : Pourquoi êtes-vous devenu enseignant ? Cela fait combien de temps ?

François Rixe : J’ai pratiqué l’aide scolaire à domicile à partir de mes années d’études supérieures. Subissant le chômage des cadres durant la dépression des années 1990/1995, je passe, avec succès, le concours de professeur de l’Éducation Nationale (EN).

LVdlR : Quelle évolution avez-vous vu dans votre métier ?

F.R. : Chaque réforme engagée s’est concrétisée par une diminution des heures d’enseignements fondamentaux, au profit d’activités et d’expérimentations pédagogiques folkloriques (TPE, IDD, AP, PPCP, ECJS…).

Le recours de plus en plus important à la « pédagogie » moderne issue des « sciences » de l’éducation s’accompagne d’un discrédit de l’enseignement des disciplines (méthodes et contenus) et d’une liberté pédagogique très encadrée. Les professeurs ne transmettent plus les savoirs. Pour la plupart, ils ne sont pas responsables de cette situation qui leur est imposée par les inspecteurs, eux-mêmes au service des hommes politiques, des fédérations des parents d’élèves – qui avant tout sont des organisations à caractère idéologique – et de la plupart des syndicats. Tous siègent en effet au Conseil Supérieur de l’Éducation.

Ne réalisant plus leur rôle premier, les professeurs ne sont plus reconnus comme détenteurs du savoir, et perdent la considération, la légitimité et l’autorité qu’ils avaient. La loi d’orientation de Lionel Jospin de 1989 place l’élève au centre du système et transforme alors l’école en un lieu de vie et les professeurs en simples animateurs polyvalents et interchangeables. D’où les violences morales et physiques qu’ils subissent maintenant quotidiennement, sans soutien de la hiérarchie ; d’où la crise de recrutement actuelle, entraînant de facto la baisse du niveau de recrutement, qui à son tour portera ses effets pervers.

LVdlR : Vous n’aimez plus votre métier ?

F.R. : Les parents sont dépassés par des enfants drogués de plaisirs. L’EN, par idéologie, considère l’élève comme l’égal du maître.

Dans la continuité du collège unique, qui empêche l’orientation des élèves avant la fin de la 3ème (préjugé sur le travail manuel et l’apprentissage), le lycée subit un appauvrissement systématique des exigences. De plus en plus réduites, elles démotivent les meilleurs élèves, provoquant l’interruption de l’ascenseur social.

Il est impossible de demander à des enfants, qui doivent être en jouissance permanente et en satisfaction immédiate de tous leurs désirs, de faire un effort, ou simplement d’écouter. L’obtention du bac est un droit ; il a donc perdu sa valeur.

L’EN est devenue une technostructure ministérielle dont l’objectif est l’uniformité de tous les élèves par un nivellement par le bas. Il suffit de consulter la perte continue de la place occupée par la France dans les tests de niveaux internationaux (enquête PISA) pour s’en rendre compte. Il n’est pas rare de constater qu’un élève de terminale ne sait pas faire une division par 10 ou par 2 sans faire usage de sa calculatrice, qu’il ne sait pas convertir des kilomètres en mètres sans l’usage d’internet, que son vocabulaire est réduit, qu’il maîtrise peu sa langue maternelle! Le phénomène est observable du primaire à l’université, et même les classes préparatoires aux grandes écoles commencent à être touchées.

LVdlR : Quels citoyens de demain l’école a-t-elle pour objectif de former ?

F.R. : L’école devrait assurer l’émancipation des individus, leur donner la possibilité d’être des individus libres en leur apprenant à penser par eux-mêmes et en leur donnant un esprit critique, afin d’éviter l’endoctrinement et les addictions (alcool, tabac, sexe, téléphones portables, écrans, jeux informatiques). Bien au contraire, l’EN est devenue une machine idéologique.

Les professeurs sont, nombreux malgré eux, les gardes du corps intellectuels des politiques. Les matières les plus concernées sont : l’économie et l’histoire avec la dominance de la pensée marxo-keynésienne et la lutte des classes ; l’éducation civique qui établit un conditionnement social et politique en faveur de l’État mais également d’institutions dont les objectifs ne sont pas transparents ; la géographie, le français, les langues vivantes et les technologies récemment investies par le mythe du développement durable et du réchauffement climatique anthropologique. Tout cela pourrait se résumer en disant que l’EN confie aux professeurs la mission de formater les esprits en leur assénant tous les thèmes à la mode, sans recul scientifique aucun, et au détriment de l’objectivité et de la lucidité qui devraient prévaloir en matière de transmission d’informations et de valeurs. En filigrane à toutes ces dérives : suppression de la liberté individuelle, formatage des esprits, disparition des valeurstraditionnelles des sociétés chrétiennes, abrutissement de masses, renforcement sans limite du pouvoir de l’État dans toutes les sphères de la société, promotion de l’État providence et malthusianisme.

En organisant le mépris du passé, l’école d’aujourd’hui participe à la fracture générationnelle, prive l’enfant de tout repère et l’empêche d’exercer sa responsabilité individuelle. Ceci est observable en France mais aussi ailleurs, car il s’agit d’un projet international (OCDE, Commission de Bruxelles…). La mort de l’école, c’est l’éclatement de la société et l’apparition de tensions communautaires, c’est la France qui disparaît. Elle ne forme plus des citoyens, mais des clients du marché.N

 

* nom changé par la rédaction

 

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_06_12/Entretien-avec-un-enseignant-francais-sur-lecole-et-la-societe-Partie-1-5481/

 

 

 

MASCULIN – FÉMININ : DES NATURES DIFFÉRENTES CERTES, MAIS JUSQU’À UN CERTAIN POINT .

 

 

Condensé de Newsweek – 18 mai 1981

 

 

 

 

 

Sur les plans morphologiques, anatomiques et sexuels, les hommes et les femmes sont manifestement différents. Or, d’ après certains scientifiques, ils le seraient aussi à un niveau plus fondamental. En effet, leur contact même avec le monde ne semble pas identique, non seulement pour une question d’ éducation, mais parce qu’ ils n’ en ont pas la même perception tactile et auditive et ne résolvent pas les problèmes de l’ existence en mettant en jeu les mêmes cellules cérébrales.

 

Cette dissemblance s’ explique en partie par le jeu des hormones : loin de se contenter de déclencher les caractéristiques sexuelles externes, elles  »masculinisent » ou  »féminisent » le cerveau lui-même.

C’ est en tous cas ce qui ressort d’ un nombre croissant de constatations scientifiques. En étudiant de près les mécanismes cérébraux fondamentaux, les chercheurs justifient par la biologie le fait que les femmes pensent de façon intuitive, les hommes de manière plus concrète et que les petits garçons pratiquent des jeux plus violents que les filles.

 

Ces disparités physiologiques destinent-elles les hommes et les femmes à assumer des rôles distincts dans la société? Cette question, en réalité, ouvre un débat épineux. Il semble que la structure particulière de leur cerveau pourrait favoriser, chez les hommes, une perception visuelle et spatiale expliquant, peut être, leur supériorité en mathématiques ; de même, les femmes devraient à la configuration de leur cerveau des dispositions pour l’ expression verbale, ce qui pourrait aussi expliquer pour quoi elles semblent plus douées pour les langues. D’ autre part , l domination continue des mâles sur les femelles dans la plupart des espèces depuis le début de l’ évolution animale viendrait de leurs prédispositions hormonales à l’ agressivité.

 

Il ne s’ agit là dans l’ ensemble que de présomptions dont les implications – l’ aptitude au commandement, par exemple, ou la théorie de l’ adaptation biologique de l’ homme au travail et de la femme aux tâches ménagères – sont aussi discutées. De nombreux chercheurs, récusant farouchement le déterminisme biologique, estiment que les stéréotypes véhiculés et renforcés par une culture à domination masculine, influencent le comportement davantage que les hormones. Michael Lewis, de l’ Institute for the study of exceptional Children (Institut pour l’ étude des enfants exceptionnels), de l’ Educational Testing Service (Services de tests pédagogiques) à Princeton, insiste bien sur ce point. Il prétend en effet que  »dès le berceau, notre culture nous incite à traiter différemment les garçons et les filles ».

 

 

 

 

L’ inné et l’ acquis.

 

Ces dernières recherches ont donc ranimé dans toute son intensité le vieux débat suivant : lequel, de l’ inné ou de l’ acquis, a la plus grande part dans les comportement masculins et féminins ? Mais, à travers tous les arguments avancés pour et contre, on commence à fournir des indications nouvelles sur la biologie comportementale. Ainsi nul ne conteste plus aujourd’ hui que, dans la majorité des espèces, les mâles sont plus batailleurs que les femelles. Les biologistes imputent cette tendance à l’ action de la testostérone, hormone secrétée dans les testicules du fœtus au cours d’ une étape cruciale de son développement.

En 1959, les physiologues Charles Phoenix, Robert Goy, Arnold Gerall et William Young ont procédé à une expérience devenue célèbre dans les annales, en injectant à des cobayes femelles en gestation des doses massives de testostérone. Résustat : tous les petits de la portée, considérés comme des femelles sur le plan génétique, étaient pourvus à leur naissance, à la fois d’ ovaires et d’ organes génitaux mâles. Or, après avoir subi une ablation des ovaires et reçu une nouvelle dose de testostérone, ces femelles aberrantes se comportèrent en mâles, jusqu’ à  »monter » d’ autres femelles, adoptant ainsi la posture typique de la domination sexuelle pour de nombreuses espèces.

Robert Goy qui travaille aujourd’ hui au Régional Primate Research Center (Centre de Recherches sur les Primates) de l’ université du Wisconsin, a confirmé ces résultats en expérimentant sur des singes rhésus. Il a effectivement constaté que l’ injection de testostérone, au stade de la vie fœtale, masculinisait quelque peu les femelles, et renforçait la robustesse et la vigueur des mâles proportionnellement à la durée du traitement.

 

Afin de voir s’ il est possible de mettre ainsi en corrélation le comportement humain avec des facteurs hormonaux, John Money, de l’ université Johns Hopkins, et Anke Ehrardt, de l’ université Columbia (New-York), ont étudié des enfants atteints d’ une anomalie congénitale, en l’ espèce du syndrome adréno-génital (lésion de la glande cortico-surrénal qui provoque une forte sécrétion d’ hormones mâles ou androgènes au stade fœtal). Entre autres troubles manifestés par les filles, ils ont noté un comportement de  »garçon manqué » : elles jouaient en effet, peu à la poupée et ne s’ intéressèrent aux garçons que relativement tard.

 

Cette étude, désormais classique, a fait couler beaucoup d’ encre et alimente le débat qui oppose les scientifiques sur les notions de l’ inné et de l’ acquis. Les uns attribuent ces allures garçonnières à l’ action des hormones, en se fondant sur quantités d’ expériences animales aux résultats analogues. Les autres à l’ inverse, reprochent à l’ étude Money-Ehrardt de ne pas avoir souligné que les filles atteintes du syndrome adréno-génital n’ avaient pas l’ air normales à la naissance , et qu’ il avait, dans bien des cas, fallu opérer pour leur redonner une anatomie féminine. De ce fait, on ne les avait sans doute pas traitées en fillettes normales par la suite, ce qui avait sans doute bien plus conditionné leur comportement qu’ une anomalie du chimisme sanguin.

 

Prédisposition hormonale.

 

June Reinisch, psycho-endocrinologue de l’ université Rutgers (New Jersey), qui a successivement défendu les deux thèses, s’ est récemment prononcée pour une certaine prédisposition hormonale ? Après avoir étudié, pendant cinq ans, 25 garçons et filles nés de mères auxquelles on avait fait suivre un traitement à la progestérone de synthèse pendant leur grossesse, de façon à éviter tout risque de fausse-couche. Les résultats des tests aux quels elle a soumis ces enfants ont en effet révélé que sur les 17 filles, 12 manifestaient une agressivité supérieure à celle de leurs sœurs normales, et que les garçons étaient deux fois plus agressifs que leurs frères.

 

Sans réfuter le moins du monde l’ influence du milieu ambiant, June Reinisch, comme nombre de ses confrères, a tendance à penser que les hormones pourraient prédisposer un individu à adopter un comportement soit masculin, soit féminin ; reste naturellement que l’ éducation est un facteur important. Robert Goy explique très bien ce mécanisme :  »Il semble que les hormones prédisposent l’ animal à apprendre tel rôle social particulier. Elles ne l’ y obligent certes pas, mais lui facilitent l’ apprentissage ».

D’ où vient donc cette prédisposition ? Depuis que l’ on a découvert des disparités entre le cerveau des mâles et des femelles de nombreuses espèces, surtout dans l’ hypothalamus et la région de l’ aire préoptique qui téléguident en quelque sorte la reproduction, on pense que les hormones modifient la structure même du cerveau. Chez les mâles, en effet, ces régions contiennent des neurones plus gros et plus nombreux que chez les femelles.

 

 »Marquage » cérébral.

 

Nombre d scientifiques sont maintenant convaincus que les hormones  »marquent » sexuellement le cerveau de quantités d’ espèces animales, en modifiant la structure des cellules nerveuses. Peut on en dire autant des êtres humains ? Pour l’ instant, on ne dispose que de preuves indirectes en faveur de cette hypothèse. On sait en effet, depuis des années, que la structure mentale des hommes est plus latérale que celle des femmes, c’ est à dire que leurs hémisphères droit et gauche commandent séparément des fonctions spécifiques. Cette  »latéralisation » semble moins nette chez les femmes. C’ est en examinant des victimes de lésions cérébrales qu’ on s’ est aperçu pour la première fois de cette curieuse disparité : on a constaté en effet que les hommes étaient, plus que les femmes, frappés du trouble du langage en cas d’ atteinte à l’ hémisphère gauche, et d’ une diminution des aptitudes non verbales, comme la perception visuelle et spatiale, e cas d’ atteinte à l’ hémisphère droit. Les femmes présentaient moins de désordres fonctionnels, quel que fût l’ hémisphère touché, ce qui, selon certains chercheurs, tient au fait que leur activité cérébrale n’ est pas scindée entre les deux hémisphères. Elles mûrissent généralement plus vite que les hommes, ce qui laisse moins de temps pour se séparer à leurs hémisphères qui conservent donc plus de fibres nerveuses entre les tissus conjonctifs, leur donnant ainsi une meilleure coordination. Les hommes obtiennent généralement de meilleurs résultats dans les domaines qui ne mettent pas en concurrence les deux hémisphères.

 

On ne peut aujourd’ hui, parler de différences d’ aptitudes entre hommes et femmes sns déclencher un tollé, car cela semble impliquer des notions de supériorité et d’ infériorité. En fait, il faut bien préciser que les dissemblances existant entre membres d’ un même sexe dépassent, de loin, les écarts moyens entre les sexes. Monte Buschbaum, du National Institut of Mental Healt (Institut national de la santé mentale), a prouvé, lors de tests d’ activité électrique cérébrale, que les femmes ont tendance à avoir un  »potentiel évoqué » supérieur à celui des hommes, ce qui indique une plus grande sensibilité à certains stimuli. Il précise toutefois que ce potentiel peut  »varier du simple au quintuple selon les individus, alors qu’ entre hommes et femmes, l’ écart n’ excède pas 20 à 40% ».

 

 

Humeur plus qu’ hormone.

 

Toutes ces dissemblances ne sont évidemment pas figées. Le rapport entre les hormones et le comportement est en fait beaucoup plus complexe qu’ on ne le soupçonnait récemment encore. On s’ aperçoit de plus en plus qu’ il sincère en réalité dans un système de cause à effet à double sens – ce qu’ un biologiste de Harward, Richard Lewontin, appelle une  »rétroaction compliquée entre la pensée et l’ action ». Les études montrent bien que la teneur en testostérone baisse chez les singes rhésus mâles à la suite d’ un échec social, et remonte après un succès. D’ autres expériences indiquent aussi que le stress peut modifier le dosage hormonal des rongeurs en gestation, ce qui risque en retour d’ affecter la structure cérébrale du fœtus.

Par un processus encore inexpliqué, la biologie paraît sensible aux stimuli sociaux. Ethel Tobach, du muséum d’ histoire naturelle américain de New-York, cite une étude sur le comportement d’ une rate vierge mise en présence d’ un rat nouveau-né de cinq jours. Elle n’ y a d’ abord prêté aucune attention.  »Mais en poursuivant l’ expérience plusieurs fois, on a pu l’ inciter à se blottir contre lui en position d’ allaitement. Que s’ est il passé ? De toute évidence, un facteur biochimique non identifié a changé. La perception olfactive, visuelle, auditive et tactile d’ un jeune, poursuivie plusieurs jours, peut donc modifier le chimisme du sang ».

 

Bien que les chercheurs hésitent encore à étendre leurs conclusions, à l’ homo-sapiens, personne ne nie, à l’ heure actuelle, l’ interaction constante de la biologie et du comportement chez les humains comme chez les animaux. L’ évolution a resserré le fossé qui séparait les hommes des femmes, surtout depuis quelques décennies. Le plus frappant dans les recherches actuelles, ce n’ est pas tant d’ avoir découvert qu’ il existe des différences irréfutables entre mâles et femelles, mais de constater à quel point elles sont minimes par rapport aux possibilités qui leur sont ouvertes. Le comportement humain a une flexibilité qui a permis aux hommes et aux femmes de s’ accommoder des conditions culturelles et sociales les plus extrêmes, et de devenir ainsi, sur certains points, l’ espèce qui a le mieux réussi. Comme le dit Roger Gorski, neuro-endocrinologue à l’ université U.C.L.A. :  »Les êtres humains ont appris à intervenir dans le jeu de leurs hormones ».

 

Cela signifie simplement que ce sont leurs différences de comportement qui les distinguent le plus des animaux.

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AUSCHWITZ : LA VERITE – L’ EXPRESS – THE BEAT KLARSFELD FOUNDATION – NEW-YORK 1989

Posté par yvangavoille le 6 février 2014

AUSCHWITZ: LA VERITE

Par Conan Eric et Peschanski Denis, publié le 23/09/1993

Depuis près de cinquante ans, on attendait l’ouverture des archives nazies conservées à Moscou par le KGB. Jean-Claude Pressac les a consultées. Résultat: un document terrifiant sur la construction et le fonctionnement du camp. Et des révélations sur le nombre des victimes comme sur la date de mise en application de la solution finale. Un ouvrage qui servira de référence aux historiens du monde entier.

Il aura donc fallu attendre près d’un demi-siècle pour voir s’ouvrir les archives soviétiques de la Solution finale: 80 000 documents saisis à Auschwitz en 1945 et conservés aujourd’hui dans les Archives centrales de Moscou, au 3 de la rue Vyborskaïa. Grâce à ces pièces – la majeure partie des archives relatives au camp d’extermination – vient d’être réalisée la première synthèse des connaissances sur l’un des événements majeurs du xxe siècle. Il s’agit là d’une avancée historique considérable. Non seulement elle permet une compréhension désormais totale de la mise en place et du fonctionnement technique des chambres à gaz et des fours crématoires, mais elle conduit à réviser la chronologie de l’extermination et débouche sur un nouveau comptage, précis et sans doute définitif, des victimes.
L’auteur de ce travail, le premier à avoir dépouillé les archives d’Auschwitz conservées depuis la fin de la guerre par le KGB, est un Français. Jean-Claude Pressac attendait cette opportunité depuis des années. Consultant du musée d’Auschwitz, conseiller du musée de l’Holocauste, à Washington, ce pharmacien de formation est le spécialiste incontesté des recherches sur les techniques de l’extermination nazie. Déjà auteur de l’ouvrage essentiel (en anglais) sur la question (1), écrit à partir des archives polonaises et allemandes, il ne lui manquait plus que l’accès aux archives soviétiques pour connaître l’intégralité des procédés techniques, combler de nombreuses lacunes et répondre à bien des interrogations. C’est l’objet de l’ouvrage que publie aujourd’hui le CNRS et qui va désormais faire office de référence mondiale sur le sujet: « Les Crématoires d’Auschwitz. La machinerie du meurtre de masse » (2).
Tous les travaux sur la politique d’extermination nazie se heurtent au problème de la dissimulation: la décision et l’exécution du judéocide furent entourées par leurs auteurs d’un secret absolu. Il n’existe ni film ni photo représentant un gazage homicide et aucun discours officiel ne mentionne le processus de l’entreprise criminelle. Les diverses opérations aboutissant à la disparition physique des victimes étaient camouflées derrière un langage de service anodin (« traitement spécial », « action spéciale », etc.). Et, lors de l’évacuation du complexe concentrationnaire, en janvier 1945, les SS prirent soin de dynamiter les installations criminelles (et elles seules) et de brûler la quasi-totalité des archives de la « section politique » du camp. Ne restèrent intactes que les archives de la Direction des constructions SS (SS Bauleitung), chargée des travaux de construction et d’entretien et des rapports avec les différentes entreprises intervenant dans le camp. Mais ces archives essentielles furent immédiatement partagées en deux: les Soviétiques, ayant libéré le camp, en saisirent les deux tiers (transportés à Moscou et bloqués par le KGB pour des dizaines d’années), l’État polonais conservant le reste, déposé aux Archives du musée d’Auschwitz.
L’ÉVÉNEMENT « INDICIBLE »
Pendant longtemps, même la petite partie disponible en Pologne demeura inexploitée. D’abord parce que les récits des témoins et de certains exécutants, et la présence de nombreux survivants, paraissaient suffisants. Mais aussi parce qu’un courant important de la mémoire juive refusait toute approche rationnelle de la Solution finale, qualifiée d’événement « indicible » et « impensable ». Or, à partir des années 70, la littérature négationniste choisit précisément comme angle d’attaque les modalités techniques du génocide, pour contester l’existence même des chambres à gaz. Cette stratégie du soupçon se limitait en fait à relever systématiquement les erreurs, imprécisions ou invraisemblances techniques, logiquement nombreuses dans les récits de témoins ou dans les textes soviétiques et polonais de l’après-guerre qui firent d’Auschwitz un thème de propagande idéologique. Pharmacien et scientifique, Jean-Claude Pressac partagea au départ plusieurs objections d’ordre technique avancées par les négationnistes. Il se plongea alors dans la lecture des archives polonaises et fit rapidement le tri entre les inexactitudes, faciles à relever ici ou là, et la réalité du génocide. Il s’aperçut cependant que, contrairement aux apparences, l’étude détaillée de l’extermination des juifs, simple dans son principe, mais complexe dans sa machinerie, n’avait pas, jusque-là, été entreprise. L’histoire technologique de la Solution finale restait encore à écrire.
Dans une première étape, le dépouillement des pièces disponibles en Pologne et en Allemagne lui permit de démontrer, sur le terrain technique, qu’ils avaient choisi, les contrefaçons des négationnistes. Ce travail, encouragé et publié il y a quatre ans par la fondation Beate Klarsfeld, ouvrait les pistes d’une histoire du processus de mise à mort industrielle à Auschwitz: malgré les consignes nazies de dissimulation et la destruction des archives politiques d’Auschwitz, l’étude de ces archives techniques permettait de retracer précisément l’activité du camp et de répondre à un certain nombre de questions restées jusqu’ici ouvertes. Mais les archives polonaises (250 dossiers, contenant 50 000 documents et plans) et allemandes, suffisantes pour répliquer aux négationnistes, ne permettaient pas de reconstituer l’intégralité du processus. On comprend ainsi l’enjeu que représentait l’ouverture des Archives centrales (ex-spéciales) de Moscou, où se trouve depuis 1945 la partie la plus importante de ces archives techniques (600 dossiers, contenant 80 000 documents et plans). Après deux années de travail sur les documents de Moscou et de Weimar (archives de l’ex-Allemagne de l’Est), Jean-Claude Pressac livre donc, aujourd’hui, la première reconstitution des techniques d’extermination, à partir des seules sources écrites contemporaines (et donc affranchie des témoignages).
Ainsi, derrière Hitler, Himmler ou Eichmann, apparaissent de nouveaux personnages, bien moins connus, alors qu’ils jouèrent un rôle décisif: les fonctionnaires de cette Direction des constructions SS (Bauleitung SS), mais aussi les ingénieurs et responsables des firmes civiles chargées des travaux. Karl Bischoff, le « Bauleiter ». Ses adjoints directs, Walter Dejaco et Fritz Ertl. Et surtout l’ingénieur principal Kurt Prüfer, qui équipa Auschwitz de crématoires surpuissants, fabriqués par la société qui l’employait, la Topf und Söhne d’Erfurt, totalement associée à l’entreprise criminelle.
Tout ce qui fut projeté, étudié, édifié et réparé à Auschwitz, y compris chambres à gaz et crématoires, dépendait de la Bauleitung. Laquelle consignait et archivait tout. Lorsqu’elle entreprenait la construction ou l’aménagement de bâtiments, elle établissait des dessins, des tirages de « bleus », des devis des matériaux nécessaires et lançait des offres de marché ciblées auprès des firmes régionales, en fonction de leur spécialité (terrassement, isolation, toiture, plomberie, etc.). Jean-Claude Pressac a découvert que la Bauleitung conservait également les pièces des entreprises ayant emporté les marchés: plans, états d’avancement des travaux, bordereaux récapitulatifs des travaux effectués, lettres mentionnant les obstacles rencontrés, factures, etc. A la fin, chacune des réalisations était réceptionnée officiellement par la Bauleitung, ce qui donnait lieu à de nouveaux documents (répertoriant les différentes installations qu’elle remettait à l’administration du camp).
INGÉNIERIE CRIMINELLE
Au sein de cette masse de documents, Jean-Claude Pressac a retrouvé les preuves de l’organisation de l’homicide. Ici ou là, et souvent à propos de questions techniques incontournables, la vérité apparaît: sur un plan, dans un devis ou dans une lettre urgente, des indications précises trahissent les consignes de secret en attestant l’existence des chambres à gaz homicides.
Quelques exemples peuvent illustrer ces « bavures ». Pourtant très prudent, le chef de la Bauleitung lui-même, Karl Bischoff, commet un lapsus dans une lettre adressée le 29 janvier 1943 à son supérieur, à Berlin: il désigne la morgue 1 du crématoire II comme « cave à gazage ». Le 6 mars suivant, un technicien en chauffage de la Bauleitung, Rudolf Jährling, presse la firme Topf d’effectuer rapidement l’installation du système de réchauffement de cette morgue 1: un tel local doit par définition rester frais, mais son utilisation en chambre à gaz réclamait une température supérieure à 27 degrés, afin de permettre la vaporisation rapide du zyklon B (granulés de silice imprégnés d’acide cyanhydrique). Le 14 mars, c’est un contremaître civil de Topf, Heinrich Messing, qui laisse échapper le terme de « cave à déshabillage » à propos d’une salle du crématoire II. Le 31 mars, Hans Kirschneck, ingénieur sous-lieutenant SS de la Bauleitung, signale que la morgue 1 du crématoire II est équipée d’une porte étanche au gaz avec un oeilleton de verre épais de 8 millimètres. Dans la lettre et le télégramme échangés les 11 et 12 février 1943 entre la Bauleitung et Topf est mentionnée une soufflerie en bois destinée à désaérer une salle désignée comme « morgue »: preuve que l’air extrait n’était plus celui d’une morgue, mais de l’air contenant de l’acide cyanhydrique, gaz corrosif, ne pouvant être aspiré par une soufflerie classique en métal. Le même mois, juste au moment de la pose d’un système de ventilation, la Bauleitung demande à Topf de lui envoyer des détecteurs de gaz mesurant les restes d’acide cyanhydrique dans le crématoire II. Or, dans une vraie morgue, on utilise des désinfectants (comme, à l’époque, l’eau de Javel ou le Crésyl), mais non un produit destiné à tuer les poux… Le crématoire III fut livré le 24 juin 1943. Les bordereaux de réception mentionnent que sa « morgue » comprend une « porte étanche au gaz » et quatorze (fausses) douches, ce qui trahit une fois de plus son utilisation en chambre à gaz. Etc.
La richesse du fonds russe d’archives permet une compréhension presque parfaite de l’ingénierie criminelle et de sa conception. La technique des fours d’incinération en fut l’élément central: la difficulté principale, pour les nazis, était non pas le gazage, mais l’élimination des cadavres. Le rythme de l’extermination dépendait donc de celui de la crémation. D’où l’enjeu représenté par la conception de fours crématoires d’une capacité et d’une efficacité inégalées. Jean-Claude Pressac retrace minutieusement le rôle essentiel joué par la firme Topf und Söhne, ses dirigeants, et en particulier l’un de ses ingénieurs, Kurt Prüfer, considéré alors comme un génie de la crémation. Jour après jour, à travers l’histoire industrielle de cette entreprise, nous pouvons suivre les efforts de Prüfer et de son équipe, qui vont faire passer la technique des crématoires d’un stade artisanal et purement sanitaire, dans les premiers camps de concentration, à l’usine de mort d’Auschwitz II-Birkenau, disposant de complexes constitués de chambres à gaz reliées (parfois par monte-charge d’une capacité de 1 500 kilos) à des fours d’incinération. A partir de son four civil, modèle 1934, chauffé au gaz de ville, Prüfer, essai après essai, adapte ses fours au coke, améliore le tirage, la puissance des souffleries d’air pulsé, l’isolation. Objectif: réduire au minimum la durée d’incinération, afin d’accélérer le débit. Il parvient ainsi à passer de quelques incinérations par jour, dans un crématoire normal, à un rendement de 1 000 et même de 1 500, dans les crématoires II et III de Birkenau.
DES PANNES FRÉQUENTES
La sécheresse technique de l’étude de Jean-Claude Pressac, dénuée de tout commentaire et de tout témoignage, nous fait pénétrer la réalité humaine d’une usine. Sa vie quotidienne. Ses problèmes. Il y a des pannes fréquentes: il est rare que l’ensemble des crématoires fonctionnent en même temps. Certains sont abandonnés, déficients après avoir été surexploités ou à cause d’un défaut de structure. La Bauleitung a aussi de gros ennuis avec les cheminées, qui, soumises à un rythme de plus en plus rapide, se fissurent souvent sous l’effet de la chaleur. Topf, comme toutes les entreprises, a des contentieux de facturation avec son client. Il lui arrive de faire du dumping pour évincer ses concurrents (notamment Kori, à Berlin) et emporter le maximum de marchés dans les différents camps du Reich. Prüfer, qui touche personnellement 2% sur les bénéfices des ventes, veut être présent partout.
La chronique de la vie professionnelle de ces fonctionnaires, techniciens et employés, constitue par sa banalité l’un des plus terribles documents sur la Solution finale. Car c’est à cause de ce travail appliqué de mise au point de techniques incinératrices surpuissantes qu’Auschwitz devint un lieu d’anéantissement massif des juifs. Les premiers gazages eurent lieu à Auschwitz I, le camp principal, en décembre 1941 (et non en septembre, comme on le pensait jusque-là), sur des malades qualifiés d’ « irrécupérables » et des prisonniers soviétiques, et en 1942 et 1943 furent réalisés à Auschwitz II-Birkenau les crématoires II, III, IV et V, à très grande capacité.
Les documents soviétiques analysés par Jean-Claude Pressac apportent donc des confirmations minutieuses, décisives et sans réplique à ce que l’on savait des camps d’extermination. Ils donnent aussi un nouvel éclairage au processus et à la chronologie de la Solution finale. La date du début de la phase industrielle de l’extermination apparaît ainsi plus tardive que ne le pensaient les historiens. Plus précisément, et au détriment de l’importance accordée jusqu’ici à la conférence de Wannsee (20 janvier 1942), la nouvelle chronologie publiée par Jean-Claude Pressac montre que l’opération a eu lieu en deux temps. Quand, en septembre 1941, Hitler ordonne la déportation vers l’Est des juifs du Reich, il a clairement décidé de les éliminer à plus ou moins long terme, progressivement ou rapidement, en fonction de la résistance des organismes, soumis à des épreuves destructrices. Cette procédure est élargie à l’ensemble des territoires occupés lors de la conférence de Wannsee. Mais ce n’est que fin mai-début juin 1942 que la volonté politique et idéologique de mort trouve dans les innovations techniques mises en oeuvre à Auschwitz (grâce à Prüfer) les moyens d’une extermination industrielle, devenue alors un objectif prioritaire du régime nazi.
La première « sélection » date ainsi du 4 juillet 1942 et vise un convoi de juifs slovaques: les « aptes au travail » (hommes et jeunes femmes sans enfants) étaient séparés des « inaptes au travail » (enfants, femmes et vieillards), voués au gaz. C’est précisément à la fin du mois de juillet qu’apparaît, pour la première fois, l’expression « traitement spécial ». Dès cette époque, gênés par de fréquentes pannes des fours d’incinération du crématoire I, incapable d’assurer un rendement suffisant pour la réalisation du programme d’extermination, les responsables de la Bauleitung signent avec Topf un contrat pour l’installation urgente de quatre nouveaux crématoires.
Autre apport décisif rendu possible par l’étude des documents soviétiques: le bilan précis des victimes d’Auschwitz, en retrait par rapport aux calculs connus et déjà récemment révisés à la baisse. Plusieurs chiffres erronés ont été avancés après guerre. En 1945, la Commission soviétique d’Auschwitz estimait le nombre total de morts à 5 500 000. La Pologne communiste s’en est longtemps tenue au chiffre de 4 millions de victimes, affiché jusqu’en 1990 sur le site d’Auschwitz II-Birkenau et repris en 1956 dans le célèbre film d’Alain Resnais « Nuit et brouillard ». La première estimation sérieuse, établie par l’Américain Raul Hilberg (3), s’élevait à 1,2 million (1 million de juifs et 200 000 non-juifs) et la plus récente, proposée par l’historien polonais Francis Piper, à 1,1 million.
ENVIRON 800 000 TUÉS
Jean-Claude Pressac a pu, quant à lui, s’appuyer, le premier, sur la source exceptionnelle que constituent pour Birkenau les registres de décès (« Sterbebücher ») des déportés astreints au travail (et donc immatriculés), soit 46 registres conservés à Moscou. Pour les autres victimes, sélectionnées comme « inaptes » et gazées dès leur arrivée (sans immatriculation), Jean-Claude Pressac se sert des données techniques afin de modifier sensiblement le comptage des victimes polonaises et hongroises.
Environ 800 000 personnes ont été tuées à Auschwitz: 15 000 prisonniers de guerre soviétiques, une dizaine de milliers de Tsiganes, morts du typhus ou par gazage, 130 000 détenus, juifs et non-juifs, morts de maladie ou d’épuisement par le travail, et 630 000 juifs, adultes et enfants, assassinés dans les chambres à gaz dès leur arrivée.
Un travail du même type, sur les autres camps, amènera sans doute d’autres révisions et, parallèlement, une réévaluation de la responsabilité de la Wehrmacht dans ses opérations de massacres de juifs, comme sans doute de l’importance de la mortalité dans les ghettos. Mais la nature de la Solution finale reste inchangée: des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont morts, comme l’a écrit Arthur Koestler, « d’être nés dans un lit et non dans un autre ».
* Chargé de recherches au CNRS, Institut d’histoire du temps présent.
(1)  » Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers « , The Beat Klarsfeld Foundation, New York, 1989. Non traduit en français.
(2) Editions du CNRS, 140 francs.
(3) « La Destruction des juifs d’Europe », Fayard, 1988. 

 
 
 
 
 
 
 
 

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